Accueil Date de création : 17/08/07 Dernière mise à jour : 11/03/10 09:24 / 32 articles publiés

Abeilles portées disparues, que se passe-t-il ?  (ARTICLES ET EXTRAITS) posté le lundi 30 mars 2009 16:59

disparition des abeilles, frelon asiatique

Fidèles compagnes de l’homme depuis des millions d’années, les abeilles ont soudainement décidé de déserter les ruchers. Bien que l’on constate des disparitions depuis les années 80, l’année 2007 fut celle d’un pic de disparition massif et sans précédent d’un très grand nombre de colonies, un peu partout sur la planète.
Or, nous le savons, l’abeille joue un rôle primordial dans la nature à travers la pollinisation. Quatre-vingts pour cent des espèces végétales, des fruits, ont besoin des abeilles pour être fécondées. Einstein affirmait en 1923, que «si les abeilles venaient à disparaître, l’homme n’aurait plus que 4 années devant lui...sans abeilles, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d’animaux, plus d’hommes...». En 2008, ses prévisions deviennent réalité ! Que faire ? Saurons-nous redresser la barre avant qu’il ne soit trop tard ?


En 2007, un pic de disparition massif et sans précédent a été constaté. Une véritable catastrophe disent les spécialistes. La presse parla d’une extinction par dizaines de milliards. Cette année-là, les États-Unis auraient perdu plus de la moitié de leurs butineuses en l’espace de quelques mois. Ceci est d’autant plus inquiétant que le phénomène déjà observé par le passé a, en 2007, de nouvelles caractéristiques. Aucun cadavre n’est retrouvé dans la ruche ni aux alentours ; les abeilles disparaissent, comme volatilisées. Nous y reviendrons plus loin.
Une citation attribuée à Albert Einstein illustre particulièrement bien l’interdépendance des espèces. Celui-ci affirmait en 1923, que «si les abeilles venaient à disparaître, l’homme n’aurait plus que 4 années devant lui...sans abeilles, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d’animaux, plus d’hommes.»... Or la mort des butineuses, incroyable épidémie d’une ampleur faramineuse, est en train de se propager de ruche en ruche.
 
L’AMPLEUR DU PHÉNOMÈNE
En 2007, les estimations chiffrent à 1,5 millions (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies volatilisées dans 27 états des États-Unis et ceci en quelques mois ; au Québec, 40% des ruches sont portées manquantes. Les colonies sont décimées en Allemagne où, selon l’association des apiculteurs, les pertes vont jusqu’à 80% dans certains élevages. Même scénario un peu partout en Europe... La catastrophe semble totale et planétaire. Scientifiques et biologistes auraient, depuis longtemps, tiré la sonnette d’alarme. Le journal «Les Échos», dans un article daté du 20 août 2007, n’hésite pas à écrire : «Les abeilles s’éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait bien sonner le glas de l’espèce humaine».

EN FRANCE
En France, depuis 1995, chaque année des pertes de 300 000 à 400 000 abeilles sont constatées. Ces observations coïncident avec l’emploi de l’insecticide Gaucho (Bayer) utilisé en enrobage des semences. Le ministre de l’agriculture, s’appuyant sur l’avis scientifique émis par la Commission des toxiques, prit le 15 janvier 1999 la décision d’interdire le Gaucho en traitement des semences de tournesol. C’était la première application du Principe de Précaution à la protection de l’environnement.
Mais l’épidémie a repris de plus belle. L’hiver 2005/2006 fut particulièrement dramatique, avec la disparition de 15 à 95% des colonies. Même si les chiffres varient selon les enquêtes : en France, le rapport Saddier, remis en automne 2008 au Ministère de l’agriculture, affirme que le «taux de mortalité» de 30% à 35% des abeilles n’est plus contestable.
Fait notable, depuis janvier 2008 le Ministère de l’agriculture a autorisé l’utilisation du Cruiser comme insecticide d’enrobage du maïs. Or, le Cruiser contient une substance active différente du Gaucho et du Régent appelée thiaméthoxam, mais signalée «dangereuse pour les abeilles» par le Ministère.

