Accueil Date de création : 17/08/07 Dernière mise à jour : 11/03/10 09:24 / 32 articles publiés

NOUVEAU CD de FRANCK NABET "Le Secret de l'Amour"  (EXTRAITS MUSICAUX) posté le samedi 06 juin 2009 18:04


(L'âme de Ur) par Franck Nabet


Dans le langage sumérien, l'âme (Ama) veut dire Mère et Ur peut se traduire par cœur. Un coup de cœur pour cette musique en hommage à l'énergie divine du féminin sacrée où la pureté et la profondeur du son des flûtes natives se marient au piano et synthés pour nous porter sur l’information que notre cœur doit rejoindre notre source, pour notre épanouissement.

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Sommaire du n° 34 - juin/juillet 2009  (ANCIENS NUMEROS) posté le mercredi 03 juin 2009 18:31

 

UN BOND DE LA CONSCIENCE HUMAINE

 Lieux insolites

Maguelone
Haut lieu énergétique, la cité de Maguelone fut autrefois un centre économique, culturel et religieux florissant, un lieu oecuménique avant l'heure

Nouvelle conscience
Apocalypse tomorrow ?
Réflexions autour de 2012  par Daniel Meurois-Givaudan. Que signifie cette échéance pour l'humanité ? Comment se préparer à vivre ce moment "privilégié" de l'histoire ?

X-Conférence 2009

Pression aux Etats-Unis pour la levée du secret sur le phénomène extraterrestre.

Science et environnement
Micro-organismes efficaces
Les découvertes du Pr Higa sont très prometteuses pour nourrir l’humanité. Outre le fait qu’ils contribuent à revitaliser les sols et à nettoyer les eaux polluées, ils nous invitent à redécouvrir les fonctionnements de base du Vivant.

Sagesses et traditions
Druides d'aujourd'hui
Interview de François de Fournier de Brescia. Au-delà des apparences et du folklore, la tradition druidique est une sagesse ancestrale très profonde qui mérite d’être mieux connue.

Rencontre avec…
Jeanne Ashvini, le chant sacré indien
À la croisée des chemins entre Orient et Occident, elle met à la portée du public français, l’art millénaire du chant sacré indien.

Santé
Tout savoir sur le silicium organique
On le rencontre partout ! Mode ou nécessité ? Peut-on vivre sans le silicium organique ? Qu’a-t-il donc de si précieux pour notre santé ?  

Enigmes de l'Histoire
De Guizeh à Autun
Gigal, notre spécialiste des pyramides égyptiennes s’est rendue à Autun où elle a découvert au-delà de la petite pyramide de Couhard, que la sagesse des Gaulois d’il y a 3000 ans avait des points communs avec la sagesse égyptienne.

Nouveauté
La méthode du Maître                            

Un enseignement du maître Jésus, sur la purification des chakras et l’existence d’un huitième chakra.

 

 

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LE SILICIUM ORGANIQUE Article paru dans SP N°34  (ARTICLES ET EXTRAITS) posté le mercredi 03 juin 2009 18:14

Les stands proposant du Silicium organique, sous l’étiquette "complément nutritionnel", se multiplient dans les salons bio, mais on le trouve également en pharmacie. Mode ou nécessité ? Qu’a-t-il de si précieux pour notre organisme ? L’enquête sur cet agent bien discret nous dévoile son intérêt.  

Commençons par un petit cours de chimie. Le silicium est un oligo-élément, c'est-à-dire un élément chimique nécessaire à la vie. Il figure dans le tableau de Mendeleïev sous le symbole Si et appartient à la même famille que le Carbone (C). Le silicium n’existe pas dans la nature à l’état libre mais sous forme de composés. La Silice est du silicium oxydé que l’on appelle dioxyde de silicium (SiO2). Les dérivés de la silice sont des silicates. La silice existe sous forme minérale1 ou organique2. Le terme de «Silanols» désigne les différentes formes de silice organique que l’on appelle plus couramment «silicium organique».


SP : Le corps humain a apparemment besoin de cet élément. Quel est son rôle dans le corps ?

MB : Le silicium est l’un des douze éléments majeurs de la composition élémentaire du corps humain qui en contient environ 7g, plus que le fer, le cuivre, le cobalt... Même à l’état de traces, il joue un rôle biologique majeur et doit être considéré comme un élément essentiel de la vie. Il a une double action, la première sur les tissus conjonctifs en contribuant à l’architecture, la solidité, la résistance et l’élasticité des tissus, c’est son rôle d’architecte. La deuxième fonction est d'être un facteur indispensable à l’activité de l’enzyme-clé intervenant dans la fabrication du collagène (le corps contient 19 collagènes différents). Il vient améliorer et renforcer l’assimilation des 70 à 100 mille milliards de cellules qui nous composent.


SP : Trouve-t-on du silicium organique dans la nature ? Dans l'alimentation ? Pourquoi sommes-nous en carence ?

MB : On le trouve facilement dans la nature sous différentes formes. Le silicium présent dans les plantes est faiblement assimilable, et nous ne consommons pas forcément les aliments qui en ont une concentration intéressante. Les versions chimiques que l’on trouve dans les minéraux et les végétaux ne sont pas assimilées ou peu assimilées par le corps. Comme je le disais plus haut, nous en avons un capital de 7g à la naissance. Dans le passé, notre alimentation compensait la perte progressive de silicium. On en trouvait dans les plantes comme l’échalote (française), l'ail, l’ortie, la prêle, le bambou et les abats des animaux. Aujourd’hui, nos modes de vie ont changé. D’une part, nous consommons moins de produits frais et naturels ; nos sols se sont énormément appauvris. D’autre part, notre espérance de vie s’est considérablement accrue et nos conditions de vie modernes sont plus consommatrices de silicium (du fait du stress, de la pollution…).

Le silicium organique ne se trouve jamais pur dans la nature, il doit être stabilisé car il se polymérise3 très vite au contact de l’oxygène et de l’eau. Pour cela, il faut l’intervention d’une enzyme sur les sources minérales et une plante pour les sources végétales, cela permet d’obtenir un organo-silicé (un ajout d’un atome de carbone) que l’on va stabiliser naturellement (sans parabène4) pour aboutir au monométhylsilanétriol.


SP :  Par qui ce produit a-t-il été découvert ou mis au point ? Quels sont les travaux scientifiques qui confirment sa validité ?

MB : Cet oligo-élément a été mis en évidence par Norbert Duffaut (chercheur au CNRS de Bordeaux) dans les années 50. Il étudia les composés organo-silicés tels que le monométhylsilanétriol (silicium organique). De nature instable, le silicium organique obtenu à l’époque devait être utilisé très rapidement et ne se buvait pas.

En 1993, le Professeur Ivan Coste-Manière (chimiste) parvint à stabiliser cet oligo-élément et mist au point une molécule de silicium organique buvable permettant ainsi une meilleure utilisation et assimilation par le corps humain. De nombreux travaux ont été et sont menés, de par le monde, notamment par le Dr Doucet, Prix Nobel de médecine pour l’incidence du silicium organique sur les maladies cardio-vasculaires.


SP : Comment le silicium organique est-il fabriqué ? 

MB : le silicium est obtenu à partir de minéraux et/ou de végétaux dissous dans une eau traitée5 laissant circuler l’information au sein de ses molécules. À partir de minéraux, il faut l’intervention d’une enzyme qui apporte un atome de carbone, ce que font les plantes pour leur usage propre. L’atome de carbone donne les composés organo-silicés d’où l’on obtient le monométhylsilanétriol.


