Rubens Faria sillonne le
monde aujourd'hui pour remplir la mission de sa vie : la guérison.
Son lieu de vie est «Rio De Janeiro» au Brésil où il vit avec sa
famille et où il a fondé un orphelinat et une école. Notre
rencontre fut joviale, simple et profonde, à l'image de cet être
qui rayonne la foi en Dieu et en
l'humanité.
Cécile Courtat : Rubens Faria,
quand avez-vous commencé à soigner ? Pouvez-vous nous parler de ce
qui a déclenché votre engagement en tant que médium guérisseur ?
Est-ce un don ?
Rubens Faria
: Rien ne
me prédestinait à soigner. J’étais ingénieur. Alors que ma
fille avait tout juste 3 jours, on m'informa par un diagnostic
médical que son pronostic de vie était quasiment nul. Elle avait 6
jours quand les médecins me dirent qu’elle ne survivrait pas.
Elle avait une maladie très rare des poumons que la médecine ne
savait pas guérir. Les médecins disaient qu'il n'y avait pas
d'espoir, aucune chance qu'elle s'en sorte ni aucun moyen d'y
parvenir. À cette époque de ma vie, j'étais très sceptique et
très carré dans ma tête. J'observais des faits, rien de plus. Je
vivais dans une famille aimante et croyante, bien sûr. Moi je ne
l'étais pas. Avant cet "épisode" qui concernait mon enfant, je
n’avais jamais prié de ma vie. C’est dans cette
circonstance-là, à ce moment précis que j’ai commencé à prier
: POUR ma fille, profondément et de tout mon cœur.
C. C. : Avez-vous cherché un
autre type de médecine ?
R. F.
: Bien sûr ! Nous avons consulté toutes
"sortes" de docteurs, nous sommes allés dans différents hôpitaux et
avons vu de grands spécialistes. Mais tous sans exception nous
donnaient la même triste réponse. J’ai refusé
d’accepter ce constat. Pour ma fille, j'ai commencé à prier.
Bien au-delà des prières, je me parlais intérieurement et
profondément. Puis, j’ai demandé un "miracle",
un espoir ! Et là, tout naturellement, j’ai ouvert mon
cœur. Après toutes ces années sans foi et dans le doute,
j’ai tout remis dans les mains de Dieu : ma vie et celle de
ma fille. Et cela a fonctionné. Ma fille fut guérie ; une réelle
rémission. Elle avait 10 jours et elle a survécu.
Aujourd’hui, elle a 17 ans et elle est en bonne
santé.
C. C. : Que
s’est–il passé après ce «miracle»
?
R.F. : À la suite de cet événement, j’ai
complètement changé ma vie et ma façon de voir les gens. J’ai
essayé de comprendre cette sorte de miracle que j’ai ressenti
dans ma chair. Un miracle, pour moi, c’est vraiment la
vie. J’ai abandonné mon métier d’ingénieur et les
affaires dont je m’occupais auparavant pour trouver une
raison à tout cela.
Pendant très longtemps,
j’ai cherché et encore cherché à comprendre. Je
voulais absolument comprendre avec ma tête ! et je n’ai pas
trouvé (sourire). Ce miracle fut l’occasion d’un grand
bond en avant dans ma vie. Depuis, j’ai une gratitude
infinie. Je suis si reconnaissant de voir ma fille aller de l'avant
de jour en jour, grandir, être heureuse et en bonne santé.
C’est cela le miracle !
Essayez de comprendre les miracles de la
vie et de les rendre rationnels : c’est impossible !
J’utilise ce "miracle" comme un outil pour avancer dans ma
vie. Parfois, j'essaye encore de "comprendre un peu", parce que je
suis si heureux de voir ma fille évoluer !
C. C. : Après la guérison
miraculeuse de votre fille, comment en êtes-vous arrivé à soigner
vous-même d’autres personnes ?
R. F.
: Question intéressante (grand sourire) !
Pour ma fille, c’était la première fois de ma vie que
j’utilisais mes mains pour aider quelqu’un. Mais
c'était tellement évident puisque c’était ma fille. J'ai
continué à essayer de comprendre justement pour pouvoir le faire
pour d’autres personnes. Puis je me suis dit :
«Pas la peine de comprendre, tu
vas quand même continuer ; d’une manière ou d’une autre
cela apportera une réponse à ta vie, au sens même de ta
vie».