APIS MELLIFERA APPARUE DEPUIS 100 MILLIONS D'ANNÉES
Selon les entomologistes, Apis Mellifera, notre merveilleuse abeille à miel, serait apparue sur la planète bleue depuis au moins une centaine de millions d’années. On la qualifie de domestique. Mais, contrairement à son appellation, Apis Mellifera n’a rien de "domestiquée", en tout cas pas avant le début du XXe siècle, date du début de l’élevage des reines en apiculture.
Les traces les plus anciennes font état d’une abeille fossile du genre «Electrapis», de la tribu des Apini, découverte dans l’ambre (résine fossile sécrétée par des conifères) de l’éocène. Elle aurait vécu il y a 40 millions d’années. Mais, en 2006, une équipe de chercheurs de l’Université de l’Orégon annonça la découverte en Birmanie du plus vieux fossile d’abeille de l’espèce Melittosphex Burmensis, dans de l’ambre du crétacé.
L’abeille, magnifique symbole de feu, vibrante étincelle divine a été considérée comme un animal sacré dans la plupart des anciennes civilisations. Depuis l’Égypte Ancienne, elle représente la royauté : en héraldique, ce symbole revient comme un motif récurrent. Napoléon Bonaparte, lors de son sacre, ne portait-il pas un manteau brodé d’abeilles d’or ? Les Mayas la considéraient comme une émanation de la lumière solaire : «Ah Muzen Cab», divinité de l’abeille.
Que reste-t-il de cette vision de l’abeille dans le panorama moderne ? Rien. En tout cas, pas grand-chose. Alors l’esclave au service de l’agriculture militarisée se mutine. Elle déserte et disparaît sans retour. Elle meurt aussi, bien sûr. Les abeilles font la grève de la pollinisation. Instinct de conservation ? Vital et viscéral instinct de survie ?

SYNDROME D'EFFONDREMENT DE LA RUCHE
L’homme moderne est-il vraiment le principal responsable de ce massacre ? Examinons les caractéristiques de cet effondrement. Car il s’agit bien d’un effondrement : les scientifiques nomment cette maladie «syndrome d’effondrement» (en anglais C.C.D. pour «Colony Collapse Disorder»). Elle est aussi baptisée en Angleterre du joli nom de «phénomène Marie-Céleste» (en souvenir du navire dont l’équipage se volatilisa en 1872).

CARACTÉRISTIQUES DU SYNDROME D'EFFONDREMENT

«Les trois quarts des cultures qui nourrissent l’humanité dépendent des abeilles» rappelle Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l’Inra (Institut national de recherche agronomique). Les disparitions d’ouvrières ont, en 2007, de nouvelles caractéristiques. Selon le MAAREC (Mid-atlantic Apiculture Research and extension Consortium), les abeilles ne reviennent pas à la ruche ; ce qui est un comportement très nouveau et pour le moins surprenant chez ces insectes. Les pertes sont rapides : en une nuit, une colonie entière disparaît. Le nombre de ruches touchées est important ; de plus, très peu de cadavres restent à l’intérieur ou à proximité de la ruche. Les abeilles se cachent-elles pour mourir ?
Autre caractéristique de cet étrange phénomène de 2007 : les raisons exactes semblent inconnues ou difficiles à cerner. Si aucun agent pris individuellement ne peut être incriminé, il se pourrait bien que ce soit la combinaison de plusieurs facteurs et traitements qui explique cet effondrement. Cela ne fait aucun doute pour le professeur Joe Cummins de l’université d’Ontario. Il affirme : «Des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles... un effet de cascade jouerait également entre ces champignons parasites et les bio pesticides produits par les plantes génétiquement modifiées.»
L’agriculture moderne et sécuritaire puce électroniquement tous les animaux domestiques. Elle n’a cependant pas encore eu le temps de lancer un vaste programme de puçage électronique de l’apiculture. Des dizaines de milliards d’abeilles sont portées disparues !