SP : Qu’est-ce que le silicium bio-activé ?

MB : Le silicium organique bio-activé est un complexe mis au point, en 1997, par Ivan Coste-Manière, cofondateur des Laboratoires DEXSIL. La particularité de ce silicium est d’être stabilisé par résonance et d’être associé à une molécule spécifique naturelle. Cette particularité donne au silicium organique bio-activé une richesse en électrons disponibles au cœur des cellules grâce à l’effet «locomotive» du complexe silicé. Les électrons permettent de neutraliser les radicaux libres néfastes pour l’organisme, de jouer un rôle d’anti-oxydant et d'améliorer la structure de la membrane cellulaire. C’est une molécule unique au monde et la plus petite, cautionnée entre autres par les travaux du Dr Franco, chef du laboratoire Gredeco à la Pitié-Salpétrière de Paris.


SP : Qu’est-ce que ce produit apporte au corps ? 

MB : Le silicium bio-activé apporte au corps «la clé» de l’assimilation par une alimentation en électrons négatifs importante lui permettant de compenser les millions d’électrons perdus quotidiennement par nos cellules au cours de leur activité. Il améliore donc le renouvellement des cellules. Il est source de recharge électrique des cellules puisqu’il agit directement sur leur membrane et par conséquent sur leur capacité d’assimilation.


SP : Dans quelles affections est-il particulièrement recommandé ? Peut-il être associé utilement à certains traitements de pathologies "lourdes" (cancer, maladies cardio-vasculaires…) ou joue-t-il mieux son rôle en traitement de prévention ?

MB :  Il n’y a pas d’indication pour des affections particulières. Même si on est en bonne santé, il est souhaitable de faire des cures, pour pallier les carences de notre alimentation et répondre aux besoins quotidiens du corps. Il permet d’entretenir et/ou de renforcer les structures cellulaires, l’architecture du corps et de prévenir ou ralentir des affections. Il est particulièrement recommandé de le consommer en association avec tous traitements quels qu’ils soient. Le silicium organique bio-activé va permettre une meilleure assimilation, donc une meilleure action du traitement sur les cellules en demande, grâce à l’effet «locomotive» que lui confère la bioactivation. Le traitement est mieux dirigé et assimilé par les cellules concernées par la pathologie, surtout si le silicium bio-activé est absorbé 1 heure avant le traitement. Il est évident que si l’on effectue des cures d’entretien, l’état général de l’organisme est amélioré, en donnant aux cellules les capacités de mieux répondre aux besoins quotidiens et aux agressions que le corps subit. 


SP : Depuis combien de temps est-il sur le marché ? Avec le recul peut-on dire qu’il présente des effets secondaires ? Y a-t-il des contre-indications ?

MB : Le silicium organique bio-activé est commercialisé depuis 1998 par le laboratoire Dexsil. L’élément de stabilisation du monométhylsilanétriol est un élément naturel ainsi que la molécule permettant la bio-activation. De plus, le corps est en demande quotidienne de silicium organique bio-activé nécessaire à son fonctionnement et sa communication intercellulaire. Il n’y a ni toxicité, ni effets secondaires et aucune contre-indication, si ce n’est d’avoir des résultats en profondeur.


SP : Sous quelle forme est-il le plus assimilable ?

MB : Le silicium organique est assimilable lorsqu’il est sous la forme chimique d’un organo-silicé, le monométhylsilanétriol. Son assimilation est encore améliorée au sein du corps humain s’il est bio-activé, répondant à la demande d’électrons des cellules.


SP : Pouvez-vous nous donner quelques indications générales sur la posologie recommandée ?

MB : En cure d’entretien, la dose minimale est d’environ 15 ml par jour. Elle peut atteindre 45 ml lorsqu’on l’associe à un traitement médical. Une surconsommation est inefficace et inutile, car cet oligo-élément n’est pas stocké par l’organisme. Une fois la dose quotidienne absorbée, le corps élimine le surplus. On peut commencer par une première cure d’une durée de trois à six mois. Il s’agit vraiment d’une moyenne car ce complément alimentaire aide l’organisme à se rééquilibrer. On comprendra aisément que le temps demandé puisse être très variable selon les personnes. Toujours en moyenne, il est raisonnable de dire que l’on peut faire une cure de quelques mois chaque année, mais certains, notamment les plus âgés, ou ceux qui souffrent d’arthrose, trouveront une amélioration de leur état par une utilisation quotidienne, le silicium soulageant de façon notable les difficultés liées à l’arthrose.


SP : À partir de quel âge peut-on commencer en l’absence de pathologies spécifiques ?

MB : À partir de 30 ans, c’est à cet âge que la carence en silicium apparaît même si on est en bon état physique. La consommation du corps en silicium organique est permanente et quotidienne. Comme on pense à entretenir son véhicule pour prévenir les avaries dues à son usage et son usure, il faut faire la même chose avec notre corps que nous sollicitons chaque jour parfois avec violence. Il faut permettre au corps d’améliorer les conditions d’assimilation de tous les nutriments ou traitements dont il fait la demande quotidienne.


SP : Peut-on interrompre le traitement à tous moments ? Y a-t-il un risque d’effet de dépendance ?

MB : La consommation de silicium bio-activé n’est pas comparable à l’absorption d’un traitement. On ne se pose pas la question de savoir quels oligo-éléments ou minéraux sont contenus dans nos aliments. Il en faut pour les besoins fonctionnels de nos cellules et pour pallier les carences de notre alimentation trop raffinée (appauvrie face aux besoins du corps). Il sera souhaitable de faire des apports réguliers pour éviter ou ralentir l’oxydation rapide de notre organisme. Nous pouvons être «âgés» et non «vieux» ; la vieillesse est une oxydation des cellules mal protégées. 

Il n’y a pas d’effet de dépendance car l’absence et la disparition de silicium dans l’organisme signifieraient décès, en raison de l’arrêt de l’assimilation et de la communication de l’ensemble des cellules du corps. Il n’y a pas de dépendance au sens addiction, mais une quantité quotidienne est nécessaire pour permettre au corps de fonctionner correctement au niveau cellulaire, puisque la capacité d’assimilation de nos cellules régule toutes les actions et ralentit l’oxydation de notre corps.


SP : En plus du silicium à boire, sous quelles autres formes trouve-t-on le produit ?

MB : Le silicium bio-activé se trouve sous deux formes : la formule buvable et les applications en gel uniquement. Le silicium bio-activé ne se trouve que sous ces deux formes et toujours dans des contenants en plastique, jamais de verre ni de métal (à cause de la trop grande instabilité du produit). Ce doit être du monométhysilanétriol avec un pH inférieur à 5, sans parabène, ni conservateur chimique, un taux de redox6 inférieur à 28 et contenant 1 gr maxi de silicium dans la solution et si possible bio-activé.

Il vaut mieux éviter de l’exposer à de trop grandes chaleurs ou au froid. Sa température idéale de conservation est autour de 15-20 degrés. On doit aussi éviter son exposition à la lumière. Il vaut mieux le conserver dans un flacon opaque.


