Fidèles compagnes de
l’homme depuis des millions d’années, les abeilles ont
soudainement décidé de déserter les ruchers. Bien que l’on
constate des disparitions depuis les années 80, l’année 2007
fut celle d’un pic de disparition massif et sans précédent
d’un très grand nombre de colonies, un peu partout sur la
planète.
Or, nous le savons, l’abeille joue un rôle primordial dans la
nature à travers la pollinisation. Quatre-vingts pour cent des
espèces végétales, des fruits, ont besoin des abeilles pour être
fécondées. Einstein affirmait en 1923, que «si les abeilles
venaient à disparaître, l’homme n’aurait plus que 4
années devant lui...sans abeilles, plus de pollinisation, plus de
plantes, plus d’animaux, plus d’hommes...». En 2008,
ses prévisions deviennent réalité ! Que faire ? Saurons-nous
redresser la barre avant qu’il ne soit trop tard ?
En 2007, un pic de disparition massif et sans précédent a été
constaté. Une véritable catastrophe disent les spécialistes. La
presse parla d’une extinction par dizaines de milliards.
Cette année-là, les États-Unis auraient perdu plus de la moitié de
leurs butineuses en l’espace de quelques mois. Ceci est
d’autant plus inquiétant que le phénomène déjà observé par le
passé a, en 2007, de nouvelles caractéristiques. Aucun cadavre
n’est retrouvé dans la ruche ni aux alentours ; les
abeilles disparaissent, comme volatilisées. Nous y reviendrons plus
loin.
Une citation attribuée à Albert Einstein illustre particulièrement
bien l’interdépendance des espèces. Celui-ci affirmait en
1923, que «si les abeilles venaient à disparaître, l’homme
n’aurait plus que 4 années devant lui...sans abeilles, plus
de pollinisation, plus de plantes, plus d’animaux, plus
d’hommes.»... Or la mort des butineuses, incroyable épidémie
d’une ampleur faramineuse, est en train de se propager de
ruche en ruche.
L’AMPLEUR DU
PHÉNOMÈNE
En 2007, les estimations chiffrent à 1,5 millions (sur 2,4 millions
de ruches au total) le nombre de colonies volatilisées dans 27
états des États-Unis et ceci en quelques mois ; au Québec, 40% des
ruches sont portées manquantes. Les colonies sont décimées en
Allemagne où, selon l’association des apiculteurs, les pertes
vont jusqu’à 80% dans certains élevages. Même scénario un peu
partout en Europe... La catastrophe semble totale et planétaire.
Scientifiques et biologistes auraient, depuis longtemps, tiré la
sonnette d’alarme. Le journal «Les Échos», dans un article
daté du 20 août 2007, n’hésite pas à écrire : «Les abeilles
s’éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur
disparition pourrait bien sonner le glas de l’espèce
humaine».
EN FRANCE
En France, depuis 1995, chaque année des pertes de 300 000 à
400 000 abeilles sont constatées. Ces observations coïncident
avec l’emploi de l’insecticide Gaucho (Bayer) utilisé
en enrobage des semences. Le ministre de l’agriculture,
s’appuyant sur l’avis scientifique émis par la
Commission des toxiques, prit le 15 janvier 1999 la décision
d’interdire le Gaucho en traitement des semences de
tournesol. C’était la première application du Principe de
Précaution à la protection de l’environnement.
Mais l’épidémie a repris de plus belle. L’hiver
2005/2006 fut particulièrement dramatique, avec la disparition de
15 à 95% des colonies. Même si les chiffres varient selon les
enquêtes : en France, le rapport Saddier, remis en automne
2008 au Ministère de l’agriculture, affirme que le «taux de
mortalité» de 30% à 35% des abeilles n’est plus
contestable.
Fait notable, depuis janvier 2008 le Ministère de
l’agriculture a autorisé l’utilisation du Cruiser comme
insecticide d’enrobage du maïs. Or, le Cruiser contient une
substance active différente du Gaucho et du Régent appelée
thiaméthoxam, mais signalée «dangereuse pour les abeilles» par le
Ministère.