Sathya Sai Baba dit :
«N’essayez pas de me
comprendre, expérimentez-moi».
Alors, je commençai à travailler avec mes mains. Je me souviens du
premier endroit, chez un ami qui me prêtait une pièce. Il me dit :
«Tu peux travailler
ici». J’ai attendu mon
premier "patient" pendant des heures. Un homme arriva, et je ne me
souviens plus exactement de ce qui s’est passé. Nous avons
prié ensemble. Peut-être une demi-heure ? Je me suis senti alors
«partir» et puis «revenir». L’homme avait un kyste de
graisse. L’entité a pris un
couteau, un couteau rouillé, et a coupé ce kyste, sans anesthésie,
et sans provoquer de douleur. Elle a ensuite recousu
l’incision avec une aiguille normale. C’était la
première fois, c’était incroyable !
C. C. : Après cette première
expérience, avez-vous cherché d’autres personnes qui
soignaient de façon similaire ?
R. F. : Oui. J’ai essayé de trouver
d’autres personnes qui avaient connu la même expérience, dans
ce même esprit. Au Brésil, il y a beaucoup de guérisseurs ou
de chamans. J’ai parlé avec certains d’entre eux en les
questionnant sur leur mission et leur but. Je leur ai demandé aussi
comment ils avaient commencé. A ce moment-là,
j’essayais encore de comprendre
mais ce n’était pas si facile !
Quand je vois quelqu’un effectuer
une activité que je qualifie de «paranormale», tout d’abord
je suis attentif à l’acte même, je ne vais pas au-delà,
j’observe ce que fait la personne. C’est, bien entendu,
toujours spectaculaire ; mais qui y a-t-il derrière cela ?
Personnellement, ce que je vois derrière tout cela, c'est : la
compassion, l’amour, des sentiments réellement profonds pour
chacun, un contact qu'on pourrait dire d'une âme vers une autre
âme…
J’ai bien sûr étudié ce qui est très
répandu dans mon pays, c’est-à-dire les écrits d’Alain
Kardec, et j’ai obtenu des réponses grâce à ses livres.
Parallèlement, j’ai étudié et obtenu des diplômes en
psychologie et hypnothérapie, mais aussi en théologie dans
différentes universités. J’ai étudié tout cela afin
d’avoir une meilleure vue d’ensemble.
C. C. : Est-ce que vous
êtes incorporé par une entité quand vous
soignez
?
R. F.
: Il y a longtemps, je recevais
l’énergie, ou bien
l’entité
(peu importe comment nous la
nommons), et je n’en étais absolument pas conscient. Puis,
petit à petit, en étudiant davantage, j’ai pris de plus en
plus conscience de ce qui se passait. Aujourd’hui je peux
dire que j’ai la pleine
conscience : je peux sentir
arriver l’entité ou énergie, je peux voir l’aura et
l’énergie du «patient», les points sur lesquels je vais
travailler et comment les entités
travaillent.
C. C. : Travaillez-vous avec
le Dr Fritz qui s’incorporait déjà à travers d'autres médiums
guérisseurs ?
R. F.
: Oui, je ne sais pas pourquoi le
Docteur Fritz m’a choisi. Grâce à lui j’ai vécu des
changements importants dans ma vie. Je suis vraiment et toujours
très heureux de voir ma fille en bonne santé. J’ai une
profonde gratitude pour lui. J’ai longtemps travaillé avec
lui et j’ai vu des choses que vous ne pouvez imaginer. Le Dr
Fritz n'est pas seulement le docteur allemand qui est mort pendant
la première guerre. Ce n’est pas que cela.
C. C. : Comment le contact
avec une entité invisible peut-il soigner, guérir, produire un
miracle
?
R. F.
: Il y a deux façons de comprendre le
travail avec l’entité : • La première
approche est l’accès spirituel et/ou religieux. Peu importe
la religion dont nous sommes issus, ici nous parlons uniquement
d’outils spirituels au sens propre du terme (Religion
signifie "relier les gens entre eux"), de canaux qui sont présents
pour nous aider à travailler.
• L’autre accès réside
dans la conscience de ce que nous sommes. Pensez-vous que nous
soyons différents, vous et moi ? Pensez-vous que je peux guérir et
pas vous ? Pendant ces 25 ans de cheminement, ce que j’ai
compris c'est que nous avions les mêmes capacités, les mêmes
désirs, les mêmes souhaits, la même compassion en
nous.