Conclusion

Le silicium organique peut incontestablement apporter une amélioration dans de nombreux cas, comme en attestent les témoignages. Juste une recommandation d'usage, lisez bien l’étiquette (composition, dosage et posologie). Il n’y a pas de "label" pour ce produit. Si vous choisissez de l’adopter, pensez toujours qu’il ne sera qu’un élément dans une démarche globale de santé et jamais une «panacée» ou un «remède-miracle» comme certains vendeurs sont tentés de le présenter.

par Murielle Barthe. (elle travaille pour la société "Nicole Nature Bien-être" qui a choisi le silicium du laboratoire Dexsil . Tel : 05 53 84 27 92 - www.phytotherapie-aquitaine.comet http://www.dexsil-labs.com/fr/)


BIBLIOGRAPHIE 

- Le silicium organique de Loïc Le Ribault par Laure Pouliquen (en vente à Sacrée Planète)

- Qui a peur de Loic Le Ribault ? par lui-même (avec DVD) (29,80  disponible sur commande à Sacrée Planète)

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RUBENS FARIA, guérisseur brésilien  (ARTICLES ET EXTRAITS) posté le lundi 27 avril 2009 13:38

Rubens Faria sillonne le monde aujourd'hui pour remplir la mission de sa vie : la guérison. Son lieu de vie est «Rio De Janeiro» au Brésil où il vit avec sa famille et où il a fondé un orphelinat et une école. Notre rencontre fut joviale, simple et profonde, à l'image de cet être qui rayonne la foi en Dieu et en l'humanité. 

Cécile Courtat : Rubens Faria, quand avez-vous commencé à soigner ? Pouvez-vous nous parler de ce qui a déclenché votre engagement en tant que médium guérisseur ? Est-ce un don ?

Rubens Faria : Rien ne me prédestinait à soigner. J’étais ingénieur. Alors que ma fille avait tout juste 3 jours, on m'informa par un diagnostic médical que son pronostic de vie était quasiment nul. Elle avait 6 jours quand les médecins me dirent qu’elle ne survivrait pas. Elle avait une maladie très rare des poumons que la médecine ne savait pas guérir. Les médecins disaient qu'il n'y avait pas d'espoir, aucune chance qu'elle s'en sorte ni aucun moyen d'y parvenir. À cette époque de ma vie, j'étais très sceptique et très carré dans ma tête. J'observais des faits, rien de plus. Je vivais dans une famille aimante et croyante, bien sûr. Moi je ne l'étais pas. Avant cet "épisode" qui concernait mon enfant, je n’avais jamais prié de ma vie. C’est dans cette circonstance-là, à ce moment précis que j’ai commencé à prier : POUR ma fille, profondément et de tout mon cœur.

C. C. : Avez-vous cherché un autre type de médecine ?

R. F. : Bien sûr ! Nous avons consulté toutes "sortes" de docteurs, nous sommes allés dans différents hôpitaux et avons vu de grands spécialistes. Mais tous sans exception nous donnaient la même triste réponse. J’ai refusé d’accepter ce constat. Pour ma fille, j'ai commencé à prier. Bien au-delà des prières, je me parlais intérieurement et profondément. Puis, j’ai demandé un "miracle", un espoir ! Et là, tout naturellement, j’ai ouvert mon cœur. Après toutes ces années sans foi et dans le doute, j’ai tout remis dans les mains de Dieu : ma vie et celle de ma fille. Et cela a fonctionné. Ma fille fut guérie ; une réelle rémission. Elle avait 10 jours et elle a survécu. Aujourd’hui, elle a 17 ans et elle est en bonne santé.

C. C. : Que s’est–il passé après ce «miracle» ?

R.F. : À la suite de cet événement, j’ai complètement changé ma vie et ma façon de voir les gens. J’ai essayé de comprendre cette sorte de miracle que j’ai ressenti dans ma chair. Un miracle, pour moi, c’est vraiment la vie. J’ai abandonné mon métier d’ingénieur et les affaires dont je m’occupais auparavant pour trouver une raison à tout cela. 

Pendant très longtemps, j’ai cherché et encore cherché à comprendre. Je voulais absolument comprendre avec ma tête ! et je n’ai pas trouvé (sourire). Ce miracle fut l’occasion d’un grand bond en avant dans ma vie. Depuis, j’ai une gratitude infinie. Je suis si reconnaissant de voir ma fille aller de l'avant de jour en jour, grandir, être heureuse et en bonne santé. C’est cela le miracle ! 

Essayez de comprendre les miracles de la vie et de les rendre rationnels : c’est impossible ! J’utilise ce "miracle" comme un outil pour avancer dans ma vie. Parfois, j'essaye encore de "comprendre un peu", parce que je suis si heureux de voir ma fille évoluer !

C. C. : Après la guérison miraculeuse de votre fille, comment en êtes-vous arrivé à soigner vous-même d’autres personnes ?

R. F. : Question intéressante (grand sourire) ! Pour ma fille, c’était la première fois de ma vie que j’utilisais mes mains pour aider quelqu’un. Mais c'était tellement évident puisque c’était ma fille. J'ai continué à essayer de comprendre justement pour pouvoir le faire pour d’autres personnes. Puis je me suis dit : «Pas la peine de comprendre, tu vas quand même continuer ; d’une manière ou d’une autre cela apportera une réponse à ta vie, au sens même de ta vie».

Sathya Sai Baba dit : «N’essayez pas de me comprendre, expérimentez-moi». Alors, je commençai à travailler avec mes mains. Je me souviens du premier endroit, chez un ami qui me prêtait une pièce. Il me dit : «Tu peux travailler ici». J’ai attendu mon premier "patient" pendant des heures. Un homme arriva, et je ne me souviens plus exactement de ce qui s’est passé. Nous avons prié ensemble. Peut-être une demi-heure ? Je me suis senti alors «partir» et puis «revenir». L’homme avait un kyste de graisse. L’entité a pris un couteau, un couteau rouillé, et a coupé ce kyste, sans anesthésie, et sans provoquer de douleur. Elle a ensuite recousu l’incision avec une aiguille normale. C’était la première fois, c’était incroyable ! 

C. C. : Après cette première expérience, avez-vous cherché d’autres personnes qui soignaient de façon similaire ?

R. F. : Oui. J’ai essayé de trouver d’autres personnes qui avaient connu la même expérience, dans ce même esprit. Au Brésil, il y a beaucoup de guérisseurs ou  de chamans. J’ai parlé avec certains d’entre eux en les questionnant sur leur mission et leur but. Je leur ai demandé aussi comment ils avaient commencé. A ce moment-là, j’essayais encore de comprendre mais ce n’était pas si facile !

Quand je vois quelqu’un effectuer une activité que je qualifie de «paranormale», tout d’abord je suis attentif à l’acte même, je ne vais pas au-delà, j’observe ce que fait la personne. C’est, bien entendu, toujours spectaculaire ; mais qui y a-t-il derrière cela ? Personnellement, ce que je vois derrière tout cela, c'est : la compassion, l’amour, des sentiments réellement profonds pour chacun, un contact qu'on pourrait dire d'une âme vers une autre âme… 

J’ai bien sûr étudié ce qui est très répandu dans mon pays, c’est-à-dire les écrits d’Alain Kardec, et j’ai obtenu des réponses grâce à ses livres. Parallèlement, j’ai étudié et obtenu des diplômes en psychologie et hypnothérapie, mais aussi en théologie dans différentes universités. J’ai étudié tout cela afin d’avoir une meilleure vue d’ensemble.