APIS MELLIFERA APPARUE DEPUIS 100
MILLIONS D'ANNÉES
Selon les entomologistes, Apis Mellifera, notre merveilleuse
abeille à miel, serait apparue sur la planète bleue depuis au moins
une centaine de millions d’années. On la qualifie de
domestique. Mais, contrairement à son appellation, Apis Mellifera
n’a rien de "domestiquée", en tout cas pas avant le début du
XXe siècle, date du début de l’élevage des reines en
apiculture.
Les traces les plus anciennes font état d’une abeille fossile
du genre «Electrapis», de la tribu des Apini, découverte dans
l’ambre (résine fossile sécrétée par des conifères) de
l’éocène. Elle aurait vécu il y a 40 millions d’années.
Mais, en 2006, une équipe de chercheurs de l’Université de
l’Orégon annonça la découverte en Birmanie du plus vieux
fossile d’abeille de l’espèce Melittosphex Burmensis,
dans de l’ambre du crétacé.
L’abeille, magnifique symbole de feu, vibrante étincelle
divine a été considérée comme un animal sacré dans la plupart des
anciennes civilisations. Depuis l’Égypte Ancienne, elle
représente la royauté : en héraldique, ce symbole revient
comme un motif récurrent. Napoléon Bonaparte, lors de son sacre, ne
portait-il pas un manteau brodé d’abeilles d’or ? Les
Mayas la considéraient comme une émanation de la lumière solaire :
«Ah Muzen Cab», divinité de l’abeille.
Que reste-t-il de cette vision de l’abeille dans le panorama
moderne ? Rien. En tout cas, pas grand-chose. Alors l’esclave
au service de l’agriculture militarisée se mutine. Elle
déserte et disparaît sans retour. Elle meurt aussi, bien sûr. Les
abeilles font la grève de la pollinisation. Instinct de
conservation ? Vital et viscéral instinct de
survie ?
SYNDROME D'EFFONDREMENT DE LA
RUCHE
L’homme moderne est-il vraiment le principal responsable de
ce massacre ? Examinons les caractéristiques de cet
effondrement. Car il s’agit bien d’un
effondrement : les scientifiques nomment cette maladie
«syndrome d’effondrement» (en anglais C.C.D. pour «Colony
Collapse Disorder»). Elle est aussi baptisée en Angleterre du joli
nom de «phénomène Marie-Céleste» (en souvenir du navire dont
l’équipage se volatilisa en 1872).
CARACTÉRISTIQUES DU SYNDROME D'EFFONDREMENT
«Les trois quarts des cultures qui nourrissent l’humanité
dépendent des abeilles» rappelle Bernard Vaissière, spécialiste des
pollinisateurs à l’Inra (Institut national de recherche
agronomique). Les disparitions d’ouvrières ont, en 2007, de
nouvelles caractéristiques. Selon le MAAREC (Mid-atlantic
Apiculture Research and extension Consortium), les abeilles ne
reviennent pas à la ruche ; ce qui est un comportement très nouveau
et pour le moins surprenant chez ces insectes. Les pertes sont
rapides : en une nuit, une colonie entière disparaît. Le nombre de
ruches touchées est important ; de plus, très peu de cadavres
restent à l’intérieur ou à proximité de la ruche. Les
abeilles se cachent-elles pour mourir ?
Autre caractéristique de cet étrange phénomène de 2007 : les
raisons exactes semblent inconnues ou difficiles à cerner. Si aucun
agent pris individuellement ne peut être incriminé, il se pourrait
bien que ce soit la combinaison de plusieurs facteurs et
traitements qui explique cet effondrement. Cela ne fait aucun doute
pour le professeur Joe Cummins de l’université
d’Ontario. Il affirme : «Des champignons parasites utilisés
pour la lutte biologique et certains pesticides du groupe des
néonicotinoïdes interagissent entre eux et en synergie pour
provoquer la destruction des abeilles... un effet de cascade
jouerait également entre ces champignons parasites et les bio
pesticides produits par les plantes génétiquement modifiées.»
L’agriculture moderne et sécuritaire puce électroniquement
tous les animaux domestiques. Elle n’a cependant pas encore
eu le temps de lancer un vaste programme de puçage électronique de
l’apiculture. Des dizaines de milliards d’abeilles sont
portées disparues !