En réalité, je crois que ce
n’est pas seulement l’entité, ni la spiritualité, ni ce
qu’il y a au-dessus de nous, ni ce que l’on ne peut pas
atteindre, qui soigne. Peut-être nous imaginons-nous que cette
entité vient en nous pour nous aider. Nous ne nous croyons pas
assez puissants pour réussir : en réalité, c’est
l’inverse. Nous ne guérissons pas à travers l’entité,
nous nous aidons grâce à notre compassion et à notre
amour.
C’est facile à comprendre :
est-ce que vous pouvez imaginer guérir sans aide parce que vous
êtes un grand guérisseur et que vous utilisez le pouvoir ?
Nous ne sommes que des instruments de
Dieu. Jésus a dit :
«Vous ferez mieux que
moi». Mais nous n’y croyons
pas ! Donc nous avons besoin de guérisseurs, ou de gourous
(Maîtres) pour comprendre nos vies. Voilà le vrai problème
! Il est probable que la seule différence
entre nous soit la sensibilité : peut-être en avez-vous plus que
moi ou en ai-je plus que vous ? Bien sûr, j’ai foi dans les
esprits, ma fille est en bonne santé maintenant car une entité
l’a aidée. Mais je crois vraiment et surtout qu’elle a
guéri car j’ai ouvert mon cœur, ma compassion,
d’une façon tellement profonde que
je l’ai
également aidée.
Je ne pense pas que
Dieu soit ailleurs qu’en nous-mêmes, ni même loin de nous. Je
crois qu’il est ICI à l’intérieur de
nous. Par exemple, Dieu en
brésilien se dit «DEUS», ce qui signifie «De TOUT Dieu, nous sommes
TOUS Dieu», non pas une partie de Dieu mais nous
sommes
Dieu. Exactement de la même
manière que nous disons : nous sommes intelligents, ou bien nous
sommes sots ! Nous ne sommes ni l'intelligence, ni la sottise...
Comprenez que nous possédons ces états en nous
mêmes.
Nous arrivons sur terre avec tout
cela à l’intérieur de nous. Dans nos valises pour ce voyage
de la vie il y a tout. Notre évolution consiste nullement à
«revêtir» le bon «habit» pour paraître, mais bien au contraire à
ÊTRE ce qui est en nous au bon moment et pour la bonne action. Nous
devons comprendre et savoir le reconnaître à l’instant
opportun tout en étant conscients de sa nécessité. À chaque instant
de notre vie nous choisirons d’ÊTRE l’instrument dont
nous avons besoin et nous laisserons dans les bagages ce qui est
inutile !
«Le
bien et le mal résident tous deux dans le cœur de
l’homme. Afin de réaliser le Soi, il est nécessaire
d’explorer les extrêmes pour trouver le juste
équilibre.» (Bhagavad Ghita). Lors
d’un de mes séjours en Inde, au cours d'un entretien privé
avec Sathya Sai Baba, nous avions tous des
questions: Baba pourquoi ceci ? Baba pourquoi cela ? Que veulent dire la
compassion, l’amour, etc…
?
Puis quelqu’un
a demandé : «Baba, pourquoi ai-je vu que tu es Dieu
?» Et vous savez ce
qu’a répondu Baba : «Vous connaissez la différence entre vous
et moi ?» L’homme lui
répondit : «Non, mais vous êtes Sathya (Vérité ), une
divinité». -
«Non»,
répondit Baba. «Nous sommes tous Dieu. La différence entre vous et moi
c’est que je le sais et que je le crois
!» Le
processus pour guérir les personnes vient de cela : cette foi,
cette certitude. Ce ne sont pas uniquement les
entités.
Je vais vous donner mon sentiment. Mon
opinion sur la guérison est la suivante : nous sommes tellement
petits que nous pensons que cette réalité est notre vie ; alors
comment imaginer, comprendre que nous sommes à un tel niveau
d’harmonie, de paix, de compassion ? Nous sommes juste tout
petits, un grain de sable, rien de plus dans cet immense univers.
