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ARTICLES ET EXTRAITS

LA MEDECINE INTEGRATIVE par Nathalie Petit  (ARTICLES ET EXTRAITS) posté le vendredi 29 janvier 2010 08:57

Des praticiens de médecine conventionnelle (allopathie) et non-conventionnelle (alternative dite MNC) s’associent pour défendre une approche globale et partenariale des différentes disciplines au travers d’une «Alliance pour la santé». Au lieu d’exclure l’une ou l’autre des médecines, la médecine intégrative inclut, incorpore, réunit. «La France sera-t-elle la dernière à adopter une médecine intégrative ?»

 

Un cri d’alerte
"La médecine officielle actuelle est périmée car elle traite les effets et non les causes. Cette médecine qui a pour ambition le traitement curatif et non la prévention est aujourd’hui à un tournant de son histoire et doit changer son fusil d’épaule", déclare le professeur Belpomme, cancérologue, président de l’Association pour la Recherche Thérapeutique Anti-Cancéreuse. Il est à l’origine de "l’Appel de Paris", véritable cri d’alerte lancé en 2004 à l’Unesco pour la prise en compte des dangers sanitaires de la pollution chimique.
Le professeur Belpomme, praticien à l’Hôpital européen Georges Pompidou est le premier à s’exprimer devant une assemblée de plus de 1000 praticiens, allopathes et non conventionnels, d’associations de patients ou de simples citoyens… Le moment peut être qualifié d’historique, il officialise, en date du 24 novembre 2009, la création de l’Alliance pour la Santé (1), dont la priorité est de s’imposer comme un interlocuteur auprès des pouvoirs publics.
"Pour la première fois en France, des praticiens de la médecine conventionnelle et non conventionnelle se rassemblent de façon collégiale et partenariale pour faire émerger et reconnaître une véritable médecine intégrative dans notre pays" résume Daniel Kieffer, président de la Fédération Française de Naturopathie et de l’Union Européenne de Naturopathie.

Une nouvelle vision

La médecine intégrative n’est pas une médecine nouvelle mais la cohabitation, en bonne intelligence, de toutes les formes thérapeutiques, dans une approche holistique de la santé. C’est finalement la rencontre de deux univers, celui de la médecine scientiste et celui dit des médecines complémentaires ou non conventionnelles. Il ne s’agit pas de renier l’apport de la science "qui a démontré son efficacité en médecine d’urgence, en chirurgie, dans le traitement des maladies infectieuses, en sauvant quotidiennement des vies", rappelle le professeur Belpomme. Au lieu d’exclure l’une ou l’autre des médecines allopathique ou alternative, la médecine intégrative inclut, incorpore, réunit. "Elle utilise conjointement la médecine académique et toutes les médecines alternatives (homéopathie, acupuncture, phytothérapie, aromathérapie, oligothérapie, hypnose, EMDR (2), EFT (3), chiropratique (4), magnétisme, radiesthésie, reiki, qi gong, etc.) pour comprendre l’apparition des maladies et indiquer les traitements appropriés" précise le docteur Luc Bodin, diplômé en cancérologie clinique, spécialisé en médecines douces (acupuncture, nutrition, ostéopathie), et enseignant en médecine énergétique. "Elle a pour spécificité de soigner les trois aspects de l’être humain – le physique, le psychique et l’énergétique –, qui agissent en synergie pour nous maintenir en bonne santé", ajoute le docteur, auteur du "guide de la médecine globale et intégrative".


La médecine intégrative

Si le mouvement intégratif est peu connu en France, il s’est développé aux États-Unis depuis une trentaine d’années, rendu populaire par des médecins comme Andrew Weil, Deepak Chopra, Larry Dossey ou Bernie Siegel. De véritables centres de soins y pratiquent des approches conjuguées. Le Chopra Center, fondé par Deepak Chopra en 1996 sur une approche "corps-esprit", intègre méditation, herboristerie, yoga et soins ayurvédiques , et obtient de très bons résultats chez les patients cancéreux. David Servan-Schreiber, médecin psychiatre français, a dirigé de 2000 à 2002 aux États-Unis, le Centre Duke de médecine intégrative, pionnier dans l’intégration de différentes disciplines corps-esprit.
"La médecine intégrative nous invite à regarder en dehors du cadre que nous nous imposons et à comprendre qu’il n’y a pas véritablement de distinction entre conventionnelle et douce, sauf dans notre esprit", témoigne le docteur Sherman, médecin de famille canadien. "Guérir, c’est guérir. Si là est notre objectif, nous nous rendrons rapidement compte que toutes les pratiques de guérison, orthodoxes ou de médecine douce, peuvent être complémentaires si elles sont utilisées de manière appropriée et judicieuse. C’est là le but de la médecine intégrative."

Reconnue outre-atlantique
La médecine intégrative fait l’objet d’un enseignement au sein d’un consortium de 35 facultés de médecine aux États-Unis et 4 au Canada avec, parmi elles, de véritables institutions médicales telles que la Harvard Medical School, l’université Stanford, l’université McMaster et l’université de Calgary.
"Des centres de soins en médecine intégrative existent dans une douzaine d’états américains, en Chine, en Nouvelle-Zélande, au Canada, en Inde, en Grande-Bretagne ; la France sera peut-être le dernier pays à s’y ouvrir", souligne Daniel Kieffer. Cette question est un sujet de préoccupation de l’OMS qui a classé les pays en 3 catégories : intégratif, inclusif, tolérant (5) :
- Dans un système intégratif, la médecine traditionnelle non conventionnelle (MNC) est officiellement reconnue et intégrée dans tous les domaines de l’offre de soins de santé. Ses thérapies sont disponibles dans les hôpitaux et cliniques, le traitement est remboursé par la sécurité sociale, la recherche appropriée est effectuée et l’enseignement reconnu.
Un système inclusif reconnaît les thérapies non conventionnelles, mais ne les a pas encore intégrées à tous les aspects des soins de santé.
Enfin, dans les pays qui ont adopté un système tolérant, le système de santé est entièrement basé sur l’allopathie, certaines pratiques thérapeutiques alternatives étant simplement tolérées par la loi.

La France, hors catégorie !
En France, le libre accès à ce pluralisme est rendu difficile par le dogmatisme du monde académique et le poids particulier des lobbies pharmaceutiques. Sur le terrain des MNC, thérapeutes et patients sont en avance sur la législation française, parfois en infraction vis-à-vis de la communauté européenne. "Et nous sommes la risée de nos confrères européens chez lesquels les lois autorisent ce partenariat entre médecine conventionnelle et MNC et ouvrent la voie à un système intégratif", déclare Daniel Kieffer.
"Il s’agit pourtant de mettre fin à une situation souvent absurde où les médecins allopathes qui s’aventurent en marge des traitements conventionnels sont réprimandés et où les thérapeutes non-médecins subissent un certain nombre de poursuites pour exercice illégal de la médecine", déplore Maître Isabelle Robard, docteur en droit. Cette avocate œuvre depuis plus de 15 ans pour la défense des MNC en France et en Europe. C’est elle qui a largement présidé au travail juridique mené par le parlement européen en 1997, permettant le vote d’une résolution sur le terme de médecines non conventionnelles, seul terme juridique dédié. Son impact a été colossal. Depuis, les états ont considérablement changé leur législation pour reconnaître ces pratiques au Portugal, en Belgique, Espagne ou Grande-Bretagne.
Si des avancées majeures ont été obtenues ces dix dernières années, la récente inscription dans la Constitution de la confédération helvétique de l’article 18 stipulant que "La Confédération et les cantons pourvoient, dans les limites de leurs compétences respectives, à la prise en compte des médecines complémentaires", laisse rêveur quant au chemin qui reste encore à parcourir en France pour y parvenir. Cet article a été plébiscité, recueillant 67% de votants, faisant de la Suisse un pays qui reconnaît les MNC comme légitimes et indispensables au système de santé. Cet amendement permet d’assurer la prise en charge par l’assurance maladie de la médecine anthroposophique, l´homéopathie, la thérapie neurale (qui prend en compte l´idée d´une transmission d´énergie manuelle à la frontière entre médecine et foi), la phytothérapie et la médecine chinoise traditionnelle.

L'Europe et la  "Charte d'Amsterdam"
Au plan européen, le libre choix des patients a été affirmé dans la déclaration sur la promotion du droit des patients en Europe ou "Charte d’Amsterdam" qui stipule que "Chacun a le droit de recevoir les soins correspondants à ses besoins, y compris les mesures préventives et des activités de promotion de santé" précisant que "chacun a le droit de choisir son médecin ou tout autre dispensateur de soins".
Autre avancée majeure, la légalisation sur les compléments alimentaires, obtenue par la directive européenne 2002/46 du 10 juin 2002, transposée en droit français seulement en 2006 après que la France ait été condamnée par la cour de justice européenne. Les compléments alimentaires constituent l’instrument de travail des thérapeutes non médecins, à mi-chemin entre l’aliment et le médicament.
Enfin, le droit au refus de soin a été consacré en France au travers de la loi sur les droits des malades et de la fin de vie du 22 avril 2005. "Si les choses changent dans ce pays, le paysage n’est pas idyllique", analyse Isabelle Robard et de nombreux blocages demeurent. Afin de mieux respecter le libre choix thérapeutique, l’avocate propose d’une part que soit créé un Institut de recherche et d’expérimentation des thérapeutiques, d’autre part que soit inscrit dans le code de déontologie des médecins le droit de recourir à toute forme de soins utile dans l’intérêt des patients. Enfin, la juriste œuvre à la légalisation des professionnels de santé non-médecins organisés (code de déontologie, éthique) et de la profession d’éducateur de santé, une proposition retenue par le conseil économique et social en 2003 à l’issue d’un rapport sur la prévention en matière de santé. "Si rien n’est fait, nous allons observer un phénomène d’évasion médicale, du moins pour ceux qui en auront les moyens financiers", prévient-elle.
En Allemagne, les praticiens homéopathes non-médecins exercent depuis deux siècles et le statut de praticien de santé "heilpraktiker" y est instauré depuis 1939. En Grande-Bretagne, on compte 2 500 homéopathes non-médecins pour 600 médecins homéopathes. Aux Pays-Bas, pays comparable à la France pour son monopole médical, une loi de novembre 1993 a consacré l’existence d’un droit global à exercice pour les non-médecins. En Italie, la région piémontaise a légalisé en 2002 les professions d’ostéopathes, chiropracteurs, naturopathes, praticiens de shiatsu, médecine chinoise et médecine anthroposophique. En Espagne, dès 1989, le tribunal relaxait les non-médecins, même si aucun texte écrit ne consacrait leur existence en considérant que, dès lors que ces pratiques ne sont pas enseignées en faculté de médecine, elles sortent du champ médical.
 L’Alliance pour la santé entend peser pour un développement des médecines non conventionnelles dans les réseaux de soins, avec pour finalité l’accès de tous à une médecine préventive. L’enjeu véritable est de proposer une alternative à la marchandisation de la santé et d’instaurer une politique prosanté dans le respect des forces d’autoguérison.