CAUSES PRINCIPALES DU PHÉNOMÈNE "Marie Céleste", la grande abeille

La surmortalité des abeilles dans de nombreux pays serait due à une quarantaine de facteurs biologiques et chimiques. Mais avant d’aller plus loin, une remarque de Gunther Hauk, directeur de Centre Pfeiffer aux U.S.A., semble particulièrement pertinente : «En ce qui concerne cet étrange phénomène, dénommé syndrome d’effondrement des colonies, je souhaiterais suggérer la ligne de réflexion suivante : Lorsque le stress, les poisons, la nourriture frelatée et «des pratiques d’exploitation» dénotant un manque de respect et de considération atteignent un certain niveau, l’essence spirituelle, cette composante de l’être qui maintient l’intégrité de l’organisme, disparaît. Lorsque nous regardons un animal, nous percevons son corps physique. Les Amérindiens, encore clairvoyants, «percevaient» cette entité spirituelle qui préside aux instincts vitaux de l’animal en toute sagesse. Ils appelaient cette entité spirituelle le «Grand Ours» ou le «Grand Bison». Nous serions enclins à penser que lorsque la «Grande Abeille» subit toutes ces forces destructives, elle se détache de l’entité physique. Lorsque le centre spirituel de la ruche est ainsi affaibli, l’abeille individuelle s’envole et ne revient plus. La «Grande Abeille», que l’on pourrait appeler l’âme-groupe, ne peut pas maintenir l’intégrité de la colonie.»
• Pratiques d'élevage intensif
Les abeilles sont-elles stressées ? Il est certain que la grande mobilité qui leur est imposée par les apiculteurs les louant pour la pollinisation des cultures en est une des causes. L’apiculture industrielle n’est pas différente des autres types d’élevages intensifs : les ruches sont alignées en rangées serrées les unes contre les autres. Alors que dans la nature on trouve au maximum trois à quatre ruches par kilomètre carré. La perte de la biodiversité prive les abeilles de plantes à polliniser. La mauvaise nourriture des ruches est également à incriminer. Dans les ruches en cours d’effondrement, l’essaim refuse de consommer la nourriture-poison apportée : sirop de maïs, sucre blanc, farine de soja, huile de colza, le tout à la sauce O.G.M. D’autres causes plus difficiles à cerner sont également évoquées, comme par exemple une sexualité bridée par l’insémination artificielle des reines et la quête obsessionnelle de reines d’élite.
• Des Agents biologiques
Parasites, prédateurs, champignons, bactéries, virus,... dont le Varroa destructor, qui est un acarien parasite qualifié «d’ennemi n°1» dans le rapport du député de Haute-Savoie Martial Saddier (automne 2008). Mais il n’a envahi l’Europe qu’au début des années 60. Ce qui a changé, c’est la résistance des colonies d’abeilles à ce parasite.
• Des Agents chimiques

L’AFFSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) rappelle que le catalogue des produits phytosanitaires dénombre aujourd’hui 5000 produits commerciaux dont l’utilisation est susceptible de causer des dommages irréversibles aux colonies d’abeilles. À partir de 1942, l’usage des insecticides organiques de synthèse se répand. Et, parmi les insecticides récents, on trouve l’imidaclopride ainsi que le fipronil.
L’imidaclopride est contenu dans le Gaucho (en enrobage ou pelliculage des semences de betterave, d’orge, de blé ; son autorisation est provisoirement suspendue sur le tournesol) et le Confidor.
Le fipronil se trouve dans le Régent TS (en enrobage des semences de riz, de maïs et de tournesol. -Métis, Texas, Jumper, Zoom, Schuss) et dans le Régent MG (en traitement des surfaces agricoles). La démonstration du lien entre l’impact de ces insecticides et les mortalités et désorientations de butineuses observées ces dernières années fait débat. C’est la bataille des arguments scientifiques.
En décembre 2003, le Professeur Jean-François Narbonne, toxicologue, remit les résultats de son étude de toxicologie du fipronil. Il jugeait cette substance neurotoxique, hépatotoxique et néphrotoxique.
Bayer, qui possédait encore le fipronil en 2003 (inventée par Rhône-Poulenc entre 1985 et 1987), a versé 45 millions de dollars de dommages et intérêts à 1600 plaignants de la Louisiane qui l’avaient attaqué au tribunal pour destruction de leur élevage d’écrevisses suite à l’usage, dans les plantations de riz, de l’icon (insecticide utilisé contre les charançons à base de fipronil).
Selon le Professeur Belhomme, professeur de cancérologie et fondateur de l’ARTAC : «C’est l’un des pesticides qui contaminent le plus l’eau, et sa molécule n’est pas sélective. Elle ne touche pas seulement les abeilles mais aussi les oiseaux, les poissons et les mammifères. La molécule est stockée dans les tissus graisseux. Mais ce qui est inadmissible, c’est la négligence du ministère de l’Agriculture et les mensonges des industriels concernés». La nature de la toxicité du fipronil est clairement démontrée aux USA. Mais cette substance ramène chaque année des centaines de millions de dollars.