La seule chose que nous devons garder à l’esprit est :
«entraînons-nous…
exerçons-nous». Baba dit quelque
chose de très intéressant : «l’amour c'est
l’action». En comprenant réellement ces mots, vous pouvez faire la même
chose, c’est-à-dire guérir.
Quand vous prenez un enfant dans les bras,
votre bébé qui pleure ou qui a mal, que pensez-vous qu’il se
passe ? C’est votre Amour et
votre compassion qui l’apaisent. Donc, il n’y a pas
de différence entre vous et moi. Et quelle question vous posez-vous
à ce moment-là ? Aucune. Vous êtes dans
l’amour, uniquement
dans l’amour.
C. C. : Si nous sommes Dieu,
alors pourquoi tombons-nous malades ?
R. F.
: C’est une très bonne question !
(rires)... Nous ne pouvons pas vivre éternellement ! Un jour vous
avez mal aux jambes, aux genoux, au dos, au foie, cela fait partie
de la vie… En fait, ce qui importe, ce n’est pas de
vieillir, mais c’est d’avoir un but réel dans la vie.
On peut dire d’un tel qu'il a 99 ans ! Oui, il a atteint 99
ans. Mais l'important est "qu’a-t-il fait de sa vie, ou que
fait-il encore pour sa famille, pour ses amis, pour son voisinage
?"
Heureusement, ou malheureusement, tomber
malade fait partie intégrante de la vie. Laissez-moi vous présenter
la vie en définissant deux de ses aspects : le bon et le mauvais.
Sachez que tout ce que vous pouvez obtenir de l’un ou de
l’autre, c’est de l’or pour vous, vos amis, vos
proches. «Il n’existe aucun
mal d’où le bien ne puisse pas jaillir et nul bien qui ne
puisse entraîner le mal»
(Bhagavad Ghita).
Pour votre famille et vos proches, ce qui
est important, ce n’est pas d’avancer en âge pour
devenir vieux, mais de VIVRE à chaque instant de façon à laisser
des messages profonds pour les personnes qui vous entourent. Ce
dont on se souviendra après la disparition d’une personne,
c’est ce qu’elle aura fait PENDANT sa vie, ce
qu’elle était. Imaginez une vie sans cela, quel gâchis,
quelle perte de temps !
Bien sûr, nous ne sommes pas
indestructibles. Je conçois que voir le bon côté des choses quand
on a un cancer, une leucémie, une tumeur au cerveau, c’est
très difficile. Ce dont je vous parle à l’instant, ce
n’est pas de la maladie, mais de la manière dont elle est
vécue, du sens des évènements de la vie. Par exemple : si vous
avez mal au dos et que vous n’arrêtez pas de vous plaindre,
psychologiquement parlant, vous aurez encore plus mal. La douleur
est la façon dont vous vous voyez.
C. C. : Pourquoi un guérisseur
arrive-t-il à provoquer un déclic et une guérison
?
R. F
: Le meilleur guérisseur est le miroir, le
réflecteur. Le guérisseur est là pour vous servir de miroir, pour
que vous vous y reflétiez pour votre évolution. Il est
là pour vous écouter, vous observer, vous voir grandir. En tant que
guérisseurs, nous ne faisons pas de miracles. C’est une
erreur de le croire. Parce que, en fait, c’est
l’inverse : VOUS faites des miracles ! Si vous n’êtes
pas d’accord, si vous ne dites pas : «Rubens, OK faisons cela ensemble», laissez tomber tout de
suite car personne ne vous aidera. Vous avez besoin de décider, pas
de vous battre, mais de travailler en
coopération». Sathya Sai Baba dit
que "la transformation
s’opère par le passage du «je» au «nous, c’est-à-dire
que l’homme doit développer une plus grande conscience
collective pour le bien-être d’autrui et œuvrer dans ce
sens».
Je vais vous raconter une histoire : «Imaginez un
taureau, un gros taureau. Il est devant vous. Vous portez des
habits rouges, très rouges. Si le taureau fonce sur vous, il va
vous écraser car vous ne pouvez affronter ni l’animal ni sa
puissance. Par contre, en prenant une étoffe rouge, une cape, un
foulard… à bout de bras, toute la puissance du taureau qui
était censée vous écraser va passer à côté de vous. C’est
comme une danse, un ballet : vous vous mettez en mouvement pour
laisser passer le taureau à côté de vous. Avec la maladie
c’est exactement pareil. Quand vous vous battez face à face
avec quelque chose de puissant, vous perdez. Quand nous luttons
contre le problème, nous sommes perdus. Nous allons aussi chercher
des raisons dans nos blessures, des aspects psychologiques, des
justifications par rapport à nos vies antérieures… nous
voulons nous donner à tout prix des raisons pour nous trouver des
solutions... !