CAUSES PRINCIPALES DU PHÉNOMÈNE "Marie Céleste", la grande
abeille
La surmortalité des abeilles dans de nombreux pays serait due à une
quarantaine de facteurs biologiques et chimiques. Mais avant
d’aller plus loin, une remarque de Gunther Hauk, directeur de
Centre Pfeiffer aux U.S.A., semble particulièrement pertinente :
«En ce qui concerne cet étrange phénomène, dénommé syndrome
d’effondrement des colonies, je souhaiterais suggérer la
ligne de réflexion suivante : Lorsque le stress, les poisons, la
nourriture frelatée et «des pratiques d’exploitation»
dénotant un manque de respect et de considération atteignent un
certain niveau, l’essence spirituelle, cette composante de
l’être qui maintient l’intégrité de l’organisme,
disparaît. Lorsque nous regardons un animal, nous percevons son
corps physique. Les Amérindiens, encore clairvoyants, «percevaient»
cette entité spirituelle qui préside aux instincts vitaux de
l’animal en toute sagesse. Ils appelaient cette entité
spirituelle le «Grand Ours» ou le «Grand Bison». Nous serions
enclins à penser que lorsque la «Grande Abeille» subit toutes ces
forces destructives, elle se détache de l’entité physique.
Lorsque le centre spirituel de la ruche est ainsi affaibli,
l’abeille individuelle s’envole et ne revient plus. La
«Grande Abeille», que l’on pourrait appeler
l’âme-groupe, ne peut pas maintenir l’intégrité de la
colonie.»
• Pratiques d'élevage
intensif
Les abeilles sont-elles stressées ? Il est certain que la grande
mobilité qui leur est imposée par les apiculteurs les louant pour
la pollinisation des cultures en est une des causes.
L’apiculture industrielle n’est pas différente des
autres types d’élevages intensifs : les ruches sont alignées
en rangées serrées les unes contre les autres. Alors que dans la
nature on trouve au maximum trois à quatre ruches par kilomètre
carré. La perte de la biodiversité prive les abeilles de plantes à
polliniser. La mauvaise nourriture des ruches est également à
incriminer. Dans les ruches en cours d’effondrement,
l’essaim refuse de consommer la nourriture-poison apportée :
sirop de maïs, sucre blanc, farine de soja, huile de colza, le tout
à la sauce O.G.M. D’autres causes plus difficiles à cerner
sont également évoquées, comme par exemple une sexualité bridée par
l’insémination artificielle des reines et la quête
obsessionnelle de reines d’élite.
• Des Agents biologiques
Parasites, prédateurs, champignons, bactéries, virus,... dont le
Varroa destructor, qui est un acarien parasite qualifié
«d’ennemi n°1» dans le rapport du député de Haute-Savoie
Martial Saddier (automne 2008). Mais il n’a envahi
l’Europe qu’au début des années 60. Ce qui a changé,
c’est la résistance des colonies d’abeilles à ce
parasite.
• Des Agents chimiques
L’AFFSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments)
rappelle que le catalogue des produits phytosanitaires dénombre
aujourd’hui 5000 produits commerciaux dont
l’utilisation est susceptible de causer des dommages
irréversibles aux colonies d’abeilles. À partir de 1942,
l’usage des insecticides organiques de synthèse se répand.
Et, parmi les insecticides récents, on trouve l’imidaclopride
ainsi que le fipronil.
L’imidaclopride est contenu dans le Gaucho (en enrobage ou
pelliculage des semences de betterave, d’orge, de blé ; son
autorisation est provisoirement suspendue sur le tournesol) et le
Confidor.
Le fipronil se trouve dans le Régent TS (en enrobage des semences
de riz, de maïs et de tournesol. -Métis, Texas, Jumper, Zoom,
Schuss) et dans le Régent MG (en traitement des surfaces
agricoles). La démonstration du lien entre l’impact de ces
insecticides et les mortalités et désorientations de butineuses
observées ces dernières années fait débat. C’est la bataille
des arguments scientifiques.
En décembre 2003, le Professeur Jean-François Narbonne,
toxicologue, remit les résultats de son étude de toxicologie du
fipronil. Il jugeait cette substance neurotoxique, hépatotoxique et
néphrotoxique.