Constat d'échec
La médecine scientiste a échoué à guérir des maladies telles que les cancers, le sida, la maladie d’Alzheimer, et son efficacité est cruellement mise en défaut sur les maladies chroniques, nosocomiales et iatrogènes pour lesquelles le nombre de décès dépasse chaque année en France celui du nombre de tués sur les routes. On se concentre sur la disparition des symptômes et les malades sont condamnés à prendre des traitements toute leur vie.

Remettre la prévention au cœur du système de santé
"En Chine ancienne, le médecin se moquait des soins curatifs. Il disait que soigner à ce stade était de commencer à forger des armes après que la guerre fut déclarée. Il considérait la chirurgie comme le rattrapage des mauvais traitements et la prévention comme l’apanage du bon médecin. Et il n’était plus question de payer son médecin si on tombait malade. Aujourd’hui, c’est l’inverse : la prévention n’a pas de cotation mais les bilans de masse pour la détection du cancer sont remboursés. Pourtant, quand il est détecté, le cancer est déjà là depuis longtemps. Et une simple prise de pouls chinois aurait pu révéler précocement un déséquilibre et enclencher une vraie prévention."
Par ce rappel historique, le docteur Catherine Billod, homéopathe, experte en approche pluridisciplinaire de la santé, voit dans l’émergence de la médecine intégrative l’occasion de remettre la prévention au cœur du système de santé. La médecine traditionnelle chinoise, l’ayurvéda, la naturopathie sont des médecines préventives qui activent les forces d’auto-guérison et enseignent l’art de vivre en bonne santé. "La diététique, le mode de vie et la pensée sont les trois vecteurs de base de l’ayurvéda, premier système de santé de l’humanité", présente Kiran Vyas, ancien élève du centre d’éducation de Sri Aurobindo, aujourd’hui dédié à l’ayurvéda, directeur d’école et fondateur des centres Tapovan. "S’ajoute un quatrième vecteur, le médicament, pour nous, aidera à nous adapter aux déséquilibres qui surviennent (changements de saisons, comportements, deuils, déprime)."
"Le naturopathe a pour fonction fondamentale d’être un éducateur de santé", poursuit Daniel Kieffer. "La naturopathie est l’art et la science de rester en bonne santé ; elle apprend comment entretenir sa force vitale et réveiller, le cas échéant, ses capacités de régénérescence."

Prendre en compte toutes les dimensions de l'humain

Le point commun de ces médecines traditionnelles est de prendre en compte l’humain dans sa dimension énergétique, de considérer l’énergie comme le grand principe de la vie qu’on l’appelle vitalisme, prana ou qi. A l’interface entre les plans physique, psychique, émotionnel et spirituel se trouve le plan énergétique. "La physique quantique nous a appris que l’être humain est un amas d’énergie bien avant d’être un élément physique ou chimique", précise le docteur Bodin. La découverte de cette dimension énergétique est le point de rencontre entre la science et les MNC, qui convergent vers l’entretien de la vitalité et le rétablissement des énergies vitales, voilà la médecine du troisième millénaire qui se met en place. "Cette santé n’appartient à aucune médecine, mais c’est le médecin qui sommeille à l’intérieur du malade qui a tout pouvoir", conclut Daniel Kieffer. q
Par Nathalie Petit

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TELOS ET LES 7 FLAMMES SACREES  (ARTICLES ET EXTRAITS) posté le jeudi 01 octobre 2009 07:57

INTERVIEW AVEC GASTON TEMPELMANN, responsable de Telos France

La multidimensionnalité (1) est une notion de plus en plus intégrée aujourd’hui. Des êtres de civilisations avancées cherchent à nous contacter afin d'apporter une aide sur notre chemin d’évolution. Voici un éclairage très pointu et pratique à la fois de ce que représente l’ascension pour l’humanité de la troisième dimension.

SP : Vous venez d’éditer la traduction française du dernier livre d’Aurélia Louise Jones. Quels sont sa particularité et son objectif par rapport aux trois précédents de TELOS (2) ?
GT :
Les trois premiers livres d’Aurelia Louise Jones traitent d’une Révélation. Ils évoquent la terre creuse, l’Agartha, et surtout la cité de Telos mais aussi d’autres cités intraterrestres ainsi que l’existence d’êtres à l’intérieur de notre planète. Le premier, à l’époque de sa parution, était une grande nouveauté, une information tout à fait inédite. Les ouvrages sur l’Agartha étaient très rares. Il y avait les récits de Saint Yves d’Alvèdre, «Hommes, bêtes et dieux» de Ferdinand Ossendowski, un document très rare de Raymond Bernard que l’on pouvait trouver sur internet et c’était à peu près tout.
Ce quatrième livre intitulé «Les Sept Flammes Sacrées» est dans le prolongement de ces trois tomes. Son objet principal est d’indiquer ce que sont les sept flammes sacrées et comment travailler avec elles pour notre plus grand bénéfice. Le but de ce travail, c’est bien sûr l’ascension. Ce n’est pas le seul. Son objectif est aussi de parler de la «Hiérarchie» spirituelle de la planète. Le sujet n’est pas traité de façon détaillée car il faudrait plusieurs livres pour décrire ses modes de fonctionnement. Mais selon eux, ceci est suffisant pour l’instant, car si déjà, l’ensemble de l’humanité était informée de leur présence, de leur travail et leur amour à notre égard, nous ferions très rapidement d’immenses progrès. Nous situerions cette révélation bien au-dessus des religions, des gouvernements et de nos soucis quotidiens. Cela nous rassurerait d’un seul coup, nous donnerait une bouffée d’espoir immense et pourrait résoudre beaucoup de problèmes.

SP : Cette «information» ne se perd-elle pas dans toutes celles dont nous sommes abreuvés à longueur de journée ? Le problème est peut-être plutôt de savoir qui peut capter cette information et comment ?
GT :
Au départ, c’est une information «extérieure». Nous mettons des noms sur des personnages qui forment une hiérarchie que l’on pourrait qualifier de «planétaire». Ce sont des Êtres d’un très haut niveau, d’une grande sagesse. On connaît leurs fonctions et cette révélation est déjà importante en elle-même.
Maintenant, si nous voulons aller plus loin et établir une relation privilégiée avec chacun d’entre eux, c'est possible. Mais c’est une démarche tout à fait personnelle. Ce livre est destiné à tout le monde, mais tout le monde ne le lira pas. C’est un livre qui s’adresse tout de même à un public, je ne dirai pas «averti», mais qui a déjà travaillé dans le domaine spirituel et sur lui-même de façon relativement approfondie.
Les maîtres insistent beaucoup sur le fait que le chemin n’est pas difficile. Il faut avoir quelques points d’appui, mais l’essentiel est de «se tenir» à ce que l’on comprend et à ce que l’on fait. La réussite tient à la ténacité et à l’amour que l’on met dans le travail qui va nous mener vers l’ascension. Beaucoup arrivent à des états intérieurs très intéressants, des états de grande profondeur, à éveiller des choses en eux-mêmes mais ils ont beaucoup de difficultés à les maintenir dans le temps. Là est la clé des grands progrès.
 Au début, il y a environ deux ans et demi, nous faisions des ateliers de deux jours tous les six mois. Nous avons eu de bons résultats étant donné que nous travaillions très étroitement au niveau énergétique avec les Maîtres, mais pas aussi importants que nous le souhaitions. Alors, nous avons mis au point quelque chose de nouveau : un atelier qui consiste à passer une journée chaque mois avec chaque rayon (voir p. 30). Quand une personne quitte cette journée et retourne dans sa vie active, elle sait que devant elle, il y a encore d’autres séances d’approfondissement et ceci génère un certain rythme de travail. Nous avons vu dans le temps que ça marchait plutôt bien.

SP : Pourquoi avez-vous décidé de faire traduire et publier cet ouvrage d’A. L. Jones en France ?
GT :
Cet ouvrage est tout d’abord paru en anglais. C’était un ouvrage très important pour Aurélia. Elle le portait en elle depuis très longtemps. Un beau jour, Adama(3) lui a demandé de se préparer à sortir ce livre. Mais il est resté plus d’une année auprès d’elle silencieusement parce qu’elle ne pouvait pas le canaliser. La raison en était qu’il fallait qu’elle parvienne à une vibration très particulière. Quand elle a commencé à canaliser, elle a dû faire très vite car il y avait une échéance pour ce livre. C’était un contrat qu’elle avait pris avant de venir sur Terre et qu’elle devait réaliser.
Quand elle nous en a parlé, fin 2006-début 2007, je lui ai tout de suite demandé si elle était d’accord pour que je fasse la traduction en français. Et là, les maîtres ont demandé un délai d’un an après la parution du livre en anglais, car ils avaient besoin de voir comment il allait s’enraciner énergétiquement sur notre Terre à travers ceux qui le liront. Ce délai passé, ils ont dit qu’il n’y avait pas de problèmes pour sa traduction dans d’autres langues.