C. C. : Est-ce que vous êtes incorporé par une entité quand vous soignez ?

R. F. : Il y a longtemps, je recevais l’énergie, ou bien l’entité (peu importe comment nous la nommons), et je n’en étais absolument pas conscient. Puis, petit à petit, en étudiant davantage, j’ai pris de plus en plus conscience de ce qui se passait. Aujourd’hui je peux dire que j’ai la pleine conscience : je peux sentir arriver l’entité ou énergie, je peux voir l’aura et l’énergie du «patient», les points sur lesquels je vais travailler et comment les entités travaillent. 

C. C. : Travaillez-vous avec le Dr Fritz qui s’incorporait déjà à travers d'autres médiums guérisseurs ?

R. F. : Oui, je ne sais pas pourquoi le Docteur Fritz m’a choisi. Grâce à lui j’ai vécu des changements importants dans ma vie. Je suis vraiment et toujours très heureux de voir ma fille en bonne santé. J’ai une profonde gratitude pour lui. J’ai longtemps travaillé avec lui et j’ai vu des choses que vous ne pouvez imaginer. Le Dr Fritz n'est pas seulement le docteur allemand qui est mort pendant la première guerre. Ce n’est pas que cela.

C. C. : Comment le contact avec une entité invisible peut-il soigner, guérir, produire un miracle ?

R. F. : Il y a deux façons de comprendre le travail avec l’entité : •  La première approche est l’accès spirituel et/ou religieux. Peu importe la religion dont nous sommes issus, ici nous parlons uniquement d’outils spirituels au sens propre du terme (Religion signifie "relier les gens entre eux"), de canaux qui sont présents pour nous aider à travailler. 

• L’autre accès réside dans la conscience de ce que nous sommes. Pensez-vous que nous soyons différents, vous et moi ? Pensez-vous que je peux guérir et pas vous ? Pendant ces 25 ans de cheminement, ce que j’ai compris c'est que nous avions les mêmes capacités, les mêmes désirs, les mêmes souhaits, la même compassion en nous. 

En réalité, je crois que ce n’est pas seulement l’entité, ni la spiritualité, ni ce qu’il y a au-dessus de nous, ni ce que l’on ne peut pas atteindre, qui soigne. Peut-être nous imaginons-nous que cette entité vient en nous pour nous aider. Nous ne nous croyons pas assez puissants pour réussir : en réalité, c’est l’inverse. Nous ne guérissons pas à travers l’entité, nous nous aidons grâce à notre compassion et à notre amour. 

C’est facile à comprendre : est-ce que vous pouvez imaginer guérir sans aide parce que vous êtes un grand guérisseur et que vous utilisez le pouvoir ? Nous ne sommes que des instruments de Dieu. Jésus a dit : «Vous ferez mieux que moi». Mais nous n’y croyons pas ! Donc nous avons besoin de guérisseurs, ou de gourous (Maîtres) pour comprendre nos vies. Voilà le vrai problème ! Il est probable que la seule différence entre nous soit la sensibilité : peut-être en avez-vous plus que moi ou en ai-je plus que vous ? Bien sûr, j’ai foi dans les esprits, ma fille est en bonne santé maintenant car une entité l’a aidée. Mais je crois vraiment et surtout qu’elle a guéri car j’ai ouvert mon cœur, ma compassion, d’une façon tellement profonde que je l’ai également aidée. 

Je ne pense pas que Dieu soit ailleurs qu’en nous-mêmes, ni même loin de nous. Je crois qu’il est ICI à l’intérieur de nous. Par exemple, Dieu en brésilien se dit «DEUS», ce qui signifie «De TOUT Dieu, nous sommes TOUS Dieu», non pas une partie de Dieu mais nous sommes Dieu. Exactement de la même manière que nous disons : nous sommes intelligents, ou bien nous sommes sots ! Nous ne sommes ni l'intelligence, ni la sottise... Comprenez que nous possédons ces états en nous mêmes.

Nous arrivons sur terre avec tout cela à l’intérieur de nous. Dans nos valises pour ce voyage de la vie il y a tout. Notre évolution consiste nullement à «revêtir» le bon «habit» pour paraître, mais bien au contraire à ÊTRE ce qui est en nous au bon moment et pour la bonne action. Nous devons comprendre et savoir le reconnaître à l’instant opportun tout en étant conscients de sa nécessité. À chaque instant de notre vie nous choisirons d’ÊTRE l’instrument dont nous avons besoin et nous laisserons dans les bagages ce qui est inutile ! 

«Le bien et le mal résident tous deux dans le cœur de l’homme. Afin de réaliser le Soi, il est nécessaire d’explorer les extrêmes pour trouver le juste équilibre.» (Bhagavad Ghita). Lors d’un de mes séjours en Inde, au cours d'un entretien privé avec Sathya Sai Baba, nous avions tous des questions: Baba pourquoi ceci ? Baba pourquoi cela ? Que veulent dire la compassion, l’amour, etc… ?

Puis quelqu’un a demandé : «Baba, pourquoi ai-je vu que tu es Dieu ?» Et vous savez ce qu’a répondu Baba : «Vous connaissez la différence entre vous et moi ?» L’homme lui répondit : «Non, mais vous êtes Sathya (Vérité ), une divinité». - «Non», répondit Baba. «Nous sommes tous Dieu. La différence entre vous et moi c’est que je le sais et que je le crois !» Le processus pour guérir les personnes vient de cela : cette foi, cette certitude. Ce ne sont pas uniquement les entités.

Je vais vous donner mon sentiment. Mon opinion sur la guérison est la suivante : nous sommes tellement petits que nous pensons que cette réalité est notre vie ; alors comment imaginer, comprendre que nous sommes à un tel niveau d’harmonie, de paix, de compassion ? Nous sommes juste tout petits, un grain de sable, rien de plus dans cet immense univers. La seule chose que nous devons garder à l’esprit est : «entraînons-nous… exerçons-nous»Baba dit quelque chose de très intéressant : «l’amour c'est l’action». En comprenant réellement ces mots, vous pouvez faire la même chose, c’est-à-dire guérir.

Quand vous prenez un enfant dans les bras, votre bébé qui pleure ou qui a mal, que pensez-vous qu’il se passe ? C’est votre Amour et votre compassion qui l’apaisent. Donc, il n’y a pas de différence entre vous et moi. Et quelle question vous posez-vous à ce moment-là ? Aucune. Vous êtes dans l’amour, uniquement dans l’amour. 

C. C. : Si nous sommes Dieu, alors pourquoi tombons-nous malades ?

R. F. : C’est une très bonne question ! (rires)... Nous ne pouvons pas vivre éternellement ! Un jour vous avez mal aux jambes, aux genoux, au dos, au foie, cela fait partie de la vie… En fait, ce qui importe, ce n’est pas de vieillir, mais c’est d’avoir un but réel dans la vie. On peut dire d’un tel qu'il a 99 ans ! Oui, il a atteint 99 ans. Mais l'important est "qu’a-t-il fait de sa vie, ou que fait-il encore pour sa famille, pour ses amis, pour son voisinage ?"  

Heureusement, ou malheureusement, tomber malade fait partie intégrante de la vie. Laissez-moi vous présenter la vie en définissant deux de ses aspects : le bon et le mauvais. Sachez que tout ce que vous pouvez obtenir de l’un ou de l’autre, c’est de l’or pour vous, vos amis, vos proches. «Il n’existe aucun mal d’où le bien ne puisse pas jaillir et nul bien qui ne puisse entraîner le mal» (Bhagavad Ghita).