Bayer, qui possédait encore le fipronil en 2003 (inventée par
Rhône-Poulenc entre 1985 et 1987), a versé 45 millions de dollars
de dommages et intérêts à 1600 plaignants de la Louisiane qui
l’avaient attaqué au tribunal pour destruction de leur
élevage d’écrevisses suite à l’usage, dans les
plantations de riz, de l’icon (insecticide utilisé contre les
charançons à base de fipronil).
Selon le Professeur Belhomme, professeur de cancérologie et
fondateur de l’ARTAC : «C’est l’un des pesticides
qui contaminent le plus l’eau, et sa molécule n’est pas
sélective. Elle ne touche pas seulement les abeilles mais aussi les
oiseaux, les poissons et les mammifères. La molécule est stockée
dans les tissus graisseux. Mais ce qui est inadmissible,
c’est la négligence du ministère de l’Agriculture et
les mensonges des industriels concernés». La nature de la toxicité
du fipronil est clairement démontrée aux USA. Mais cette substance
ramène chaque année des centaines de millions de dollars.
L'ÉTRANGE POSITION DE L'EUROPE, le
gaucho et le Régent "dédouanés"
Des experts européens «indépendants» ont dédouané le Gaucho et le
Régent. En janvier 2006, l’Union nationale de
l’apiculture française (Unaf, 48 % des ruches
françaises) exprimait ses craintes de voir le Gaucho et le Régent
TS de nouveau autorisés. La valse continue. Les firmes innocentent
bien évidemment leurs produits. Nous naviguons en plein flou
scientifique.
Question essentielle : comment les experts européens peuvent-ils
maintenant dédouaner le Gaucho alors que l’imidaclopride, son
principe actif, est actuellement considérablement incriminé
outre-Atlantique ? Se peut-il que les experts apicoles des
universités US soient trop nombreux pour être menacés par les
multinationales de l’agro-chimie ? Comprenne qui pourra
!
Menaces, corruptions et lobbying, tels sont les trois outils
majeurs de persuasion auxquels ont eu recours les multinationales
de l’agro-chimie, et ce depuis la dernière guerre mondiale.
Le sujet est trop vaste pour être développé ici. Nous citerons
l’ouvrage de Rachel Carson : «Le Printemps Silencieux»,
publié en 1962, qui fut pris comme référence par William O. Douglas
qui siégea pendant 37 années en tant que juge à la Cour Suprême aux
USA.. Celui-ci demanda la création de lois pour faire obstacle «à
tous les empoisonneurs de la race humaine du XXe siècle» ! Cet
ouvrage attira aussi fortement l’attention du Président
Kennedy, qui ne vécut pas assez longtemps pour pouvoir prendre des
mesures efficaces, mais qui eut cependant le temps de faire voter
le Pesticide Act (note 1). Citons aussi l’ouvrage de
Nicolino et Veillerette : «Pesticides. Révélations sur un scandale
français». Simple remarque : La taxe d’homologation des
produits phytosanitaires était, en 2001, de 3800 euros maximum pour
les produits très toxiques, cancérigènes ou mutagènes : pas de quoi
ruiner une multinationale !
L'ELECTROSMOG (note
2)
Là aussi le débat fait rage. D’après le journal «The
Independent» du 7 septembre 2008, une nouvelle étude sur la
téléphonie mobile, la wi-fi et les lignes électriques, corrobore
l’effondrement des colonies d’abeilles. En France, en
2008, Philippe Weibel, un apiculteur des Pyrénées constate avec
effroi : «Chaque printemps, une ruche sur trois est vide. Toutes
les abeilles ont disparu sans laisser de traces». Mais les
pesticides ne sont pas utilisés aux alentours de son village.
Philippe Weibel est persuadé que ce problème est causé par les
antennes relais. L’interview de Philippe Weibel, filmée en
août 2008 par Annie Lobé, journaliste, donne une idée de
l’ampleur de la dévastation planétaire engendrée par les
ondes de la téléphonie mobile.
Les études de l’Université de Koblenz-Landau (rapportées dans
«The Independent» en 2007) ont démontré que les abeilles ne peuvent
plus revenir à leurs ruches si des téléphones mobiles numériques
ont été placés entre celles-ci. Une enquête autrichienne a noté que
les deux tiers des apiculteurs qui ont un site
d’antennes-relais de téléphonie mobile à moins de 300 m ont
subi un effondrement de colonies inexpliqué. Les enquêtes, les
études et les constatations se sont multipliées.