Nous ne pouvons pas vivre si nous
sommes incapables d’être en
paix à l’intérieur de nous-mêmes. Il faut assez de paix en soi pour écarter le taureau
d’un seul mouvement de main… et ce mouvement est
possible et généré par la paix qui EXISTE en
vous.
C. C. : Cela revient-il à dire que
nous avons besoin de quelqu’un d'extérieur à nous pour nous
ramener à cette paix intérieure ?
R. F. :
Tout à fait : permettre de se souvenir
! C’est peut-être une des
raisons d’être des guérisseurs. Personnellement, je ne pense
pas que c’est moi qui fais cela. Je n’aime pas cette
attitude égotique. «Engage-toi dans le combat, laisse-moi l’initiative de
l’action et que le mental repose sur le Soi Universel.
N’aie aucune inspiration
personnelle» (Bhagavad Ghita ).
Je travaille sur moi-même.
Je suis très heureux de ce que je fais dans ma vie et je le suis
aussi et toujours pour ma fille devenue grande ! Je reste persuadé
que nous avons les mêmes outils pour
travailler. Faut-il chercher à
rationnaliser ? Alors imaginez-vous au Brésil parmi 1000
personnes, le guérisseur choisit un homme et lui demande de venir
près de lui. Il soulève sa chemise pour découvrir son dos et fait
une intervention sur une hernie discale. Il incise avec un scalpel,
on voit la chair, les os. L’homme est debout, il parle, il ne
ressent aucune douleur. Quelle serait votre première question à ce
moment précis : «(silence)» ? Qu’est-ce qui anime sa main» ?
«Comment cela est-il possible» ? «Pourquoi» ? NON. Vous êtes dans
ce qui se passe au-delà de votre mental. Sans notre rationnel, nous vivons
l’instant.
Cela me rappelle une
anecdote : lorsque quelqu’un demanda à Einstein :
«Comment
avez-vous eu cette vision sur la théorie de la
lumière» ?
Ce dernier répondit qu’il ne savait plus, que c’était
déjà sorti de son esprit. N’est-ce pas une réponse superbe ?
Nous sommes capables de faire certaines choses sans les comprendre
rationnellement.
C. C. : Que se
passe t-il au niveau de l’Âme ?
R.
F. :
Posez-vous donc cette question : «Que se passe-t-il au niveau de l’Âme des 999 autres
personnes qui regardent l’opération
?». Ils sont
en état de
Grâce, il
s’est passé quelque chose. Utilisons des mots du dictionnaire
comme : espoir, foi, croyance, amour.
Osho a dit :
«Nous
n’avons pas besoin de connaissance, nous avons juste besoin
de récupérer notre innocence. Nous l’avions au début de notre
vie et pas à pas, à force de négation, de dire non, dans notre vie,
nous l’avons oubliée».
Jésus a dit :
«Laissez
venir à moi les petits enfants car le royaume de mon père leur
appartient». Pensez-vous qu’Il faisait allusion à des enfants ?
Non, il parlait de l’innocence que nous avions quand nous
étions jeunes. Nous ne parlons pas de guérison de l’âme comme
vous le dites, mais de la guérison de l’innocence. Parfois
les miracles arrivent, parfois une, deux ou trois personnes vont
mieux. Parfois rien ne semble avoir changé !
Pour définir ce qu'est un
guérisseur, j'emploierais l'image d'un majordome qui ouvre la
porte pour faire entrer quelqu'un. C'est mon point de vue : j'ouvre
la porte pour que l'on entre en
soi-même.
C. C. : Qu’en
est-il pour les maladies karmiques ?
R.
F. : Je ne
crois pas au karma comme il est entendu en Occident. Il y a une
grande différence dans la compréhension du karma entre
l’Orient et l’Occident. Pour un Européen, le karma est
lourd. Pour les Indiens, c’est un chemin qui permet
d’avoir la connaissance du Soi. Sathya Saï Baba dit :
«Le karma
est comme le nuage de poussière derrière la charrette en mouvement.
