Nous sommes arrivés à un constat alarmant : au XXIe siècle,
les enfants sont en moins bonne santé que leurs parents. Une des
causes majeures est la pollution tant électromagnétique
qu'environnementale. Dès 1965, le Dr Maschi tirait la
sonnette d'alarme sur les effets perturbateurs des ondes
électromagnétiques. Il a mis en lumière l'origine d'une maladie
encore mal comprise, la sclérose en plaques. Comment préserver
notre santé dans un monde de plus en plus pollué
électromagnétiquement" (téléphones portables, antennes-relais...)
?
UNE CARRIÈRE TOUTE
TRACÉE
Mon «affaire» est, en
fait, une véritable aventure dans laquelle je me suis trouvé
entraîné, bien malgré moi. Né en 1928 à Nice, fils et frère de
médecins, marié à une dentiste, je suis également beau-frère de
deux médecins et oncle de trois médecins.
De 1945 à 1953,
j’ai fait mes études à la Faculté de Médecine de Paris.
Ancien externe des Hôpitaux de Paris, je suis titulaire de 4
diplômes : Études Spéciales d’Hygiène et d’Action
Sanitaire et Sociale, Médecine du Travail, Médecine Aéronautique et
Médecine Tropicale. En 1955, avec mon épouse, nous nous sommes
installés à Tuléar, sur l’île de Madagascar où j’ai
exercé, comme médecin généraliste pendant sept ans. En 1963, je me
suis réinstallé à Nice. Au cours de l’année 1965, j’ai
réalisé que, dans les pays industrialisés, la prolifération des
appareils de toutes sortes produisant ou utilisant le courant
électrique était capable de provoquer des perturbations de
l’environnement, et d’entraîner une nouvelle forme de
pollution que j’ai alors appelée «pollution
électromagnétique».
LA THÉORIE DE LA
POLLUTION ÉLECTROMAGNÉTIQUE
À
l’époque, les milieux scientifiques commençaient à peine à
reconnaître les conséquences déjà désastreuses de la pollution
chimique de l’air, des eaux et des sols, mais le grand public
était encore tenu dans l’ignorance totale des problèmes
d’environnement. On oublie généralement que le
Mouvement Écologique
International n’a débuté
qu’en 1968.
En 1967, j’ai
formulé une théorie selon laquelle la pollution électromagnétique
occasionne une lente et progressive électrocution des organismes
humains qui, suivant les individus, en fonction de facteurs
génétiques de prédisposition, pourrait jouer un rôle déterminant
dans les maladies dites de civilisation : affections rhumatismales,
cardiaques et neurologiques. À l’époque, des enquêtes
indiquaient que ces affections étaient de plus en plus fréquentes
dans les pays industrialisés, et peu répandues dans les pays en
voie de développement. À mon avis, cela est dû au fait que dans ces
pays, la pollution électromagnétique est moins importante, que les
populations autochtones vivent très près de la Nature et marchent
souvent pieds nus, ce qui les met en permanence «à la
terre».
J’ai alors mis
au point un traitement consistant en conseils d’hygiène
générale pour éviter les agressions électriques et en application,
au niveau de la colonne vertébrale, de minéraux identiques à ceux
qui sont utilisés depuis des siècles dans les stations
thermales.
DES RÉSULTATS
CONTRE LA SCLEROSE EN PLAQUES
À partir de 1967,
j’ai fait suivre ce traitement, très simple, à des malades
atteints de rhumatismes et ultérieurement à des sclérosés en
plaques. Très rapidement les résultats dépassèrent mes espérances.
J’ai alors avancé une hypothèse sur une cause
multifactorielle de la sclérose en plaques, mettant en jeu un
facteur génétique de prédisposition et un facteur
d’environnement, en l’occurrence la pollution
électromagnétique.
Dès que j’ai eu
des malades très améliorés, j’ai fait, au mois
d’octobre 1967, une présentation d’une dizaine de
malades dans le service d’un chef de service de
l’Hôpital Pasteur de Nice. Je me suis également inscrit à la
Société de Médecine et de Chirurgie de Nice pour y faire un exposé
et j’ai averti le Conseil de l’Ordre des Médecins des
Alpes-Maritimes. Les résultats obtenus par certains malades étaient
tellement importants qu’ils attirèrent l’attention
d’un journaliste de l’Agence France-Presse de Nice qui,
au mois de mars 1968, lança une information relatant le cas
d’une malade atteinte de sclérose en
plaques.