L'ÉTRANGE POSITION DE L'EUROPE, le gaucho et le Régent "dédouanés"
Des experts européens «indépendants» ont dédouané le Gaucho et le Régent. En janvier 2006, l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf, 48 % des ruches françaises) exprimait ses craintes de voir le Gaucho et le Régent TS de nouveau autorisés. La valse continue. Les firmes innocentent bien évidemment leurs produits. Nous naviguons en plein flou scientifique.
Question essentielle : comment les experts européens peuvent-ils maintenant dédouaner le Gaucho alors que l’imidaclopride, son principe actif, est actuellement considérablement incriminé outre-Atlantique ? Se peut-il que les experts apicoles des universités US soient trop nombreux pour être menacés par les multinationales de l’agro-chimie ? Comprenne qui pourra !
Menaces, corruptions et lobbying, tels sont les trois outils majeurs de persuasion auxquels ont eu recours les multinationales de l’agro-chimie, et ce depuis la dernière guerre mondiale. Le sujet est trop vaste pour être développé ici. Nous citerons l’ouvrage de Rachel Carson : «Le Printemps Silencieux», publié en 1962, qui fut pris comme référence par William O. Douglas qui siégea pendant 37 années en tant que juge à la Cour Suprême aux USA.. Celui-ci demanda la création de lois pour faire obstacle «à tous les empoisonneurs de la race humaine du XXe siècle» ! Cet ouvrage attira aussi fortement l’attention du Président Kennedy, qui ne vécut pas assez longtemps pour pouvoir prendre des mesures efficaces, mais qui eut cependant le temps de faire voter le Pesticide Act (note 1). Citons aussi l’ouvrage de Nicolino et Veillerette : «Pesticides. Révélations sur un scandale français». Simple remarque : La taxe d’homologation des produits phytosanitaires était, en 2001, de 3800 euros maximum pour les produits très toxiques, cancérigènes ou mutagènes : pas de quoi ruiner une multinationale !

L'ELECTROSMOG (note 2)
Là aussi le débat fait rage. D’après le journal «The Independent» du 7 septembre 2008, une nouvelle étude sur la téléphonie mobile, la wi-fi et les lignes électriques, corrobore l’effondrement des colonies d’abeilles. En France, en 2008, Philippe Weibel, un apiculteur des Pyrénées constate avec effroi : «Chaque printemps, une ruche sur trois est vide. Toutes les abeilles ont disparu sans laisser de traces». Mais les pesticides ne sont pas utilisés aux alentours de son village. Philippe Weibel est persuadé que ce problème est causé par les antennes relais. L’interview de Philippe Weibel, filmée en août 2008 par Annie Lobé, journaliste, donne une idée de l’ampleur de la dévastation planétaire engendrée par les ondes de la téléphonie mobile.
Les études de l’Université de Koblenz-Landau (rapportées dans «The Independent» en 2007) ont démontré que les abeilles ne peuvent plus revenir à leurs ruches si des téléphones mobiles numériques ont été placés entre celles-ci. Une enquête autrichienne a noté que les deux tiers des apiculteurs qui ont un site d’antennes-relais de téléphonie mobile à moins de 300 m ont subi un effondrement de colonies inexpliqué. Les enquêtes, les études et les constatations se sont multipliées.
L’orientation et le système de navigation des abeilles fascinent encore nombre de scientifiques. Le voile sur ce grand mystère se lève peu à peu. Karl von Frisch mit en évidence, en 1973, les bases des mécanismes de l’orientation des abeilles. Il obtint d’ailleurs un prix Nobel de physiologie et de médecine pour ses recherches sur ce qu’il appela alors la «danse» des abeilles... selon lui, ces mouvements rapides et répétitifs visaient à expliquer aux collègues butineuses à quelle distance et dans quelle direction se trouvaient les champs en fleurs.
Depuis le siècle dernier, on connaît fort bien l’extrême sensibilité des abeilles aux champs électromagnétiques et aux perturbations du champ magnétique terrestre. On trouve dans leur abdomen des nano-particules de magnétite. Selon les observations du professeur Ferdinand Ruzicka, les butineuses sont tellement affaiblies par la présence des antennes de téléphonie qu’elles deviennent moins résistantes aux maladies. Il considère également que 15 ans auparavant, elles étaient capables de résister à des infestations de varroa beaucoup plus importantes.