SP : Avez-vous créé une maison d’édition spécifiquement pour ce livre ?
GT :
La traduction française a été réalisée dans le cadre de notre association Telos-France. Puis, nous avons dû nous improviser éditeurs. L’association n’a pas été créée pour cette édition. Elle existe depuis 2005. C’est en 2004, lors d’un voyage au Mont Shasta (4) que j’ai demandé à Adama l’autorisation de créer Telos-France. Il m’a donné son accord et m’a demandé dans quelles conditions je voulais créer ce mouvement.

SP : Qu’est-ce qui vous a amené à cette aventure ?
GT :
Je suis allé au Mont Shasta dans des conditions un peu particulières. J’avais lu le tome 1 de Telos et en 2003, j’avais rencontré A. L. Jones lors d’une conférence à Montpellier. En 2004, j’ai participé à un voyage organisé au Mont Shasta. Au bout de quelques jours, nous avons parlé à Aurélia des rumeurs qui avaient couru en France disant qu’elle avait été quelque peu malmenée lors de son séjour en 2003. C’était allé assez loin, elle avait même été l’objet de menaces de mort. Aurélia nous a raconté ce qui s’était passé et j’ai été littéralement indigné. Ceci a galvanisé mon énergie et je lui ai promis que, de retour en France, j’allais m’organiser pour qu’elle puisse venir sans problème dans notre pays. Le fait de venir en France l’inquiétait beaucoup à cause de quelques incarnations antérieures. Elle est sensible et elle avait de grandes appréhensions.
Le lendemain, notre organisatrice nous annonça que nous avions rendez-vous le soir même chez Aurélia, Adama souhaitait nous parler. Après nous avoir remerciés de notre présence, il nous informa que les êtres de Telos étaient très nombreux à nous avoir écoutés attentivement la veille et qu’ils soutiendraient à 100 % tout ce que nous ferons en France pour faire connaître leur présence et leur action. Un dialogue de 15-20 minutes s’est établi avec eux à ce moment-là, ils nous ont fait préciser nos intentions. Nous avons parlé d’une association… Pour ma part, j’étais très motivé et j’ai promis que je le ferais très sérieusement. Puis un autre être s’est présenté par l’intermédiaire d’Aurélia, ce fut Omram Mikhaël Aïvanhov (5). Nous n’avions aucune nouvelle de lui depuis l’autre coté du voile depuis qu’il était parti en 1986. Ce fut très émouvant pour moi car il fut mon instructeur spirituel pendant 9 ans de 1977 à 1986. Il déclara qu’il nous soutiendrait également dans notre travail en France.

SP : Est-ce que vous avez décidé à cette époque de quitter votre occupation professionnelle pour vous consacrer à ce projet ?
GT :
De profession, je suis ingénieur en aéronautique, aiguilleur du ciel exactement, et maintenant je suis à la retraite. Je suis également pilote, mon domaine c’est l’aéronautique. Mais j’étudie la spiritualité parallèlement à mon parcours professionnel depuis les années 1972-1973.
En 1977 quand j’ai rencontré Omram Mikhaël Aïvanhov pour la première fois, j’ai vraiment su qu’une autre vie commençait pour moi. Je peux dire que losque j’ai lu les livres de Telos en 2003, c’est peut-être une troisième vie qui a commencé. Tout ce qui est du domaine de l’Agartha a toujours été pour moi vraiment fondamental. J’ai toujours cherché activement de la documentation sur ce sujet. O. M. Aïvanhov disait que son enseignement provenait de l’Agartha. Il a fait des centaines de conférences sur le sujet et a donné beaucoup de détails. Mais il faut préciser qu’au niveau de la vie dans ces cités souterraines cristallines, les livres de Telos en donnent encore davantage.

SP : Pouvez-vous nous dire quelques mots d’A. L. Jones ?
GT :
Elle est de nationalité canadienne, née au Québec, et de langue maternelle française. Aurélia était au départ puéricultrice puis elle est devenue naturopathe. Elle a été amenée à voyager aux États-Unis et notamment dans le Montana.
À un certain moment, Adama et la Hiérarchie l’ont contactée e en méditation, mais ne lui ont pas dit tout de suite de quoi il s’agissait. Adama lui a demandé instamment de s’installer au Mont Shasta. C’est ce qu’elle a fait. Puis elle a attendu pendant plusieurs années, se demandant même ce qu’elle faisait là-bas. Jusqu’au jour où il lui a expliqué que son travail allait commencer dans une collaboration avec les maîtres ascensionnés des cités intraterrestres et il s’est présenté. Les trois premiers ouvrages ont été canalisés en français et le premier tome a été édité aux Éditions Ariane, ce qui lui a permis en quelque sorte de décoller.
Pour les «Sept Flammes Sacrées», le travail a commencé fin 2006, début 2007 et le livre est sorti assez rapidement. À partir du moment où elle a commencé, des Êtres sont venus près d’elle jour et nuit pour la soutenir énergétiquement, pour que ce travail se fasse rapidement car il y avait une date limite pour sortir ce livre. Pendant trois semaines, elle a canalisé ce livre d’un seul tenant en anglais. Elle a ensuite éprouvé un état de bien-être inimaginable avec le sentiment profond d’avoir rempli une mission qui lui tenait à cœur. Ensuite le livre a suivi son parcours. Il est d’abord sorti en anglais puis en espagnol et en français.
A. L. Jones se consacre maintenant à l’écriture, elle voyage peu. Sur notre invitation, elle est venue deux fois en France en 2005, au centre de Trimurti en Provence puis à Dinan en Bretagne, six mois plus tard. Depuis elle n’est plus revenue et je ne pense pas qu’elle reviendra de sitôt. Son travail l’absorbe beaucoup. Ses livres sont traduits en de nombreuses langues, quatorze, je crois à ce jour.

SP : Pouvez-vous nous préciser qui sont les êtres de sagesse qui s’expriment par l’intermédiaire d’Aurélia ?  Dès le départ, on est frappé par le rapprochement de cet enseignement avec celui d’Helena Blavatski (la doctrine secrète). Est-ce que ce sont les mêmes êtres ?
GT :
La source est la même. Ce sont les maîtres ascensionnés qui vivent de toute éternité dans ces cités intraterrestres. Le temps n’existe pas dans ces sphères. Ce sont des notions difficiles à comprendre pour nous (Mais peut-être ne sont-elles pas à appréhender par le mental ?). À l’époque d’Helena Blavatsky, nous n’avions pas les connaissances scientifiques que nous avons maintenant. Nous ne connaissions pas les particules quantiques par exemple. Aujourd’hui, nous avons plus de facilités pour comprendre scientifiquement ce que sont ces particules quantiques qui jaillissent d'on ne sait où et repartent de la même façon, et qui ont des caractéristiques étranges, particulières et puissantes.
Les écrits d’Hélena Blavatski étaient d’un abord difficile. La littérature actuelle est beaucoup plus abordable. La science initiatique de l’époque était donnée par les mêmes maîtres ascensionnés qu’aujourd’hui. On parlait des Maîtres Koot-Humi et El Morya. Avec les livres d’Aurélia, la lecture est fluide, ils utilisent notre langage de tous les jours.
Quant à savoir où se situent l’Agartha et Shamballa ? Nous préférons ne pas parler de lieux spécifiques en ce qui concerne ces Êtres, nous parlons de dimensions différentes. Même entre eux, dans leurs mondes de Lumière, il y a une hiérarchie. Ils disent que lorsque les habitants de la cinquième dimension veulent communiquer avec leurs aînés qui sont dans des dimensions supérieures, ils ne les voient pas. C’est exactement comme nous. Mais ils ont des modes de fonctionnement qui sont extrêmement différents du nôtre. Ceci ne nous empêche pas de communiquer avec eux depuis la troisième dimension, mais l’initiative ne vient jamais de notre part... Ils le font quand ils l’estiment nécessaire, ils ont toujours un objectif. Ceci n’obéit pas à notre légèreté ou à notre souhait. Quand ils collaborent avec quelqu’un ou sur un projet, le niveau de responsabilité, le niveau qui gouverne leurs actions est de nature très élevée et concerne toute la collectivité, et ceci dépasse un peu notre compréhension.

SP : Pensez-vous qu’il y ait des êtres de dimensions supérieurs à la nôtre qui sont incarnés sur la terre ?
GT :
Bien sûr et en très grand nombre. Ce ne sont pas mes paroles mais celles des Maîtres ascensionnés eux-mêmes. Toutefois, ils se gardent bien de dire qui fait quoi. Leur travail est discret, ils occupent des postes de toutes natures, quelquefois très simples. Ils font leur travail dans le silence et dans l’anonymat le plus complet. Ils travaillent dans la conscience de la hiérarchie spirituelle et dans l’obéissance. C’est un peu le contraire de ce qui se passe sur notre planète turbulente.
Nous avons, avec Telos France, demandé à Adama la permission d’entrer dans la hiérarchie là où nous sommes, comme nous sommes et cela nous a été accordé. Ceci est important pour eux et pour nous. Cet engagement nous donne beaucoup plus de devoirs que de droits et nous place dans une position où nous nous observons attentivement, nous travaillons sur notre maîtrise mais cela ne nous empêche pas de développer une grande joie de vivre et un équilibre, nous y tenons particulièrement.
À partir d’un certain niveau, il faut vraiment savoir ce que l’on veut. Les personnes pour qui ce développement spirituel profond a un sens s’y engagent à fond et à partir de cette décision, elles font vraiment des progrès importants. C’est sûr qu’il faut être bien guidés mais nous ne sommes pas une association de plus destinée à dire aux gens ce qu’ils doivent faire. Nous travaillons beaucoup sur la souveraineté personnelle. Cela permet aux personnes d’être tout à fait libres et lorsqu’il y a des difficultés, le groupe est là pour aider. Il y a alors quelque chose qui s’éveille à l’intérieur, de l’ordre d’une joie immense… ce qui ne nous empêche pas d’avoir les pieds bien sur terre. C’est une voie exigeante qui demande de la discipline et de la régularité mais personne ne s’en plaint. Ils voudraient même aller plus vite. Mais le mot «vite» ne fait pas partie de notre vocabulaire. Nous avons des résultats très encourageants et puissants. On a le désir de vivre quelque chose de plus grand encore, plus rapidement. Et cela stimule la motivation.