RADIÉ DE
L’ORDRE DES MÉDECINS
L’information
fut immédiatement reprise par des journaux de toute la France.
Quatre jours plus tard, le Comité National de la sclérose en
plaques et l’Association des Paralysés de France, par voie de
presse, mirent en garde les sclérosés en plaques contre moi, sans
savoir qui j’étais, en quoi consistait le traitement et quels
étaient les résultats obtenus. Depuis une année, j’avais eu
la preuve de l’efficacité du traitement. Les mises en garde
lancées par un Professeur de neurologie qui, à l’époque,
était le grand spécialiste français de la sclérose en plaques,
marquèrent le début de mes ennuis.
Au début du mois
d’avril, j’ai été convoqué au Conseil de l’Ordre
des Médecins des Alpes Maritimes où l’on m’accusa de
«porter ombrage à l’honneur de ma famille, de la médecine
niçoise et de la médecine française». Imaginez ma surprise, à
l’époque, j’étais en mesure de présenter près de 500
malades améliorés. Mes confrères refusèrent d’entendre mes
explications. Peu de temps après, des plaintes pour charlatanisme
et publicité étaient portées par le Conseil de l’Ordre des
Médecins, le Ministère de la Santé et même le Préfet des
Alpes-Maritimes. Le 17 Novembre 1968, le Conseil de l’Ordre
des Médecins décida ma radiation à vie, en refusant de faire
examiner mes malades.
LE SOUTIEN DES
MALADES
J’ai continué à
exercer comme si de rien n’était. Alors que j’étais
radié à vie depuis plusieurs mois, le Ministère de la Santé, après
une pétition adressée par mes malades au Président de
l’Assemblée Nationale, se décida à créer une Commission
chargée d’examiner mes malades. J’ai fourni à cette
Commission 457 observations de malades. Je leur ai proposé de faire
suivre le traitement à des malades de leur choix, ils
refusèrent.
Quelques mois plus
tard, ils rendaient leurs conclusions : ma théorie et ma
thérapeutique n’avaient aucune base scientifique, mes malades
étaient tous des malades psychosomatiques et j’étais moi-même
un déséquilibré mental, dangereux et justiciable de l’article
L 460 du Code de la Santé, ce qui permettait d’obtenir mon
internement d’office dans un asile
psychiatrique.
Alors que les
obstacles se dressaient devant moi, les malades étaient de plus en
plus nombreux à m’accorder leur confiance. Ils étaient
devenus pour moi de farouches défenseurs. En 1970, je rencontrais
le Professeur Joseph Thouvenot, titulaire de la chaire de
Physiologie à la Faculté de Médecine de Tours. Il trouva très
plausible ma théorie sur la pollution électromagnétique, ayant
examiné certains de mes malades. Dès cette époque, ce Professeur
m’a apporté son soutien, ce qui, au cours des années, me sera
très utile.
L’ÉTRANGE
COMPORTEMENT DE L’ORDRE DES
MÉDECINS
Comme, ouvertement,
j’exerçais illégalement, le Conseil de l’Ordre des
Médecins porta plainte contre moi. Je comparus devant le Tribunal
Correctionnel de Nice, en1971, 1974 et 1978. J’ai été soutenu
par mes malades et par le Professeur Thouvenot qui, à chaque
procès, est venu prendre ma défense à la barre, en tant
qu’expert. À chaque fois j’ai été condamné à une très
légère peine de principe, preuve que les Juges désavouaient
l’action du Conseil de l’Ordre des Médecins. Au premier
procès, 200 francs d’amende avec sursis alors que,
d’après les textes, j’étais passible d’une amende
de 3 600 à 18 000 francs. Ensuite, en tant que récidiviste de
nouveau 200 francs. À chacun de ces procès, le Conseil de
l’Ordre des Médecins a été ridiculisé par l’ensemble de
la presse. Les médecins qui avaient porté plainte ont toujours fui
les débats.