LETTRE À L'ÉLÉPHANT OU LETTRE A L'ABEILLE
Qu’il me soit permis de terminer cet exposé par une lettre de Romain Gary adressée à l’éléphant. Celle-ci pourrait s’adresser tout aussi bien à l’abeille.
«Il n’est pas douteux que votre disparition signifiera le commencement d’un monde entièrement fait pour l’homme. Mais laissez-moi vous dire ceci, mon vieil ami, dans un monde entièrement fait pour l’homme, il se pourrait bien qu’il n’y ait pas non plus place pour l’homme. C’est ainsi, monsieur et cher éléphant, que nous nous trouvons, vous et moi, sur le même bateau, poussé vers l’oubli par le même vent puissant du rationalisme absolu. Dans une société vraiment matérialiste et réaliste, poètes, écrivains, artistes, rêveurs, et éléphants ne sont plus que des gêneurs».
Anne Givaudan affirmait en 2004 : «Il y a des peuples d’animaux qui sont en relation directe avec les étoiles. Les abeilles, par exemple, sont des apports de Vénus». Où disparaissent-elles donc, nos messagères du cosmos ?
Pour terminer sur une note optimiste, il faut savoir que des apiculteurs cherchent et proposent aujourd’hui des «solutions». L’un d’eux a développé une forme d’apiculture qu’il appelle «solaire» pour laquelle il a créé des ruches en terre (note 3). Il est aussi l’inventeur d’une ruche extensible qui permet de mieux traiter la Varroase (note 4). La collaboration entre les abeilles et les hommes n’a pas dit son dernier mot... Mais la sonnette d’alarme est bel et bien tirée.

Par Serge Stanrod

Notes : 

1 - Codification administrative modifiant la loi sur les pesticides en vue d'interdire l'usage et la vente de pesticides pouvant être utilisés en agriculture destinée à des fins esthétiques.

2 - Electrosmog : terme employé pour désigner l’environnement créé par une multitude d’ondes artificielles électriques ou radioactives (lignes à haute tension, radars, téléphonie mobile...)
3 - Voir http://www.liberterre.fr/liberterres/apiculture02.htm (photo à gauche)
4 - Voir traitement naturel de la varroase sur www.liberterre.fr/liberterres/index.html

Partager

Déposez un commentaire !

(facultatif)

(facultatif)

error

Attention, les propos injurieux, racistes, etc. sont interdits sur ce site.
Si une personne porte plainte, nous utiliserons votre adresse internet (38.107.191.109) pour vous identifier.     

Tous les commentaires de l'article:
Abeilles portées disparues, que se passe-t-il ?

  • Abeille mailto

    dim 03 jan 2010 19:26

    Les modifications du paysage, par l’intensification de l’agriculture ou l’urbanisation qui concourent à une réduction de la diversité végétale ont un impact fort sur l’alimentation des abeilles. Les milieux offrent désormais une disponibilité réduite en plantes pollinifères et mellifères, avec de moindres valeurs nutritionnelles affaiblissant durablement les colonies.

    Les ondes électromagnétiques sont également évoquées, les abeilles pouvant effectivement les percevoir, mais le document stipule que les « données actuelles ne permettent pas de mettre en évidence une relation entre ces champs et la mortalité des abeilles domestiques ». De la même manière, la présence de plantes transgéniques dans l’environnement des colonies d’abeilles serait, à ce jour, sans effet démontré.

  • Super article (enfin quand je dit ça, ne croyez pas que je me réjouisse que tout parte en cacahuète hihi) Je veut dire par la que c'est une sacré prise de conscience, une vraie claque et il est préferable selon moi d'exposé la verité plutôt que de mentir au monde. J'ai entendus dire qu'employé la peur pour faire bouger les choses n'est pas une solution. Je pense que si, il faut en passé par la. C'est bien connus tant que la situation n'est pas grave personne ne bouge mais voila, à force de ne pas vouloir paniqué la population on cours au point de non retour...


fermer la barre

Vous devez être connecté pour écrire un message à blogsacreeplanete

Vous devez être connecté pour ajouter blogsacreeplanete à vos amis

 
Créer un blog