SP : Ces Êtres de lumière communiquent avec les humains au-delà des mots écrits, pouvez-vous nous parler de cet autre niveau de lecture ou d’enseignement ?
GT :
Lorsqu’on lit un livre, on s’en imprègne et on est en quelque sorte relié psychiquement avec son auteur. On baigne dans l’ambiance qu’il a développée. Pour les livres spirituels, la situation est un peu différente. Adama nous a révélé, il y a deux ans et demi environ, que les livres de Telos avaient été conçus par eux et écrits sur quarante niveaux de compréhension différents.
Je pense pour ma part que leurs livres sont de véritables objets quantiques. Ce sont comme des portails à travers lesquels nous communiquons avec leurs auteurs. C’est pour cette raison que nous organisons parfois des groupes de lecture, au cours desquels nous lisons leurs textes, et en faisant cela nous communiquons véritablement avec eux. Ils viennent auprès de nous pour compléter un savoir qui ne se trouve pas toujours écrit dans les livres, un savoir que nous ne pouvons appréhender intellectuellement. C’est comme cela que se développent les liens du cœur. Tout ceci se passe à des niveaux dits «énergétiques» et dépasse la compréhension habituelle que nous avons d’un livre.
Ceci est nouveau aujourd’hui et c’est là la différence avec les livres d’Helena Blavatski par exemple. Auparavant, les livres étaient les seuls vecteurs de connaissance pour la plupart des gens. Aujourd’hui, le côté multidimensionnel commence à être connu par les uns et les autres. Ceci n’est pas une vaine parole, c’est une réalité. Vous ne pouvez pas dire n’importe quoi aux gens, ils l’expérimentent, et quand ils ont commencé à mordre dans cette pomme, rien ne les arrête.
À ce moment-là, vous comprenez que la grande famille commence à prendre corps, et certains «se guérissent» car la partie multidimensionnelle ne touche pas uniquement notre esprit. Aujourd’hui tout le monde a entendu parler du côté holistique pour la médecine, c’est-à-dire qui touche le corps dans sa globalité pour guérir. C’est identique pour le plan spirituel, le côté holistique, c’est que le corps physique est intégré dans cette multidimensionalité et les guérisons ne se font pas seulement au niveau spirituel ou psychologique mais aussi au niveau physique. Voilà pourquoi les écrits de Telos sont tellement puissants quand vous en avez fait l’expérience.

SP :  Comment Telos-France aide-t-il les personnes à mettre en pratique l’enseignement des maîtres ascensionnés ?
GT :
C’est très simple. Nous fonctionnons avec nos adhérents. Les gens qui nous contactent ont lu les livres et ont été touchés par quelque chose. Dans la mesure du possible nous leur expliquons comment nous, nous arrivons à travailler à d’autres niveaux et nous proposons des groupes de travail pour ceux qui veulent aller plus loin. Nous les encourageons à faire des groupes de lecture, là où ils se trouvent. Chacun est pris à son niveau avec sa volonté de travailler. Nous leur expliquons simplement comment procéder en groupe. En fait c’est très simple. Adama nous demande souvent de «décompliquer» nos vies et de travailler les liens du cœur. Il nous demande de ne pas juger, ce qui est difficile…

SP : pouvez-vous nous dire quelques mots de l’organisation de Telos France ?
GT :
C’est une association régie par le statut loi 1901 qui fonctionne comme toutes les associations. Il y a un président, une comptable, une secrétaire, un vice-président ainsi qu’un conseil. Nous devrions être 12 dans ce conseil, à terme, nous sommes 7 pour l’instant.
Nous fonctionnons par assemblée générale annuelle et tout le monde peut venir dans l’association. Nous demandons aux personnes qui veulent adhérer d’avoir lu un ou deux livres de Telos. C’est quand même la base essentielle. À partir de là, nous organisons toute l’année des ateliers et des voyages, en France et aux USA. En général nous allons en août au Mont Shasta. Ces voyages durent une semaine. Ce sont des voyages dits «initiatiques» car ils se positionnent sur des lieux autour de mont Shasta où Aurélia a eu des révélations intérieures. C’est une façon de prendre contact avec ce que nous appelons «la montagne» car nous savons que des êtres sont en dessous à quelques kilomètres, dans une autre dimension. C’est un des lieux très importants de la planète au niveau vibratoire. Il est plus aisé là-bas d’établir un vrai contact personnel. C’est une expérience intérieure vraiment puissante.
Il faut aussi que les gens qui adhèrent prennent la décision de se mettre sur le chemin de leur propre ascension, c’est-à-dire d’un développement spirituel très puissant. Pour cela, le livre «les Sept Flammes sacrées» est un instrument de tout premier ordre. Chacun peut l’aborder au niveau même où il se trouve. Les Maîtres peuvent vous aborder à des niveaux très différents lors de la lecture de ce livre. Ceux qui ont besoin d’être accompagnés pour aller un peu plus loin peuvent venir dans nos ateliers ou dans nos voyages. Je fais également des conférences mais tout ceci obéit à une «loi».Je vais là où l’on nous demande, je ne provoque pas des évènements. Ceci m’a été demandé par Adama lui-même pour l’instant, mais peut changer demain.
Pour adhérer, on peut aller sur internet chercher un bulletin d’adhésion, on règle sa cotisation comme dans toute association, et les membres adhérents peuvent participer dans leur région, s’ils le souhaitent, à des groupes de lecture. Je me déplace si on me le demande. Les groupes sont petits (5 à 25 personnes maximum) pour que le travail demeure efficace et que tout le monde puisse participer à l’objet de l’atelier. Je précise que ces ateliers sont à haute teneur énergétique. Les implications dans la vie quotidienne peuvent être importantes. Nous ne faisons quasiment pas de publicité, elle se fait de bouche à oreille. Les lecteurs comprennent assez vite que nous souhaitons vraiment travailler avec des personnes qui veulent se prendre en main.

SP : Quel est votre rôle dans l’association Telos-France ?
GT :
Au début de l’association en 2005, lorsque nous avons fait le site internet, j’ai demandé à Adama un message pour présenter Telos-France au public français et par l’intermédiaire d’Aurelia : il a envoyé le petit texte qui se trouve sur le site internet de TF. Il a utilisé deux mots qui m’ont pour ainsi dire «scotché». Tout d’abord, il a cité mon prénom. Le fait d’être exposé comme cela m’a un peu gêné au départ. Il a parlé de notre «président» et de notre «ambassadeur» pour la France. Alors là, ça m’a posé un grand problème. Il m’a fallu quelques années pour faire le tour de ces deux mots.
J’étais d’accord pour «président», après tout, c’est un rôle administratif normal dans toute association. Mais le deuxième mot m’a plus gêné. Je le comprends mieux maintenant, ça m’oblige à faire très attention à ce que je dis, surtout en public car ils me considèrent comme un «porte-parole» de leur équipe à la surface.

SP : Quel est votre objectif maintenant ?
GT :
Non seulement nous diffusons leur enseignement, mais nous préparons leur émergence. Et ceci n’est pas un vain mot. Leur venue est programmée. L’initiative ne vient pas de nous. Ils savent très bien quand ils vont permettre à certains d’entre nous de les approcher. Ce processus sera dans un premier temps silencieux. Ils ne permettront pas aux personnes d’en parler. Et ce processus de rencontre avec eux sera nécessairement long dans le temps. Les gens ne vont pas voir des vaisseaux arriver et des extraterrestres débarquer de sitôt comme dans Starwars (La Guerre des étoiles).
Adama nous l’a dit lui-même. Il n’est pas intéressé par un échec dans ce type de contact. C’est clair et net, ceci n’obéit pas à la volonté des uns et des autres d’établir un contact avec eux. De l’autre coté du voile, les maîtres ascensionnés ont un programme. Ils sont dans la hiérarchie, dans l’obéissance envers le Créateur, il ne faut pas l’oublier. Et c’est Lui qui décide de ces «scénarios». Plusieurs sont possibles car l’humanité bouge et la «réalité» est fluide.
 
SP : Y a-t-il une particularité que vous voulez ajouter à propos des Maîtres ascensionnés ?
GT :
Nous ressentons leur présence comme extrêmement bienveillante, paternelle ou maternelle parce qu’il faut dire que les Maîtres ascensionnés comprennent des êtres de nature masculine et d’autres de nature féminine, et même de plus en plus de nature féminine. Dans les ouvrages actuels contrairement à ce qui arrivait dans le passé, les Maîtres se présentent avec leur aspect féminin. Dans les livres de Telos, on parle des maîtres mais on parle aussi de leurs flammes jumelles, de leur contrepartie féminine, on parle même des archanges et de leur contrepartie féminine, de même pour les Elohim.
Par exemple, je prends le cas du logo de Telos France que j’ai créé en 2005. J’ai appris une année plus tard que j’avais été très inspiré par des entités de nature féminine et notamment un groupe vénusien pour créer ce logo. J’ai été très ému d’apprendre cela et on m’a dit que ce logo travaillait sur le plan subtil, sur notre nature féminine. J’insiste un peu sur ce côté féminin car dans notre société aujourd’hui, on dit que la nature féminine ou que la femme commence à prendre une part de plus en plus importante. Je veux bien le croire, mais je parlerai plutôt de rééquilibrage du féminin et du masculin. Je dirai aux femmes de penser à une réharmonisation plutôt que de penser à cela comme une sorte de revanche. Il est clair que les femmes doivent reprendre leur place, mais les hommes également. C’est dans cet équilibre apaisé que la paix pourrait éventuellement revenir.     