En 1976, je fis un
livre que j’intitulais : «Secouru par mes malades». J’y
relatais les premières années de mon affaire. Radié à vie,
contraint d’exercer illégalement, régulièrement poursuivi, ma
situation était, certes, désagréable mais les ennuis occasionnés
par mes «adversaires» étaient largement compensés par la
satisfaction de voir, chaque jour, des malades améliorés au bout de
quelques mois de traitement.
SCLEROSE EN PLAQUES
ET VIRUS
Les spécialistes
français de la sclérose en plaques reconnaissaient toujours ignorer
sa cause tout en affirmant la présence d’un virus.
Régulièrement, avec l’appui des médias, ils venaient réclamer
de l’argent pour débusquer ce présumé virus. Ils
préconisaient des traitements, difficiles à supporter, dont
l’efficacité était loin d’être établie et qui étaient
très coûteux. Les malades qui me faisaient confiance étaient
scandalisés de ne pouvoir se faire entendre car, en plus de son
efficacité, ils considéraient que mon traitement était très peu
onéreux. Au milieu des années 1980, j’appris, par les
médias, que les neurologues avaient repris mon hypothèse de cause
multifactorielle de la sclérose en plaques, mettant en jeu un
facteur génétique de prédisposition et un facteur
d’environnement.. Mais, pour eux, le facteur
d’environnement ne pouvait être qu’un
virus...
Pour moi, il
n’y a pas de virus dans la sclérose en plaques. J’en ai
la conviction depuis 1967, quand les premiers sclérosés en plaques
que j’ai eus à traiter m’ont tous fait part de la
sensibilité de leurs troubles moteurs au stress, aux émotions, aux
contrariétés de toutes sortes, capables d’entraîner une
accentuation passagère de ces troubles. Cette sensibilité très
particulière n’était pas signalée dans les livres de
neurologie. Elle m’a immédiatement fait supposer que dans la
sclérose en plaques, il ne doit pas y avoir de lésions anatomiques
définitives du système nerveux car, dans ce cas, des accentuations
passagères des troubles moteurs seraient impossibles. J’ai
alors avancé l’hypothèse selon laquelle le stress entraîne,
chez ces malades, une surtension de l’influx nerveux,
normalement bien supportée par un sujet
normal.
SCLEROSE EN PLAQUES
ET STRESS
En Physique, nous
savons que le passage du courant électrique dans un conducteur
s’accompagne d’un dégagement de chaleur. Ce phénomène
est dénommé «effet Joule»1. Une surtension accidentelle dans nos
fils électriques se traduit par un échauffement anormal capable de
faire fondre, par endroits, la gaine protectrice. La fibre nerveuse
du corps humain est constituée d'une partie centrale,
l’axone, et de manchons protecteurs de myéline, une substance
graisseuse. L’influx nerveux circule dans l’axone mais,
pour que la progression soit correcte, les manchons de myéline
doivent être intacts. La sclérose en plaques est une maladie
démyélinisante, caractérisée par la destruction spontanée de
certains manchons de myéline.
Cette maladie
entraîne un durcissement des tissus atteints dans plusieurs régions
du Système Nerveux Central. Pour les spécialistes, cette
destruction est inexplicable. Pour moi, elle peut s’expliquer
par une surtension de l’influx nerveux entraînant un
échauffement de l’axone et une fonte, par endroits, de
certains manchons de myéline. Mon hypothèse fut rejetée par les
neurologues qui nièrent catégoriquement l’influence du stress
chez les sclérosés en plaques.
LA MALADIE
PROGRESSE
En 2008, les
spécialistes sont toujours incapables d’expliquer la raison
pour laquelle le nombre de sclérosés en plaques n’a cessé
d’augmenter au cours des dernières décennies. En 1968, il y
avait en France 25 000 sclérosés en plaques. En 2008, ils sont près
de 90 000. Durant cette même période, le nombre de malades, dans le
Monde entier, est passé de 1 million à 2 millions et
demi.
Je rappelle que pour
moi cette augmentation s’explique par la progression, durant
ces mêmes décennies, de la pollution électromagnétique. Et en 1990,
il n’y avait pas encore sur le marché les téléphones
portables ni les antennes-relais qui ont augmenté considérablement
cette pollution.