Pour votre famille et vos proches, ce qui est important, ce n’est pas d’avancer en âge pour devenir vieux, mais de VIVRE à chaque instant de façon à laisser des messages profonds pour les personnes qui vous entourent. Ce dont on se souviendra après la disparition d’une personne, c’est ce qu’elle aura fait PENDANT sa vie, ce qu’elle était. Imaginez une vie sans cela, quel gâchis, quelle perte de temps !

Bien sûr, nous ne sommes pas indestructibles. Je conçois que voir le bon côté des choses quand on a un cancer, une leucémie, une tumeur au cerveau, c’est très difficile. Ce dont je vous parle à l’instant, ce n’est pas de la maladie, mais de la manière dont elle est vécue, du sens des évènements de la vie. Par exemple : si vous avez mal au dos et que vous n’arrêtez pas de vous plaindre, psychologiquement parlant, vous aurez encore plus mal. La douleur est la façon dont vous vous voyez.

C. C. : Pourquoi un guérisseur arrive-t-il à provoquer un déclic et une guérison ?

R. F : Le meilleur guérisseur est le miroir, le réflecteur. Le guérisseur est là pour vous servir de miroir, pour que vous vous y reflétiez pour votre évolution. Il est là pour vous écouter, vous observer, vous voir grandir. En tant que guérisseurs, nous ne faisons pas de miracles. C’est une erreur de le croire. Parce que, en fait, c’est l’inverse : VOUS faites des miracles ! Si vous n’êtes pas d’accord, si vous ne dites pas : «Rubens, OK faisons cela ensemble», laissez tomber tout de suite car personne ne vous aidera. Vous avez besoin de décider, pas de vous battre, mais de travailler en coopération». Sathya Sai Baba dit que "la transformation s’opère par le passage du «je» au «nous, c’est-à-dire que l’homme doit développer une plus grande conscience collective pour le bien-être d’autrui et œuvrer dans ce sens».

 Je vais vous raconter une histoire : «Imaginez un taureau, un gros taureau. Il est devant vous. Vous portez des habits rouges, très rouges. Si le taureau fonce sur vous, il va vous écraser car vous ne pouvez affronter ni l’animal ni sa puissance. Par contre, en prenant une étoffe rouge, une cape, un foulard… à bout de bras, toute la puissance du taureau qui était censée vous écraser va passer à côté de vous. C’est comme une danse, un ballet : vous vous mettez en mouvement pour laisser passer le taureau à côté de vous. Avec la maladie c’est exactement pareil. Quand vous vous battez face à face avec quelque chose de puissant, vous perdez. Quand nous luttons contre le problème, nous sommes perdus. Nous allons aussi chercher des raisons dans nos blessures, des aspects psychologiques, des justifications par rapport à nos vies antérieures… nous voulons nous donner à tout prix des raisons pour nous trouver des solutions... !

Nous ne pouvons pas vivre si nous sommes incapables d’être en paix à l’intérieur de nous-mêmes. Il faut assez de paix en soi pour écarter le taureau d’un seul mouvement de main… et ce mouvement est possible et généré par la paix qui EXISTE en vous.

C. C. : Cela revient-il à dire que nous avons besoin de quelqu’un d'extérieur à nous pour nous ramener à cette paix intérieure ?

R. F. : Tout à fait : permettre de se souvenir ! C’est peut-être une des raisons d’être des guérisseurs. Personnellement, je ne pense pas que c’est moi qui fais cela. Je n’aime pas cette attitude égotique.  «Engage-toi dans le combat, laisse-moi l’initiative de l’action et que le mental repose sur le Soi Universel. N’aie aucune inspiration personnelle» (Bhagavad Ghita ). 

Je travaille sur moi-même. Je suis très heureux de ce que je fais dans ma vie et je le suis aussi et toujours pour ma fille devenue grande ! Je reste persuadé que nous avons les mêmes outils pour travailler. Faut-il chercher à rationnaliser ?  Alors imaginez-vous au Brésil parmi 1000 personnes, le guérisseur choisit un homme et lui demande de venir près de lui. Il soulève sa chemise pour découvrir son dos et fait une intervention sur une hernie discale. Il incise avec un scalpel, on voit la chair, les os. L’homme est debout, il parle, il ne ressent aucune douleur. Quelle serait votre première question à ce moment précis : «(silence)» ? Qu’est-ce qui anime sa main» ? «Comment cela est-il possible» ? «Pourquoi» ? NON. Vous êtes dans ce qui se passe au-delà de votre mental. Sans notre rationnel, nous vivons l’instant.

Cela me rappelle une anecdote : lorsque quelqu’un demanda à Einstein : «Comment avez-vous eu cette vision sur la théorie de la lumière» ? Ce dernier répondit qu’il ne savait plus, que c’était déjà sorti de son esprit. N’est-ce pas une réponse superbe ? Nous sommes capables de faire certaines choses sans les comprendre rationnellement.

C. C. : Que se passe t-il au niveau de l’Âme ?

R. F. : Posez-vous donc cette question : «Que se passe-t-il au niveau de l’Âme des 999 autres personnes qui regardent l’opération ?». Ils sont en état de Grâce, il s’est passé quelque chose. Utilisons des mots du dictionnaire comme : espoir, foi, croyance, amour.

Osho a dit : «Nous n’avons pas besoin de connaissance, nous avons juste besoin de récupérer notre innocence. Nous l’avions au début de notre vie et pas à pas, à force de négation, de dire non, dans notre vie, nous l’avons oubliée».

Jésus a dit : «Laissez venir à moi les petits enfants car le royaume de mon père leur appartient». Pensez-vous qu’Il faisait allusion à des enfants ? Non, il parlait de l’innocence que nous avions quand nous étions jeunes. Nous ne parlons pas de guérison de l’âme comme vous le dites, mais de la guérison de l’innocence. Parfois les miracles arrivent, parfois une, deux ou trois personnes vont mieux. Parfois rien ne semble avoir changé !

Pour définir ce qu'est un guérisseur, j'emploierais l'image d'un majordome qui ouvre la porte pour faire entrer quelqu'un. C'est mon point de vue : j'ouvre la porte pour que l'on entre en soi-même.

C. C. : Qu’en est-il pour les maladies karmiques ?

R. F. : Je ne crois pas au karma comme il est entendu en Occident. Il y a une grande différence dans la compréhension du karma entre l’Orient et l’Occident. Pour un Européen, le karma est lourd. Pour les Indiens, c’est un chemin qui permet d’avoir la connaissance du Soi. Sathya Saï Baba dit : «Le karma est comme le nuage de poussière derrière la charrette en mouvement. Quand la charrette s’arrête, la poussière tombe sur celle-ci. Mais la charrette ne peut pas toujours rouler sur la route sans jamais s’arrêter pour éviter la poussière. Le meilleur moyen est de rouler sur le bitume, loin de la route poussiéreuse. C’est-à-dire que l’homme doit acquérir la Grâce de Dieu et aller sur la route pavée par Elle». 

 Il faut faire la différence entre karma et dharma (celui-ci étant la voie juste). Quand nous parlons de maladie, les individus ne sont pas des malades. Ce sont des personnes momentanément atteintes d’une maladie. Ces personnes ne sont pas la souffrance bien qu’elles souffrent momentanément. C’est une notion capitale pour comprendre le karma. Quand vous croyez que vous êtes un malade, vous êtes malade ! Et vous aurez du mal à guérir. Quand vous pensez que vous êtes juste momentanément malade, vous avez toutes les chances d’aller mieux. 

S.P : Avez-vous d’autres actions au Brésil que votre travail de guérisseur ?