L’orientation et le système de navigation des abeilles
fascinent encore nombre de scientifiques. Le voile sur ce grand
mystère se lève peu à peu. Karl von Frisch mit en évidence, en
1973, les bases des mécanismes de l’orientation des abeilles.
Il obtint d’ailleurs un prix Nobel de physiologie et de
médecine pour ses recherches sur ce qu’il appela alors la
«danse» des abeilles... selon lui, ces mouvements rapides et
répétitifs visaient à expliquer aux collègues butineuses à quelle
distance et dans quelle direction se trouvaient les champs en
fleurs.
Depuis le siècle dernier, on connaît fort bien l’extrême
sensibilité des abeilles aux champs électromagnétiques et aux
perturbations du champ magnétique terrestre. On trouve dans leur
abdomen des nano-particules de magnétite. Selon les observations du
professeur Ferdinand Ruzicka, les butineuses sont tellement
affaiblies par la présence des antennes de téléphonie
qu’elles deviennent moins résistantes aux maladies. Il
considère également que 15 ans auparavant, elles étaient capables
de résister à des infestations de varroa beaucoup plus
importantes.
LETTRE À L'ÉLÉPHANT OU LETTRE A
L'ABEILLE
Qu’il me soit permis de terminer cet exposé par une lettre de
Romain Gary adressée à l’éléphant. Celle-ci pourrait
s’adresser tout aussi bien à l’abeille.
«Il n’est pas douteux que votre disparition signifiera le
commencement d’un monde entièrement fait pour l’homme.
Mais laissez-moi vous dire ceci, mon vieil ami, dans un monde
entièrement fait pour l’homme, il se pourrait bien
qu’il n’y ait pas non plus place pour l’homme.
C’est ainsi, monsieur et cher éléphant, que nous nous
trouvons, vous et moi, sur le même bateau, poussé vers
l’oubli par le même vent puissant du rationalisme absolu.
Dans une société vraiment matérialiste et réaliste, poètes,
écrivains, artistes, rêveurs, et éléphants ne sont plus que des
gêneurs».
Anne Givaudan affirmait en 2004 : «Il y a des peuples
d’animaux qui sont en relation directe avec les étoiles. Les
abeilles, par exemple, sont des apports de Vénus». Où
disparaissent-elles donc, nos messagères du cosmos ?
Pour terminer sur une note optimiste, il faut savoir que des
apiculteurs cherchent et proposent aujourd’hui des
«solutions». L’un d’eux a développé une forme
d’apiculture qu’il appelle «solaire» pour laquelle il a
créé des ruches en terre (note 3). Il est aussi l’inventeur
d’une ruche extensible qui permet de mieux traiter la
Varroase (note 4). La collaboration entre les abeilles et les
hommes n’a pas dit son dernier mot... Mais la sonnette
d’alarme est bel et bien tirée.
Par Serge Stanrod
Notes :
1 - Codification administrative modifiant la loi sur les pesticides en vue d'interdire l'usage et la vente de pesticides pouvant être utilisés en agriculture destinée à des fins esthétiques.
2 - Electrosmog : terme employé pour désigner
l’environnement créé par une multitude d’ondes
artificielles électriques ou radioactives (lignes à haute tension,
radars, téléphonie mobile...)
3 - Voir http://www.liberterre.fr/liberterres/apiculture02.htm
(photo à gauche)
4 - Voir traitement naturel de la varroase sur
www.liberterre.fr/liberterres/index.html

(enfin quand je dit ça, ne croyez pas que je me réjouisse que tout parte en cacahuète hihi) Je veut dire par la que c'est une sacré prise de conscience, une vraie claque et il est préferable selon moi d'exposé la verité plutôt que de mentir au monde. J'ai entendus dire qu'employé la peur pour faire bouger les choses n'est pas une solution. Je pense que si, il faut en passé par la. C'est bien connus tant que la situation n'est pas grave personne ne bouge mais voila, à force de ne pas vouloir paniqué la population on cours au point de non retour... 
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