AMNISTIÉ PUIS
RÉHABILITÉ
Pour que justice me
soit rendue, j’ai dû faire appel à l’arbitrage de deux
Présidents de la République. Le 1er mars 1990, le Président
François Mitterrand a amnistié ma radiation à vie. En février 2002,
j’ai obtenu ma réhabilitation par le Président Jacques
Chirac. Mais à la fin de l’année 1991, j’avais,
volontairement, cessé d’exercer. Beaucoup d’événements
très importants étant survenus dans mon affaire, il m’a
semblé indispensable d’écrire un nouveau livre que j’ai
titré : «Combat pour une idée :La pollution
électromagnétique2».
TRAITEMENT :
HYGIÈNE ET PRÉVENTION
J’ai rédigé ce
livre, avant tout, pour faire comprendre au grand public le danger
de la pollution électromagnétique. J’insiste sur la nécessité
de suivre très scrupuleusement quelques conseils d’hygiène
générale, soit :
- la suppression des
vêtements en fibres synthétiques productrices d’électricité
statique,
- porter de
préférence des chaussures à semelles de cuir moins isolantes que
les semelles en caoutchouc,
- avoir régulièrement
un contact pieds nus avec le sol,
- prendre des
douches, bains de mer, bains en
piscine.
Et j’ai
toujours donné un moyen très simple de se mettre «à la terre» (se
dépolluer électriquement). Il suffit pour cela d’ouvrir un
robinet et de mettre les mains sous l’eau quelques
instants.
Environ 150 pages
sont consacrées à la sclérose en plaques. Je me suis efforcé de
fournir suffisamment de renseignements pour faire comprendre le
rôle déterminant de la pollution électromagnétique dans cette
affection. Je précise aussi que, quand un certain état
d’équilibre électrique est rétabli, c’est
l’organisme du malade lui-même qui refabrique la myéline pour
réparer les manchons abîmés. Il est utile d’indiquer que la
myéline commence à être produite au 8e mois de grossesse et que
cette production se poursuivra jusqu’à 14 ans. Jamais, au
cours des très nombreuses émissions radio ou télévisées consacrées
à la sclérose en plaques depuis plusieurs dizaines d’années,
je n’ai entendu les neurologues fournir ce renseignement.
Pourtant, il est très important quand on sait qu’actuellement
la télévision, les jeux vidéo, Internet et les téléphones
portables, tous producteurs d’ondes électromagnétiques, sont
de plus en plus utilisés par les enfants.
Je suis,
heureusement, sorti indemne physiquement et moralement de ce long
combat. Mais mon cas personnel est bien peu de chose par rapport
aux conséquences désastreuses occasionnées par le refus de ces
hommes, de ces femmes, de reconnaître des idées avancées par un
médecin généraliste. Et surtout, durant ces décennies, ces
personnes ont fait preuve d’un mépris à peine imaginable, à
l’égard des malades refusant toujours de les
écouter.
MON COMBAT
AUJOURD’HUI
Déjà vainqueur sur
les plans écologique et judiciaire, je poursuis cependant le combat
et me suis maintenant fixé deux objectifs
:
- Parvenir à ce que
les Responsables français de la Santé et de l’Environnement
acceptent de faire connaître aux Français l’existence de la
pollution électromagnétique.
- Parvenir à faire
reconnaître le rôle joué par cette pollution dans les maladies de
civilisation et plus particulièrement dans la sclérose en
plaques.
Je suis conscient que
c’est un véritable défi que je lance au Monde médical car la
sclérose en plaques est toujours considérée comme «la plus
mystérieuse des maladies».
Notes
:
1 - du nom du physicien anglais, James
Prescott Joule (1818-1899) qui fit cette
observation
2 – livre paru en 2005 chez France
Europe Editions, disponible en
librairie.
3 - Pierre Lance a
contribué à faire connaître ainsi une trentaine de «savants» qui
ont en commun d’avoir eu des difficultés à faire reconnaître
leur travail (Tome 1 et 3
-http://pagesperso-orange.fr/lerenouvelle/pub/index.html)
Par le
Dr Jean-Pierre Maschi
ATTENTION, LE LIVRE DE JP MASCHI
N'EST PLUS EDITE. Cherchez-le d'occasion sur internet
!
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