R. F. : Je prends de l’âge et je ne "traite" plus 2000 personnes par jour comme je l’ai fait pendant des années, lorsque j’étais plus jeune. J’accueille maintenant entre 300 et 400 personnes par jour.

J’ai ouvert un orphelinat où résident 44 enfants de 2 à 14 ans. J’ai créé une école pour enseigner aux enfants la danse, l’art, afin de leur donner l’opportunité d’explorer leurs sens de manière plus approfondie…

C. C. : Pouvez-vous nous parler de ce que vous faites dans d’autres pays que le Brésil ?

R. F. : Dans les années 90, alors que je ne travaillais qu’au Brésil, différentes chaînes de télévisions internationales sont venues assister à mon «travail» pour faire des reportages. Elles ont aussi pris des photos, ont écrit des articles dans les journaux. Je pense que ceci m’a permis d’être invité dans différents pays. À cette époque, j’étais bien trop occupé au Brésil et j’ai refusé. Ce n’est qu’en 1998 que j’ai décidé de me rendre, de plus en plus souvent, dans d’autres pays du monde. Je suis ainsi allé aux U.S.A., en Allemagne, en Italie, en Suisse, en Autriche… Je suis allé au Japon, en Australie… Je continue de le faire tant que cela m’est possible. J’anime des séminaires. J’essaie d’enseigner ce qui a été transmis. C’est intéressant car le Dr Fritz a transformé son «travail» et j’ai moi-même connu une réelle transformation par la même occasion.

Le Dr Fritz s’évertue de plus en plus à transmettre davantage le sens de la foi, celle de l’innocence dont il parle beaucoup. Il essaie de montrer des choses différentes…

J’ai vécu 4 ans en Australie où j’ai travaillé avec un groupe de médecins pour mettre au point une nouvelle thérapie. À l’époque, je partageais avec eux les informations qui m’étaient transmises par le Dr Fritz. Aujourd’hui j’utilise cette thérapie.

Je ne prescris pas de gélules. Parfois je conseille des herbes ou des plantes. Je suis hypnothérapeute et psychologue et je travaille avec ces outils. Des scientifiques qui ont «étudié mon cas» nomment la force qui circule et s’écoule à travers moi la transbioénergie. Je l’explique par des séminaires dans différents pays (Autriche, Allemagne, Suisse, U.S.A..)(1). Cet enseignement qui est réparti en 4 niveaux est validé aux U.S.A. et en Suisse par une reconnaissance équivalente à un diplôme.

C. C. : Existe t-il un livre sur vous ?

R.F. : Oui. Il en existe plusieurs, en italien, en anglais, en portugais, en allemand, en japonais, en chinois, etc... et espérons bientôt en français ! 

Propos recueillis par Cécile Courtat (A la demande de Rubens Faria, cette interview ou extraits de celle-ci ne peut être reproduite sans autorisation préalable . Merci de contacter Cécile Courtat (05 53 50 58 53).

1- Séminaires dans la langue du pays où ils se déroulent. 

Pour tous Renseignements : 06 27 32 58 83 (Nadine).

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Abeilles portées disparues, que se passe-t-il ?  (ARTICLES ET EXTRAITS) posté le lundi 30 mars 2009 16:59

Fidèles compagnes de l’homme depuis des millions d’années, les abeilles ont soudainement décidé de déserter les ruchers. Bien que l’on constate des disparitions depuis les années 80, l’année 2007 fut celle d’un pic de disparition massif et sans précédent d’un très grand nombre de colonies, un peu partout sur la planète.
Or, nous le savons, l’abeille joue un rôle primordial dans la nature à travers la pollinisation. Quatre-vingts pour cent des espèces végétales, des fruits, ont besoin des abeilles pour être fécondées. Einstein affirmait en 1923, que «si les abeilles venaient à disparaître, l’homme n’aurait plus que 4 années devant lui...sans abeilles, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d’animaux, plus d’hommes...». En 2008, ses prévisions deviennent réalité ! Que faire ? Saurons-nous redresser la barre avant qu’il ne soit trop tard ?


En 2007, un pic de disparition massif et sans précédent a été constaté. Une véritable catastrophe disent les spécialistes. La presse parla d’une extinction par dizaines de milliards. Cette année-là, les États-Unis auraient perdu plus de la moitié de leurs butineuses en l’espace de quelques mois. Ceci est d’autant plus inquiétant que le phénomène déjà observé par le passé a, en 2007, de nouvelles caractéristiques. Aucun cadavre n’est retrouvé dans la ruche ni aux alentours ; les abeilles disparaissent, comme volatilisées. Nous y reviendrons plus loin.
Une citation attribuée à Albert Einstein illustre particulièrement bien l’interdépendance des espèces. Celui-ci affirmait en 1923, que «si les abeilles venaient à disparaître, l’homme n’aurait plus que 4 années devant lui...sans abeilles, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d’animaux, plus d’hommes.»... Or la mort des butineuses, incroyable épidémie d’une ampleur faramineuse, est en train de se propager de ruche en ruche.
 
L’AMPLEUR DU PHÉNOMÈNE
En 2007, les estimations chiffrent à 1,5 millions (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies volatilisées dans 27 états des États-Unis et ceci en quelques mois ; au Québec, 40% des ruches sont portées manquantes. Les colonies sont décimées en Allemagne où, selon l’association des apiculteurs, les pertes vont jusqu’à 80% dans certains élevages. Même scénario un peu partout en Europe... La catastrophe semble totale et planétaire. Scientifiques et biologistes auraient, depuis longtemps, tiré la sonnette d’alarme. Le journal «Les Échos», dans un article daté du 20 août 2007, n’hésite pas à écrire : «Les abeilles s’éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait bien sonner le glas de l’espèce humaine».

EN FRANCE
En France, depuis 1995, chaque année des pertes de 300 000 à 400 000 abeilles sont constatées. Ces observations coïncident avec l’emploi de l’insecticide Gaucho (Bayer) utilisé en enrobage des semences. Le ministre de l’agriculture, s’appuyant sur l’avis scientifique émis par la Commission des toxiques, prit le 15 janvier 1999 la décision d’interdire le Gaucho en traitement des semences de tournesol. C’était la première application du Principe de Précaution à la protection de l’environnement.
Mais l’épidémie a repris de plus belle. L’hiver 2005/2006 fut particulièrement dramatique, avec la disparition de 15 à 95% des colonies. Même si les chiffres varient selon les enquêtes : en France, le rapport Saddier, remis en automne 2008 au Ministère de l’agriculture, affirme que le «taux de mortalité» de 30% à 35% des abeilles n’est plus contestable.
Fait notable, depuis janvier 2008 le Ministère de l’agriculture a autorisé l’utilisation du Cruiser comme insecticide d’enrobage du maïs. Or, le Cruiser contient une substance active différente du Gaucho et du Régent appelée thiaméthoxam, mais signalée «dangereuse pour les abeilles» par le Ministère.