Propos recueillis par Marie-Hélène Courtat


NOTES

1 – L'existence de plans ou niveaux dans lesquels la vie s'exprime sur des fréquences vibratoires différentes. Ce qui fait que nous ne les voyons pas.

2 - Livres disponibles dans la boutique p. 58

3 – Adama est un Maître ascensionné, Grand Prêtre de la cité de Telos. Dans « Telos tome 1 », il est dit qu’il préside le Concile lémurien de lumière. Précisons que le réseau Agartha qui comporte environ 120 cités de lumière souterraines était sous la gouverne de la capitale Shamballa mineure. Plus récemment, Telos a pris la tête du réseau Agartha. Enfin, citons Adama lui-même : «Je voudrais également ajouter qu’à Telos, je suis celui qui s’est porté volontaire pour se tenir sous les projecteurs et divulguer les Enseignements lémuriens ». Telos, tome 3

4- le Mont Shasta se trouve au nord de la Californie. Le plus haut sommet volcanique des Etats-Unis.

5- Omraam Mikhaël Aïvanhov (1900-1986) maître spirituel français d’origine bulgare, vient en France en 1937 où il donne l’essentiel de son enseignement. Il fonda la Fraternité blanche.

BIBLIOGRAPHIE d'A. L. Jones

- Telos I, révélations de la Nouvelle Lémurie (2002) Prix : 17,90 euros - CD audio : 27 euros 
- Telos II, messages pour l'épanouissement d'une humanité en transformation (2003) Prix : 18,90 euros - CD audio : 35 euros
- Telos III, protocoles pour la cinquième dimension (2007) - livre en réimpression -
CD audio : 35 euros
- Les sept flammes sacrées (2009) Prix : 32 euros


EN VENTE DANS LA BOUTIQUE SACREE PLANETE ET SUR LE SITE www.sacree-planete.com rubrique boutique puis "Spiritualité"

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LE SILICIUM ORGANIQUE Article paru dans SP N°34  (ARTICLES ET EXTRAITS) posté le mercredi 03 juin 2009 18:14

Les stands proposant du Silicium organique, sous l’étiquette "complément nutritionnel", se multiplient dans les salons bio, mais on le trouve également en pharmacie. Mode ou nécessité ? Qu’a-t-il de si précieux pour notre organisme ? L’enquête sur cet agent bien discret nous dévoile son intérêt.  

Commençons par un petit cours de chimie. Le silicium est un oligo-élément, c'est-à-dire un élément chimique nécessaire à la vie. Il figure dans le tableau de Mendeleïev sous le symbole Si et appartient à la même famille que le Carbone (C). Le silicium n’existe pas dans la nature à l’état libre mais sous forme de composés. La Silice est du silicium oxydé que l’on appelle dioxyde de silicium (SiO2). Les dérivés de la silice sont des silicates. La silice existe sous forme minérale1 ou organique2. Le terme de «Silanols» désigne les différentes formes de silice organique que l’on appelle plus couramment «silicium organique».


SP : Le corps humain a apparemment besoin de cet élément. Quel est son rôle dans le corps ?

MB : Le silicium est l’un des douze éléments majeurs de la composition élémentaire du corps humain qui en contient environ 7g, plus que le fer, le cuivre, le cobalt... Même à l’état de traces, il joue un rôle biologique majeur et doit être considéré comme un élément essentiel de la vie. Il a une double action, la première sur les tissus conjonctifs en contribuant à l’architecture, la solidité, la résistance et l’élasticité des tissus, c’est son rôle d’architecte. La deuxième fonction est d'être un facteur indispensable à l’activité de l’enzyme-clé intervenant dans la fabrication du collagène (le corps contient 19 collagènes différents). Il vient améliorer et renforcer l’assimilation des 70 à 100 mille milliards de cellules qui nous composent.


SP : Trouve-t-on du silicium organique dans la nature ? Dans l'alimentation ? Pourquoi sommes-nous en carence ?

MB : On le trouve facilement dans la nature sous différentes formes. Le silicium présent dans les plantes est faiblement assimilable, et nous ne consommons pas forcément les aliments qui en ont une concentration intéressante. Les versions chimiques que l’on trouve dans les minéraux et les végétaux ne sont pas assimilées ou peu assimilées par le corps. Comme je le disais plus haut, nous en avons un capital de 7g à la naissance. Dans le passé, notre alimentation compensait la perte progressive de silicium. On en trouvait dans les plantes comme l’échalote (française), l'ail, l’ortie, la prêle, le bambou et les abats des animaux. Aujourd’hui, nos modes de vie ont changé. D’une part, nous consommons moins de produits frais et naturels ; nos sols se sont énormément appauvris. D’autre part, notre espérance de vie s’est considérablement accrue et nos conditions de vie modernes sont plus consommatrices de silicium (du fait du stress, de la pollution…).

Le silicium organique ne se trouve jamais pur dans la nature, il doit être stabilisé car il se polymérise3 très vite au contact de l’oxygène et de l’eau. Pour cela, il faut l’intervention d’une enzyme sur les sources minérales et une plante pour les sources végétales, cela permet d’obtenir un organo-silicé (un ajout d’un atome de carbone) que l’on va stabiliser naturellement (sans parabène4) pour aboutir au monométhylsilanétriol.


SP :  Par qui ce produit a-t-il été découvert ou mis au point ? Quels sont les travaux scientifiques qui confirment sa validité ?

MB : Cet oligo-élément a été mis en évidence par Norbert Duffaut (chercheur au CNRS de Bordeaux) dans les années 50. Il étudia les composés organo-silicés tels que le monométhylsilanétriol (silicium organique). De nature instable, le silicium organique obtenu à l’époque devait être utilisé très rapidement et ne se buvait pas.

En 1993, le Professeur Ivan Coste-Manière (chimiste) parvint à stabiliser cet oligo-élément et mist au point une molécule de silicium organique buvable permettant ainsi une meilleure utilisation et assimilation par le corps humain. De nombreux travaux ont été et sont menés, de par le monde, notamment par le Dr Doucet, Prix Nobel de médecine pour l’incidence du silicium organique sur les maladies cardio-vasculaires.


SP : Comment le silicium organique est-il fabriqué ? 

MB : le silicium est obtenu à partir de minéraux et/ou de végétaux dissous dans une eau traitée5 laissant circuler l’information au sein de ses molécules. À partir de minéraux, il faut l’intervention d’une enzyme qui apporte un atome de carbone, ce que font les plantes pour leur usage propre. L’atome de carbone donne les composés organo-silicés d’où l’on obtient le monométhylsilanétriol.


SP : Qu’est-ce que le silicium bio-activé ?

MB : Le silicium organique bio-activé est un complexe mis au point, en 1997, par Ivan Coste-Manière, cofondateur des Laboratoires DEXSIL. La particularité de ce silicium est d’être stabilisé par résonance et d’être associé à une molécule spécifique naturelle. Cette particularité donne au silicium organique bio-activé une richesse en électrons disponibles au cœur des cellules grâce à l’effet «locomotive» du complexe silicé. Les électrons permettent de neutraliser les radicaux libres néfastes pour l’organisme, de jouer un rôle d’anti-oxydant et d'améliorer la structure de la membrane cellulaire. C’est une molécule unique au monde et la plus petite, cautionnée entre autres par les travaux du Dr Franco, chef du laboratoire Gredeco à la Pitié-Salpétrière de Paris.


SP : Qu’est-ce que ce produit apporte au corps ? 

MB : Le silicium bio-activé apporte au corps «la clé» de l’assimilation par une alimentation en électrons négatifs importante lui permettant de compenser les millions d’électrons perdus quotidiennement par nos cellules au cours de leur activité. Il améliore donc le renouvellement des cellules. Il est source de recharge électrique des cellules puisqu’il agit directement sur leur membrane et par conséquent sur leur capacité d’assimilation.


SP : Dans quelles affections est-il particulièrement recommandé ? Peut-il être associé utilement à certains traitements de pathologies "lourdes" (cancer, maladies cardio-vasculaires…) ou joue-t-il mieux son rôle en traitement de prévention ?

MB :  Il n’y a pas d’indication pour des affections particulières. Même si on est en bonne santé, il est souhaitable de faire des cures, pour pallier les carences de notre alimentation et répondre aux besoins quotidiens du corps. Il permet d’entretenir et/ou de renforcer les structures cellulaires, l’architecture du corps et de prévenir ou ralentir des affections. Il est particulièrement recommandé de le consommer en association avec tous traitements quels qu’ils soient. Le silicium organique bio-activé va permettre une meilleure assimilation, donc une meilleure action du traitement sur les cellules en demande, grâce à l’effet «locomotive» que lui confère la bioactivation. Le traitement est mieux dirigé et assimilé par les cellules concernées par la pathologie, surtout si le silicium bio-activé est absorbé 1 heure avant le traitement. Il est évident que si l’on effectue des cures d’entretien, l’état général de l’organisme est amélioré, en donnant aux cellules les capacités de mieux répondre aux besoins quotidiens et aux agressions que le corps subit. 


SP : Depuis combien de temps est-il sur le marché ? Avec le recul peut-on dire qu’il présente des effets secondaires ? Y a-t-il des contre-indications ?

MB : Le silicium organique bio-activé est commercialisé depuis 1998 par le laboratoire Dexsil. L’élément de stabilisation du monométhylsilanétriol est un élément naturel ainsi que la molécule permettant la bio-activation. De plus, le corps est en demande quotidienne de silicium organique bio-activé nécessaire à son fonctionnement et sa communication intercellulaire. Il n’y a ni toxicité, ni effets secondaires et aucune contre-indication, si ce n’est d’avoir des résultats en profondeur.


SP : Sous quelle forme est-il le plus assimilable ?

MB : Le silicium organique est assimilable lorsqu’il est sous la forme chimique d’un organo-silicé, le monométhylsilanétriol. Son assimilation est encore améliorée au sein du corps humain s’il est bio-activé, répondant à la demande d’électrons des cellules.


SP : Pouvez-vous nous donner quelques indications générales sur la posologie recommandée ?