Quand la charrette s’arrête, la poussière tombe sur celle-ci.
Mais la charrette ne peut pas toujours rouler sur la route sans
jamais s’arrêter pour éviter la poussière. Le meilleur moyen
est de rouler sur le bitume, loin de la route poussiéreuse.
C’est-à-dire que l’homme doit acquérir la Grâce de Dieu
et aller sur la route pavée par Elle».
Il faut faire la
différence entre karma et dharma (celui-ci étant la voie juste).
Quand nous parlons de maladie, les individus ne sont pas des
malades. Ce sont des personnes momentanément atteintes d’une
maladie. Ces personnes ne sont pas la souffrance bien
qu’elles souffrent momentanément. C’est une notion
capitale pour comprendre le karma. Quand vous croyez que vous êtes
un malade, vous êtes malade ! Et vous aurez du mal à guérir. Quand
vous pensez que vous êtes juste momentanément malade, vous avez
toutes les chances d’aller mieux.
S.P : Avez-vous d’autres actions au
Brésil que votre travail de guérisseur ?
R.
F. :
Je prends de l’âge et je ne "traite" plus 2000 personnes par
jour comme je l’ai fait pendant des années, lorsque
j’étais plus jeune. J’accueille maintenant entre 300 et
400 personnes par jour.
J’ai ouvert un
orphelinat où résident 44 enfants de 2 à 14 ans. J’ai créé
une école pour enseigner aux enfants la danse, l’art, afin de
leur donner l’opportunité d’explorer leurs sens de
manière plus approfondie…
C. C. : Pouvez-vous
nous parler de ce que vous faites dans d’autres pays que le
Brésil ?
R.
F. : Dans les années 90, alors que je ne travaillais qu’au
Brésil, différentes chaînes de télévisions internationales sont
venues assister à mon «travail» pour faire des reportages. Elles
ont aussi pris des photos, ont écrit des articles dans les
journaux. Je pense que ceci m’a permis d’être invité
dans différents pays. À cette époque, j’étais bien trop
occupé au Brésil et j’ai refusé. Ce n’est qu’en
1998 que j’ai décidé de me rendre, de plus en plus souvent,
dans d’autres pays du monde. Je suis ainsi allé aux U.S.A.,
en Allemagne, en Italie, en Suisse, en Autriche… Je suis
allé au Japon, en Australie… Je continue de le faire tant
que cela m’est possible. J’anime des séminaires.
J’essaie d’enseigner ce qui a été transmis. C’est
intéressant car le Dr Fritz a transformé son «travail» et
j’ai moi-même connu une réelle transformation par la même
occasion.
Le Dr Fritz
s’évertue de plus en plus à transmettre davantage le sens de
la foi, celle de l’innocence dont il parle beaucoup. Il essaie de
montrer des choses différentes…
J’ai vécu 4 ans en
Australie où j’ai travaillé avec un groupe de médecins pour
mettre au point une nouvelle thérapie. À l’époque, je
partageais avec eux les informations qui m’étaient transmises
par le Dr Fritz. Aujourd’hui j’utilise cette
thérapie.
Je ne prescris pas de
gélules. Parfois je conseille des herbes ou des plantes. Je suis
hypnothérapeute et psychologue et je travaille avec ces outils. Des
scientifiques qui ont «étudié mon cas» nomment la force qui circule
et s’écoule à travers moi la
transbioénergie. Je l’explique par des séminaires dans différents pays
(Autriche, Allemagne, Suisse, U.S.A..)(1). Cet enseignement qui est
réparti en 4 niveaux est validé aux U.S.A. et en Suisse par une
reconnaissance équivalente à un diplôme.
C. C. : Existe t-il
un livre sur vous ?
R.F.
: Oui. Il en existe plusieurs, en italien, en anglais, en
portugais, en allemand, en japonais, en chinois, etc... et espérons
bientôt en français !
Propos recueillis par Cécile Courtat (A la demande de Rubens
Faria, cette interview ou extraits de celle-ci ne peut être
reproduite sans autorisation préalable . Merci de contacter Cécile
Courtat (05 53 50 58 53).
1- Séminaires dans la langue du pays où ils se
déroulent.
Pour tous Renseignements : 06 27 32
58 83 (Nadine).
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