APIS MELLIFERA APPARUE DEPUIS 100 MILLIONS D'ANNÉES
Selon les entomologistes, Apis Mellifera, notre merveilleuse abeille à miel, serait apparue sur la planète bleue depuis au moins une centaine de millions d’années. On la qualifie de domestique. Mais, contrairement à son appellation, Apis Mellifera n’a rien de "domestiquée", en tout cas pas avant le début du XXe siècle, date du début de l’élevage des reines en apiculture.
Les traces les plus anciennes font état d’une abeille fossile du genre «Electrapis», de la tribu des Apini, découverte dans l’ambre (résine fossile sécrétée par des conifères) de l’éocène. Elle aurait vécu il y a 40 millions d’années. Mais, en 2006, une équipe de chercheurs de l’Université de l’Orégon annonça la découverte en Birmanie du plus vieux fossile d’abeille de l’espèce Melittosphex Burmensis, dans de l’ambre du crétacé.
L’abeille, magnifique symbole de feu, vibrante étincelle divine a été considérée comme un animal sacré dans la plupart des anciennes civilisations. Depuis l’Égypte Ancienne, elle représente la royauté : en héraldique, ce symbole revient comme un motif récurrent. Napoléon Bonaparte, lors de son sacre, ne portait-il pas un manteau brodé d’abeilles d’or ? Les Mayas la considéraient comme une émanation de la lumière solaire : «Ah Muzen Cab», divinité de l’abeille.
Que reste-t-il de cette vision de l’abeille dans le panorama moderne ? Rien. En tout cas, pas grand-chose. Alors l’esclave au service de l’agriculture militarisée se mutine. Elle déserte et disparaît sans retour. Elle meurt aussi, bien sûr. Les abeilles font la grève de la pollinisation. Instinct de conservation ? Vital et viscéral instinct de survie ?

SYNDROME D'EFFONDREMENT DE LA RUCHE
L’homme moderne est-il vraiment le principal responsable de ce massacre ? Examinons les caractéristiques de cet effondrement. Car il s’agit bien d’un effondrement : les scientifiques nomment cette maladie «syndrome d’effondrement» (en anglais C.C.D. pour «Colony Collapse Disorder»). Elle est aussi baptisée en Angleterre du joli nom de «phénomène Marie-Céleste» (en souvenir du navire dont l’équipage se volatilisa en 1872).

CARACTÉRISTIQUES DU SYNDROME D'EFFONDREMENT

«Les trois quarts des cultures qui nourrissent l’humanité dépendent des abeilles» rappelle Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l’Inra (Institut national de recherche agronomique). Les disparitions d’ouvrières ont, en 2007, de nouvelles caractéristiques. Selon le MAAREC (Mid-atlantic Apiculture Research and extension Consortium), les abeilles ne reviennent pas à la ruche ; ce qui est un comportement très nouveau et pour le moins surprenant chez ces insectes. Les pertes sont rapides : en une nuit, une colonie entière disparaît. Le nombre de ruches touchées est important ; de plus, très peu de cadavres restent à l’intérieur ou à proximité de la ruche. Les abeilles se cachent-elles pour mourir ?
Autre caractéristique de cet étrange phénomène de 2007 : les raisons exactes semblent inconnues ou difficiles à cerner. Si aucun agent pris individuellement ne peut être incriminé, il se pourrait bien que ce soit la combinaison de plusieurs facteurs et traitements qui explique cet effondrement. Cela ne fait aucun doute pour le professeur Joe Cummins de l’université d’Ontario. Il affirme : «Des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles... un effet de cascade jouerait également entre ces champignons parasites et les bio pesticides produits par les plantes génétiquement modifiées.»
L’agriculture moderne et sécuritaire puce électroniquement tous les animaux domestiques. Elle n’a cependant pas encore eu le temps de lancer un vaste programme de puçage électronique de l’apiculture. Des dizaines de milliards d’abeilles sont portées disparues !

CAUSES PRINCIPALES DU PHÉNOMÈNE "Marie Céleste", la grande abeille

La surmortalité des abeilles dans de nombreux pays serait due à une quarantaine de facteurs biologiques et chimiques. Mais avant d’aller plus loin, une remarque de Gunther Hauk, directeur de Centre Pfeiffer aux U.S.A., semble particulièrement pertinente : «En ce qui concerne cet étrange phénomène, dénommé syndrome d’effondrement des colonies, je souhaiterais suggérer la ligne de réflexion suivante : Lorsque le stress, les poisons, la nourriture frelatée et «des pratiques d’exploitation» dénotant un manque de respect et de considération atteignent un certain niveau, l’essence spirituelle, cette composante de l’être qui maintient l’intégrité de l’organisme, disparaît. Lorsque nous regardons un animal, nous percevons son corps physique. Les Amérindiens, encore clairvoyants, «percevaient» cette entité spirituelle qui préside aux instincts vitaux de l’animal en toute sagesse. Ils appelaient cette entité spirituelle le «Grand Ours» ou le «Grand Bison». Nous serions enclins à penser que lorsque la «Grande Abeille» subit toutes ces forces destructives, elle se détache de l’entité physique. Lorsque le centre spirituel de la ruche est ainsi affaibli, l’abeille individuelle s’envole et ne revient plus. La «Grande Abeille», que l’on pourrait appeler l’âme-groupe, ne peut pas maintenir l’intégrité de la colonie.»
• Pratiques d'élevage intensif
Les abeilles sont-elles stressées ? Il est certain que la grande mobilité qui leur est imposée par les apiculteurs les louant pour la pollinisation des cultures en est une des causes. L’apiculture industrielle n’est pas différente des autres types d’élevages intensifs : les ruches sont alignées en rangées serrées les unes contre les autres. Alors que dans la nature on trouve au maximum trois à quatre ruches par kilomètre carré. La perte de la biodiversité prive les abeilles de plantes à polliniser. La mauvaise nourriture des ruches est également à incriminer. Dans les ruches en cours d’effondrement, l’essaim refuse de consommer la nourriture-poison apportée : sirop de maïs, sucre blanc, farine de soja, huile de colza, le tout à la sauce O.G.M. D’autres causes plus difficiles à cerner sont également évoquées, comme par exemple une sexualité bridée par l’insémination artificielle des reines et la quête obsessionnelle de reines d’élite.
• Des Agents biologiques
Parasites, prédateurs, champignons, bactéries, virus,... dont le Varroa destructor, qui est un acarien parasite qualifié «d’ennemi n°1» dans le rapport du député de Haute-Savoie Martial Saddier (automne 2008). Mais il n’a envahi l’Europe qu’au début des années 60. Ce qui a changé, c’est la résistance des colonies d’abeilles à ce parasite.
• Des Agents chimiques

L’AFFSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) rappelle que le catalogue des produits phytosanitaires dénombre aujourd’hui 5000 produits commerciaux dont l’utilisation est susceptible de causer des dommages irréversibles aux colonies d’abeilles. À partir de 1942, l’usage des insecticides organiques de synthèse se répand. Et, parmi les insecticides récents, on trouve l’imidaclopride ainsi que le fipronil.
L’imidaclopride est contenu dans le Gaucho (en enrobage ou pelliculage des semences de betterave, d’orge, de blé ; son autorisation est provisoirement suspendue sur le tournesol) et le Confidor.
Le fipronil se trouve dans le Régent TS (en enrobage des semences de riz, de maïs et de tournesol. -Métis, Texas, Jumper, Zoom, Schuss) et dans le Régent MG (en traitement des surfaces agricoles). La démonstration du lien entre l’impact de ces insecticides et les mortalités et désorientations de butineuses observées ces dernières années fait débat. C’est la bataille des arguments scientifiques.
En décembre 2003, le Professeur Jean-François Narbonne, toxicologue, remit les résultats de son étude de toxicologie du fipronil. Il jugeait cette substance neurotoxique, hépatotoxique et néphrotoxique.
Bayer, qui possédait encore le fipronil en 2003 (inventée par Rhône-Poulenc entre 1985 et 1987), a versé 45 millions de dollars de dommages et intérêts à 1600 plaignants de la Louisiane qui l’avaient attaqué au tribunal pour destruction de leur élevage d’écrevisses suite à l’usage, dans les plantations de riz, de l’icon (insecticide utilisé contre les charançons à base de fipronil).
Selon le Professeur Belhomme, professeur de cancérologie et fondateur de l’ARTAC : «C’est l’un des pesticides qui contaminent le plus l’eau, et sa molécule n’est pas sélective. Elle ne touche pas seulement les abeilles mais aussi les oiseaux, les poissons et les mammifères. La molécule est stockée dans les tissus graisseux. Mais ce qui est inadmissible, c’est la négligence du ministère de l’Agriculture et les mensonges des industriels concernés». La nature de la toxicité du fipronil est clairement démontrée aux USA. Mais cette substance ramène chaque année des centaines de millions de dollars.