MB : En cure d’entretien, la dose minimale est d’environ 15 ml par jour. Elle peut atteindre 45 ml lorsqu’on l’associe à un traitement médical. Une surconsommation est inefficace et inutile, car cet oligo-élément n’est pas stocké par l’organisme. Une fois la dose quotidienne absorbée, le corps élimine le surplus. On peut commencer par une première cure d’une durée de trois à six mois. Il s’agit vraiment d’une moyenne car ce complément alimentaire aide l’organisme à se rééquilibrer. On comprendra aisément que le temps demandé puisse être très variable selon les personnes. Toujours en moyenne, il est raisonnable de dire que l’on peut faire une cure de quelques mois chaque année, mais certains, notamment les plus âgés, ou ceux qui souffrent d’arthrose, trouveront une amélioration de leur état par une utilisation quotidienne, le silicium soulageant de façon notable les difficultés liées à l’arthrose.


SP : À partir de quel âge peut-on commencer en l’absence de pathologies spécifiques ?

MB : À partir de 30 ans, c’est à cet âge que la carence en silicium apparaît même si on est en bon état physique. La consommation du corps en silicium organique est permanente et quotidienne. Comme on pense à entretenir son véhicule pour prévenir les avaries dues à son usage et son usure, il faut faire la même chose avec notre corps que nous sollicitons chaque jour parfois avec violence. Il faut permettre au corps d’améliorer les conditions d’assimilation de tous les nutriments ou traitements dont il fait la demande quotidienne.


SP : Peut-on interrompre le traitement à tous moments ? Y a-t-il un risque d’effet de dépendance ?

MB : La consommation de silicium bio-activé n’est pas comparable à l’absorption d’un traitement. On ne se pose pas la question de savoir quels oligo-éléments ou minéraux sont contenus dans nos aliments. Il en faut pour les besoins fonctionnels de nos cellules et pour pallier les carences de notre alimentation trop raffinée (appauvrie face aux besoins du corps). Il sera souhaitable de faire des apports réguliers pour éviter ou ralentir l’oxydation rapide de notre organisme. Nous pouvons être «âgés» et non «vieux» ; la vieillesse est une oxydation des cellules mal protégées. 

Il n’y a pas d’effet de dépendance car l’absence et la disparition de silicium dans l’organisme signifieraient décès, en raison de l’arrêt de l’assimilation et de la communication de l’ensemble des cellules du corps. Il n’y a pas de dépendance au sens addiction, mais une quantité quotidienne est nécessaire pour permettre au corps de fonctionner correctement au niveau cellulaire, puisque la capacité d’assimilation de nos cellules régule toutes les actions et ralentit l’oxydation de notre corps.


SP : En plus du silicium à boire, sous quelles autres formes trouve-t-on le produit ?

MB : Le silicium bio-activé se trouve sous deux formes : la formule buvable et les applications en gel uniquement. Le silicium bio-activé ne se trouve que sous ces deux formes et toujours dans des contenants en plastique, jamais de verre ni de métal (à cause de la trop grande instabilité du produit). Ce doit être du monométhysilanétriol avec un pH inférieur à 5, sans parabène, ni conservateur chimique, un taux de redox6 inférieur à 28 et contenant 1 gr maxi de silicium dans la solution et si possible bio-activé.

Il vaut mieux éviter de l’exposer à de trop grandes chaleurs ou au froid. Sa température idéale de conservation est autour de 15-20 degrés. On doit aussi éviter son exposition à la lumière. Il vaut mieux le conserver dans un flacon opaque.


Conclusion

Le silicium organique peut incontestablement apporter une amélioration dans de nombreux cas, comme en attestent les témoignages. Juste une recommandation d'usage, lisez bien l’étiquette (composition, dosage et posologie). Il n’y a pas de "label" pour ce produit. Si vous choisissez de l’adopter, pensez toujours qu’il ne sera qu’un élément dans une démarche globale de santé et jamais une «panacée» ou un «remède-miracle» comme certains vendeurs sont tentés de le présenter.

par Murielle Barthe. (elle travaille pour la société "Nicole Nature Bien-être" qui a choisi le silicium du laboratoire Dexsil . Tel : 05 53 84 27 92 - www.phytotherapie-aquitaine.comet http://www.dexsil-labs.com/fr/)


BIBLIOGRAPHIE 

- Le silicium organique de Loïc Le Ribault par Laure Pouliquen (en vente à Sacrée Planète)

- Qui a peur de Loic Le Ribault ? par lui-même (avec DVD) (29,80  disponible sur commande à Sacrée Planète)

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RUBENS FARIA, guérisseur brésilien  (ARTICLES ET EXTRAITS) posté le lundi 27 avril 2009 13:38

Rubens Faria sillonne le monde aujourd'hui pour remplir la mission de sa vie : la guérison. Son lieu de vie est «Rio De Janeiro» au Brésil où il vit avec sa famille et où il a fondé un orphelinat et une école. Notre rencontre fut joviale, simple et profonde, à l'image de cet être qui rayonne la foi en Dieu et en l'humanité. 

Cécile Courtat : Rubens Faria, quand avez-vous commencé à soigner ? Pouvez-vous nous parler de ce qui a déclenché votre engagement en tant que médium guérisseur ? Est-ce un don ?

Rubens Faria : Rien ne me prédestinait à soigner. J’étais ingénieur. Alors que ma fille avait tout juste 3 jours, on m'informa par un diagnostic médical que son pronostic de vie était quasiment nul. Elle avait 6 jours quand les médecins me dirent qu’elle ne survivrait pas. Elle avait une maladie très rare des poumons que la médecine ne savait pas guérir. Les médecins disaient qu'il n'y avait pas d'espoir, aucune chance qu'elle s'en sorte ni aucun moyen d'y parvenir. À cette époque de ma vie, j'étais très sceptique et très carré dans ma tête. J'observais des faits, rien de plus. Je vivais dans une famille aimante et croyante, bien sûr. Moi je ne l'étais pas. Avant cet "épisode" qui concernait mon enfant, je n’avais jamais prié de ma vie. C’est dans cette circonstance-là, à ce moment précis que j’ai commencé à prier : POUR ma fille, profondément et de tout mon cœur.

C. C. : Avez-vous cherché un autre type de médecine ?

R. F. : Bien sûr ! Nous avons consulté toutes "sortes" de docteurs, nous sommes allés dans différents hôpitaux et avons vu de grands spécialistes. Mais tous sans exception nous donnaient la même triste réponse. J’ai refusé d’accepter ce constat. Pour ma fille, j'ai commencé à prier. Bien au-delà des prières, je me parlais intérieurement et profondément. Puis, j’ai demandé un "miracle", un espoir ! Et là, tout naturellement, j’ai ouvert mon cœur. Après toutes ces années sans foi et dans le doute, j’ai tout remis dans les mains de Dieu : ma vie et celle de ma fille. Et cela a fonctionné. Ma fille fut guérie ; une réelle rémission. Elle avait 10 jours et elle a survécu. Aujourd’hui, elle a 17 ans et elle est en bonne santé.

C. C. : Que s’est–il passé après ce «miracle» ?

R.F. : À la suite de cet événement, j’ai complètement changé ma vie et ma façon de voir les gens. J’ai essayé de comprendre cette sorte de miracle que j’ai ressenti dans ma chair. Un miracle, pour moi, c’est vraiment la vie. J’ai abandonné mon métier d’ingénieur et les affaires dont je m’occupais auparavant pour trouver une raison à tout cela. 

Pendant très longtemps, j’ai cherché et encore cherché à comprendre. Je voulais absolument comprendre avec ma tête ! et je n’ai pas trouvé (sourire). Ce miracle fut l’occasion d’un grand bond en avant dans ma vie. Depuis, j’ai une gratitude infinie. Je suis si reconnaissant de voir ma fille aller de l'avant de jour en jour, grandir, être heureuse et en bonne santé. C’est cela le miracle ! 

Essayez de comprendre les miracles de la vie et de les rendre rationnels : c’est impossible ! J’utilise ce "miracle" comme un outil pour avancer dans ma vie. Parfois, j'essaye encore de "comprendre un peu", parce que je suis si heureux de voir ma fille évoluer !

C. C. : Après la guérison miraculeuse de votre fille, comment en êtes-vous arrivé à soigner vous-même d’autres personnes ?

R. F. : Question intéressante (grand sourire) ! Pour ma fille, c’était la première fois de ma vie que j’utilisais mes mains pour aider quelqu’un. Mais c'était tellement évident puisque c’était ma fille. J'ai continué à essayer de comprendre justement pour pouvoir le faire pour d’autres personnes. Puis je me suis dit : «Pas la peine de comprendre, tu vas quand même continuer ; d’une manière ou d’une autre cela apportera une réponse à ta vie, au sens même de ta vie».

Sathya Sai Baba dit : «N’essayez pas de me comprendre, expérimentez-moi». Alors, je commençai à travailler avec mes mains. Je me souviens du premier endroit, chez un ami qui me prêtait une pièce. Il me dit : «Tu peux travailler ici». J’ai attendu mon premier "patient" pendant des heures. Un homme arriva, et je ne me souviens plus exactement de ce qui s’est passé. Nous avons prié ensemble. Peut-être une demi-heure ? Je me suis senti alors «partir» et puis «revenir». L’homme avait un kyste de graisse. L’entité a pris un couteau, un couteau rouillé, et a coupé ce kyste, sans anesthésie, et sans provoquer de douleur. Elle a ensuite recousu l’incision avec une aiguille normale. C’était la première fois, c’était incroyable ! 

C. C. : Après cette première expérience, avez-vous cherché d’autres personnes qui soignaient de façon similaire ?

R. F. : Oui. J’ai essayé de trouver d’autres personnes qui avaient connu la même expérience, dans ce même esprit. Au Brésil, il y a beaucoup de guérisseurs ou  de chamans. J’ai parlé avec certains d’entre eux en les questionnant sur leur mission et leur but. Je leur ai demandé aussi comment ils avaient commencé. A ce moment-là, j’essayais encore de comprendre mais ce n’était pas si facile !