L'ÉTRANGE POSITION DE L'EUROPE, le gaucho et le Régent "dédouanés"
Des experts européens «indépendants» ont dédouané le Gaucho et le Régent. En janvier 2006, l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf, 48 % des ruches françaises) exprimait ses craintes de voir le Gaucho et le Régent TS de nouveau autorisés. La valse continue. Les firmes innocentent bien évidemment leurs produits. Nous naviguons en plein flou scientifique.
Question essentielle : comment les experts européens peuvent-ils maintenant dédouaner le Gaucho alors que l’imidaclopride, son principe actif, est actuellement considérablement incriminé outre-Atlantique ? Se peut-il que les experts apicoles des universités US soient trop nombreux pour être menacés par les multinationales de l’agro-chimie ? Comprenne qui pourra !
Menaces, corruptions et lobbying, tels sont les trois outils majeurs de persuasion auxquels ont eu recours les multinationales de l’agro-chimie, et ce depuis la dernière guerre mondiale. Le sujet est trop vaste pour être développé ici. Nous citerons l’ouvrage de Rachel Carson : «Le Printemps Silencieux», publié en 1962, qui fut pris comme référence par William O. Douglas qui siégea pendant 37 années en tant que juge à la Cour Suprême aux USA.. Celui-ci demanda la création de lois pour faire obstacle «à tous les empoisonneurs de la race humaine du XXe siècle» ! Cet ouvrage attira aussi fortement l’attention du Président Kennedy, qui ne vécut pas assez longtemps pour pouvoir prendre des mesures efficaces, mais qui eut cependant le temps de faire voter le Pesticide Act (note 1). Citons aussi l’ouvrage de Nicolino et Veillerette : «Pesticides. Révélations sur un scandale français». Simple remarque : La taxe d’homologation des produits phytosanitaires était, en 2001, de 3800 euros maximum pour les produits très toxiques, cancérigènes ou mutagènes : pas de quoi ruiner une multinationale !

L'ELECTROSMOG (note 2)
Là aussi le débat fait rage. D’après le journal «The Independent» du 7 septembre 2008, une nouvelle étude sur la téléphonie mobile, la wi-fi et les lignes électriques, corrobore l’effondrement des colonies d’abeilles. En France, en 2008, Philippe Weibel, un apiculteur des Pyrénées constate avec effroi : «Chaque printemps, une ruche sur trois est vide. Toutes les abeilles ont disparu sans laisser de traces». Mais les pesticides ne sont pas utilisés aux alentours de son village. Philippe Weibel est persuadé que ce problème est causé par les antennes relais. L’interview de Philippe Weibel, filmée en août 2008 par Annie Lobé, journaliste, donne une idée de l’ampleur de la dévastation planétaire engendrée par les ondes de la téléphonie mobile.
Les études de l’Université de Koblenz-Landau (rapportées dans «The Independent» en 2007) ont démontré que les abeilles ne peuvent plus revenir à leurs ruches si des téléphones mobiles numériques ont été placés entre celles-ci. Une enquête autrichienne a noté que les deux tiers des apiculteurs qui ont un site d’antennes-relais de téléphonie mobile à moins de 300 m ont subi un effondrement de colonies inexpliqué. Les enquêtes, les études et les constatations se sont multipliées.
L’orientation et le système de navigation des abeilles fascinent encore nombre de scientifiques. Le voile sur ce grand mystère se lève peu à peu. Karl von Frisch mit en évidence, en 1973, les bases des mécanismes de l’orientation des abeilles. Il obtint d’ailleurs un prix Nobel de physiologie et de médecine pour ses recherches sur ce qu’il appela alors la «danse» des abeilles... selon lui, ces mouvements rapides et répétitifs visaient à expliquer aux collègues butineuses à quelle distance et dans quelle direction se trouvaient les champs en fleurs.
Depuis le siècle dernier, on connaît fort bien l’extrême sensibilité des abeilles aux champs électromagnétiques et aux perturbations du champ magnétique terrestre. On trouve dans leur abdomen des nano-particules de magnétite. Selon les observations du professeur Ferdinand Ruzicka, les butineuses sont tellement affaiblies par la présence des antennes de téléphonie qu’elles deviennent moins résistantes aux maladies. Il considère également que 15 ans auparavant, elles étaient capables de résister à des infestations de varroa beaucoup plus importantes.

LETTRE À L'ÉLÉPHANT OU LETTRE A L'ABEILLE
Qu’il me soit permis de terminer cet exposé par une lettre de Romain Gary adressée à l’éléphant. Celle-ci pourrait s’adresser tout aussi bien à l’abeille.
«Il n’est pas douteux que votre disparition signifiera le commencement d’un monde entièrement fait pour l’homme. Mais laissez-moi vous dire ceci, mon vieil ami, dans un monde entièrement fait pour l’homme, il se pourrait bien qu’il n’y ait pas non plus place pour l’homme. C’est ainsi, monsieur et cher éléphant, que nous nous trouvons, vous et moi, sur le même bateau, poussé vers l’oubli par le même vent puissant du rationalisme absolu. Dans une société vraiment matérialiste et réaliste, poètes, écrivains, artistes, rêveurs, et éléphants ne sont plus que des gêneurs».
Anne Givaudan affirmait en 2004 : «Il y a des peuples d’animaux qui sont en relation directe avec les étoiles. Les abeilles, par exemple, sont des apports de Vénus». Où disparaissent-elles donc, nos messagères du cosmos ?
Pour terminer sur une note optimiste, il faut savoir que des apiculteurs cherchent et proposent aujourd’hui des «solutions». L’un d’eux a développé une forme d’apiculture qu’il appelle «solaire» pour laquelle il a créé des ruches en terre (note 3). Il est aussi l’inventeur d’une ruche extensible qui permet de mieux traiter la Varroase (note 4). La collaboration entre les abeilles et les hommes n’a pas dit son dernier mot... Mais la sonnette d’alarme est bel et bien tirée.

Par Serge Stanrod

Notes : 

1 - Codification administrative modifiant la loi sur les pesticides en vue d'interdire l'usage et la vente de pesticides pouvant être utilisés en agriculture destinée à des fins esthétiques.

2 - Electrosmog : terme employé pour désigner l’environnement créé par une multitude d’ondes artificielles électriques ou radioactives (lignes à haute tension, radars, téléphonie mobile...)
3 - Voir http://www.liberterre.fr/liberterres/apiculture02.htm (photo à gauche)
4 - Voir traitement naturel de la varroase sur www.liberterre.fr/liberterres/index.html

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