Quand je vois quelqu’un effectuer une activité que je qualifie de «paranormale», tout d’abord je suis attentif à l’acte même, je ne vais pas au-delà, j’observe ce que fait la personne. C’est, bien entendu, toujours spectaculaire ; mais qui y a-t-il derrière cela ? Personnellement, ce que je vois derrière tout cela, c'est : la compassion, l’amour, des sentiments réellement profonds pour chacun, un contact qu'on pourrait dire d'une âme vers une autre âme… 

J’ai bien sûr étudié ce qui est très répandu dans mon pays, c’est-à-dire les écrits d’Alain Kardec, et j’ai obtenu des réponses grâce à ses livres. Parallèlement, j’ai étudié et obtenu des diplômes en psychologie et hypnothérapie, mais aussi en théologie dans différentes universités. J’ai étudié tout cela afin d’avoir une meilleure vue d’ensemble.

C. C. : Est-ce que vous êtes incorporé par une entité quand vous soignez ?

R. F. : Il y a longtemps, je recevais l’énergie, ou bien l’entité (peu importe comment nous la nommons), et je n’en étais absolument pas conscient. Puis, petit à petit, en étudiant davantage, j’ai pris de plus en plus conscience de ce qui se passait. Aujourd’hui je peux dire que j’ai la pleine conscience : je peux sentir arriver l’entité ou énergie, je peux voir l’aura et l’énergie du «patient», les points sur lesquels je vais travailler et comment les entités travaillent. 

C. C. : Travaillez-vous avec le Dr Fritz qui s’incorporait déjà à travers d'autres médiums guérisseurs ?

R. F. : Oui, je ne sais pas pourquoi le Docteur Fritz m’a choisi. Grâce à lui j’ai vécu des changements importants dans ma vie. Je suis vraiment et toujours très heureux de voir ma fille en bonne santé. J’ai une profonde gratitude pour lui. J’ai longtemps travaillé avec lui et j’ai vu des choses que vous ne pouvez imaginer. Le Dr Fritz n'est pas seulement le docteur allemand qui est mort pendant la première guerre. Ce n’est pas que cela.

C. C. : Comment le contact avec une entité invisible peut-il soigner, guérir, produire un miracle ?

R. F. : Il y a deux façons de comprendre le travail avec l’entité : •  La première approche est l’accès spirituel et/ou religieux. Peu importe la religion dont nous sommes issus, ici nous parlons uniquement d’outils spirituels au sens propre du terme (Religion signifie "relier les gens entre eux"), de canaux qui sont présents pour nous aider à travailler. 

• L’autre accès réside dans la conscience de ce que nous sommes. Pensez-vous que nous soyons différents, vous et moi ? Pensez-vous que je peux guérir et pas vous ? Pendant ces 25 ans de cheminement, ce que j’ai compris c'est que nous avions les mêmes capacités, les mêmes désirs, les mêmes souhaits, la même compassion en nous. 

En réalité, je crois que ce n’est pas seulement l’entité, ni la spiritualité, ni ce qu’il y a au-dessus de nous, ni ce que l’on ne peut pas atteindre, qui soigne. Peut-être nous imaginons-nous que cette entité vient en nous pour nous aider. Nous ne nous croyons pas assez puissants pour réussir : en réalité, c’est l’inverse. Nous ne guérissons pas à travers l’entité, nous nous aidons grâce à notre compassion et à notre amour. 

C’est facile à comprendre : est-ce que vous pouvez imaginer guérir sans aide parce que vous êtes un grand guérisseur et que vous utilisez le pouvoir ? Nous ne sommes que des instruments de Dieu. Jésus a dit : «Vous ferez mieux que moi». Mais nous n’y croyons pas ! Donc nous avons besoin de guérisseurs, ou de gourous (Maîtres) pour comprendre nos vies. Voilà le vrai problème ! Il est probable que la seule différence entre nous soit la sensibilité : peut-être en avez-vous plus que moi ou en ai-je plus que vous ? Bien sûr, j’ai foi dans les esprits, ma fille est en bonne santé maintenant car une entité l’a aidée. Mais je crois vraiment et surtout qu’elle a guéri car j’ai ouvert mon cœur, ma compassion, d’une façon tellement profonde que je l’ai également aidée. 

Je ne pense pas que Dieu soit ailleurs qu’en nous-mêmes, ni même loin de nous. Je crois qu’il est ICI à l’intérieur de nous. Par exemple, Dieu en brésilien se dit «DEUS», ce qui signifie «De TOUT Dieu, nous sommes TOUS Dieu», non pas une partie de Dieu mais nous sommes Dieu. Exactement de la même manière que nous disons : nous sommes intelligents, ou bien nous sommes sots ! Nous ne sommes ni l'intelligence, ni la sottise... Comprenez que nous possédons ces états en nous mêmes.

Nous arrivons sur terre avec tout cela à l’intérieur de nous. Dans nos valises pour ce voyage de la vie il y a tout. Notre évolution consiste nullement à «revêtir» le bon «habit» pour paraître, mais bien au contraire à ÊTRE ce qui est en nous au bon moment et pour la bonne action. Nous devons comprendre et savoir le reconnaître à l’instant opportun tout en étant conscients de sa nécessité. À chaque instant de notre vie nous choisirons d’ÊTRE l’instrument dont nous avons besoin et nous laisserons dans les bagages ce qui est inutile ! 

«Le bien et le mal résident tous deux dans le cœur de l’homme. Afin de réaliser le Soi, il est nécessaire d’explorer les extrêmes pour trouver le juste équilibre.» (Bhagavad Ghita). Lors d’un de mes séjours en Inde, au cours d'un entretien privé avec Sathya Sai Baba, nous avions tous des questions: Baba pourquoi ceci ? Baba pourquoi cela ? Que veulent dire la compassion, l’amour, etc… ?

Puis quelqu’un a demandé : «Baba, pourquoi ai-je vu que tu es Dieu ?» Et vous savez ce qu’a répondu Baba : «Vous connaissez la différence entre vous et moi ?» L’homme lui répondit : «Non, mais vous êtes Sathya (Vérité ), une divinité». - «Non», répondit Baba. «Nous sommes tous Dieu. La différence entre vous et moi c’est que je le sais et que je le crois !» Le processus pour guérir les personnes vient de cela : cette foi, cette certitude. Ce ne sont pas uniquement les entités.

Je vais vous donner mon sentiment. Mon opinion sur la guérison est la suivante : nous sommes tellement petits que nous pensons que cette réalité est notre vie ; alors comment imaginer, comprendre que nous sommes à un tel niveau d’harmonie, de paix, de compassion ? Nous sommes juste tout petits, un grain de sable, rien de plus dans cet immense univers. La seule chose que nous devons garder à l’esprit est : «entraînons-nous… exerçons-nous»Baba dit quelque chose de très intéressant : «l’amour c'est l’action». En comprenant réellement ces mots, vous pouvez faire la même chose, c’est-à-dire guérir.

Quand vous prenez un enfant dans les bras, votre bébé qui pleure ou qui a mal, que pensez-vous qu’il se passe ? C’est votre Amour et votre compassion qui l’apaisent. Donc, il n’y a pas de différence entre vous et moi. Et quelle question vous posez-vous à ce moment-là ? Aucune. Vous êtes dans l’amour, uniquement dans l’amour. 

C. C. : Si nous sommes Dieu, alors pourquoi tombons-nous malades ?

R. F. : C’est une très bonne question ! (rires)... Nous ne pouvons pas vivre éternellement ! Un jour vous avez mal aux jambes, aux genoux, au dos, au foie, cela fait partie de la vie… En fait, ce qui importe, ce n’est pas de vieillir, mais c’est d’avoir un but réel dans la vie. On peut dire d’un tel qu'il a 99 ans ! Oui, il a atteint 99 ans. Mais l'important est "qu’a-t-il fait de sa vie, ou que fait-il encore pour sa famille, pour ses amis, pour son voisinage ?"  

Heureusement, ou malheureusement, tomber malade fait partie intégrante de la vie. Laissez-moi vous présenter la vie en définissant deux de ses aspects : le bon et le mauvais. Sachez que tout ce que vous pouvez obtenir de l’un ou de l’autre, c’est de l’or pour vous, vos amis, vos proches. «Il n’existe aucun mal d’où le bien ne puisse pas jaillir et nul bien qui ne puisse entraîner le mal» (Bhagavad Ghita).

Pour votre famille et vos proches, ce qui est important, ce n’est pas d’avancer en âge pour devenir vieux, mais de VIVRE à chaque instant de façon à laisser des messages profonds pour les personnes qui vous entourent. Ce dont on se souviendra après la disparition d’une personne, c’est ce qu’elle aura fait PENDANT sa vie, ce qu’elle était. Imaginez une vie sans cela, quel gâchis, quelle perte de temps !

Bien sûr, nous ne sommes pas indestructibles. Je conçois que voir le bon côté des choses quand on a un cancer, une leucémie, une tumeur au cerveau, c’est très difficile. Ce dont je vous parle à l’instant, ce n’est pas de la maladie, mais de la manière dont elle est vécue, du sens des évènements de la vie. Par exemple : si vous avez mal au dos et que vous n’arrêtez pas de vous plaindre, psychologiquement parlant, vous aurez encore plus mal. La douleur est la façon dont vous vous voyez.

C. C. : Pourquoi un guérisseur arrive-t-il à provoquer un déclic et une guérison ?

R. F : Le meilleur guérisseur est le miroir, le réflecteur. Le guérisseur est là pour vous servir de miroir, pour que vous vous y reflétiez pour votre évolution. Il est là pour vous écouter, vous observer, vous voir grandir. En tant que guérisseurs, nous ne faisons pas de miracles. C’est une erreur de le croire. Parce que, en fait, c’est l’inverse : VOUS faites des miracles ! Si vous n’êtes pas d’accord, si vous ne dites pas : «Rubens, OK faisons cela ensemble», laissez tomber tout de suite car personne ne vous aidera. Vous avez besoin de décider, pas de vous battre, mais de travailler en coopération». Sathya Sai Baba dit que "la transformation s’opère par le passage du «je» au «nous, c’est-à-dire que l’homme doit développer une plus grande conscience collective pour le bien-être d’autrui et œuvrer dans ce sens».

 Je vais vous raconter une histoire : «Imaginez un taureau, un gros taureau. Il est devant vous. Vous portez des habits rouges, très rouges. Si le taureau fonce sur vous, il va vous écraser car vous ne pouvez affronter ni l’animal ni sa puissance. Par contre, en prenant une étoffe rouge, une cape, un foulard… à bout de bras, toute la puissance du taureau qui était censée vous écraser va passer à côté de vous. C’est comme une danse, un ballet : vous vous mettez en mouvement pour laisser passer le taureau à côté de vous. Avec la maladie c’est exactement pareil. Quand vous vous battez face à face avec quelque chose de puissant, vous perdez. Quand nous luttons contre le problème, nous sommes perdus. Nous allons aussi chercher des raisons dans nos blessures, des aspects psychologiques, des justifications par rapport à nos vies antérieures… nous voulons nous donner à tout prix des raisons pour nous trouver des solutions... !

Nous ne pouvons pas vivre si nous sommes incapables d’être en paix à l’intérieur de nous-mêmes. Il faut assez de paix en soi pour écarter le taureau d’un seul mouvement de main… et ce mouvement est possible et généré par la paix qui EXISTE en vous.

C. C. : Cela revient-il à dire que nous avons besoin de quelqu’un d'extérieur à nous pour nous ramener à cette paix intérieure ?

R. F. : Tout à fait : permettre de se souvenir ! C’est peut-être une des raisons d’être des guérisseurs. Personnellement, je ne pense pas que c’est moi qui fais cela. Je n’aime pas cette attitude égotique.  «Engage-toi dans le combat, laisse-moi l’initiative de l’action et que le mental repose sur le Soi Universel. N’aie aucune inspiration personnelle» (Bhagavad Ghita ). 

Je travaille sur moi-même. Je suis très heureux de ce que je fais dans ma vie et je le suis aussi et toujours pour ma fille devenue grande ! Je reste persuadé que nous avons les mêmes outils pour travailler. Faut-il chercher à rationnaliser ?  Alors imaginez-vous au Brésil parmi 1000 personnes, le guérisseur choisit un homme et lui demande de venir près de lui. Il soulève sa chemise pour découvrir son dos et fait une intervention sur une hernie discale. Il incise avec un scalpel, on voit la chair, les os. L’homme est debout, il parle, il ne ressent aucune douleur. Quelle serait votre première question à ce moment précis : «(silence)» ? Qu’est-ce qui anime sa main» ? «Comment cela est-il possible» ? «Pourquoi» ? NON. Vous êtes dans ce qui se passe au-delà de votre mental. Sans notre rationnel, nous vivons l’instant.

Cela me rappelle une anecdote : lorsque quelqu’un demanda à Einstein : «Comment avez-vous eu cette vision sur la théorie de la lumière» ? Ce dernier répondit qu’il ne savait plus, que c’était déjà sorti de son esprit. N’est-ce pas une réponse superbe ? Nous sommes capables de faire certaines choses sans les comprendre rationnellement.

C. C. : Que se passe t-il au niveau de l’Âme ?

R. F. : Posez-vous donc cette question : «Que se passe-t-il au niveau de l’Âme des 999 autres personnes qui regardent l’opération ?». Ils sont en état de Grâce, il s’est passé quelque chose. Utilisons des mots du dictionnaire comme : espoir, foi, croyance, amour.

Osho a dit : «Nous n’avons pas besoin de connaissance, nous avons juste besoin de récupérer notre innocence. Nous l’avions au début de notre vie et pas à pas, à force de négation, de dire non, dans notre vie, nous l’avons oubliée».

Jésus a dit : «Laissez venir à moi les petits enfants car le royaume de mon père leur appartient». Pensez-vous qu’Il faisait allusion à des enfants ? Non, il parlait de l’innocence que nous avions quand nous étions jeunes. Nous ne parlons pas de guérison de l’âme comme vous le dites, mais de la guérison de l’innocence. Parfois les miracles arrivent, parfois une, deux ou trois personnes vont mieux. Parfois rien ne semble avoir changé !

Pour définir ce qu'est un guérisseur, j'emploierais l'image d'un majordome qui ouvre la porte pour faire entrer quelqu'un. C'est mon point de vue : j'ouvre la porte pour que l'on entre en soi-même.

C. C. : Qu’en est-il pour les maladies karmiques ?

R. F. : Je ne crois pas au karma comme il est entendu en Occident. Il y a une grande différence dans la compréhension du karma entre l’Orient et l’Occident. Pour un Européen, le karma est lourd. Pour les Indiens, c’est un chemin qui permet d’avoir la connaissance du Soi. Sathya Saï Baba dit : «Le karma est comme le nuage de poussière derrière la charrette en mouvement. Quand la charrette s’arrête, la poussière tombe sur celle-ci. Mais la charrette ne peut pas toujours rouler sur la route sans jamais s’arrêter pour éviter la poussière. Le meilleur moyen est de rouler sur le bitume, loin de la route poussiéreuse. C’est-à-dire que l’homme doit acquérir la Grâce de Dieu et aller sur la route pavée par Elle». 

 Il faut faire la différence entre karma et dharma (celui-ci étant la voie juste). Quand nous parlons de maladie, les individus ne sont pas des malades. Ce sont des personnes momentanément atteintes d’une maladie. Ces personnes ne sont pas la souffrance bien qu’elles souffrent momentanément. C’est une notion capitale pour comprendre le karma. Quand vous croyez que vous êtes un malade, vous êtes malade ! Et vous aurez du mal à guérir. Quand vous pensez que vous êtes juste momentanément malade, vous avez toutes les chances d’aller mieux. 

S.P : Avez-vous d’autres actions au Brésil que votre travail de guérisseur ?

R. F. : Je prends de l’âge et je ne "traite" plus 2000 personnes par jour comme je l’ai fait pendant des années, lorsque j’étais plus jeune. J’accueille maintenant entre 300 et 400 personnes par jour.

J’ai ouvert un orphelinat où résident 44 enfants de 2 à 14 ans. J’ai créé une école pour enseigner aux enfants la danse, l’art, afin de leur donner l’opportunité d’explorer leurs sens de manière plus approfondie…

C. C. : Pouvez-vous nous parler de ce que vous faites dans d’autres pays que le Brésil ?

R. F. : Dans les années 90, alors que je ne travaillais qu’au Brésil, différentes chaînes de télévisions internationales sont venues assister à mon «travail» pour faire des reportages. Elles ont aussi pris des photos, ont écrit des articles dans les journaux. Je pense que ceci m’a permis d’être invité dans différents pays. À cette époque, j’étais bien trop occupé au Brésil et j’ai refusé. Ce n’est qu’en 1998 que j’ai décidé de me rendre, de plus en plus souvent, dans d’autres pays du monde. Je suis ainsi allé aux U.S.A., en Allemagne, en Italie, en Suisse, en Autriche… Je suis allé au Japon, en Australie… Je continue de le faire tant que cela m’est possible. J’anime des séminaires. J’essaie d’enseigner ce qui a été transmis. C’est intéressant car le Dr Fritz a transformé son «travail» et j’ai moi-même connu une réelle transformation par la même occasion.

Le Dr Fritz s’évertue de plus en plus à transmettre davantage le sens de la foi, celle de l’innocence dont il parle beaucoup. Il essaie de montrer des choses différentes…

J’ai vécu 4 ans en Australie où j’ai travaillé avec un groupe de médecins pour mettre au point une nouvelle thérapie. À l’époque, je partageais avec eux les informations qui m’étaient transmises par le Dr Fritz. Aujourd’hui j’utilise cette thérapie.

Je ne prescris pas de gélules. Parfois je conseille des herbes ou des plantes. Je suis hypnothérapeute et psychologue et je travaille avec ces outils. Des scientifiques qui ont «étudié mon cas» nomment la force qui circule et s’écoule à travers moi la transbioénergie. Je l’explique par des séminaires dans différents pays (Autriche, Allemagne, Suisse, U.S.A..)(1). Cet enseignement qui est réparti en 4 niveaux est validé aux U.S.A. et en Suisse par une reconnaissance équivalente à un diplôme.

C. C. : Existe t-il un livre sur vous ?

R.F. : Oui. Il en existe plusieurs, en italien, en anglais, en portugais, en allemand, en japonais, en chinois, etc... et espérons bientôt en français ! 

Propos recueillis par Cécile Courtat (A la demande de Rubens Faria, cette interview ou extraits de celle-ci ne peut être reproduite sans autorisation préalable . Merci de contacter Cécile Courtat (05 53 50 58 53).

1- Séminaires dans la langue du pays où ils se déroulent. 

Pour tous Renseignements : 06 27 32 58 83 (Nadine).

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Abeilles portées disparues, que se passe-t-il ?  (ARTICLES ET EXTRAITS) posté le lundi 30 mars 2009 16:59

Fidèles compagnes de l’homme depuis des millions d’années, les abeilles ont soudainement décidé de déserter les ruchers. Bien que l’on constate des disparitions depuis les années 80, l’année 2007 fut celle d’un pic de disparition massif et sans précédent d’un très grand nombre de colonies, un peu partout sur la planète.
Or, nous le savons, l’abeille joue un rôle primordial dans la nature à travers la pollinisation. Quatre-vingts pour cent des espèces végétales, des fruits, ont besoin des abeilles pour être fécondées. Einstein affirmait en 1923, que «si les abeilles venaient à disparaître, l’homme n’aurait plus que 4 années devant lui...sans abeilles, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d’animaux, plus d’hommes...». En 2008, ses prévisions deviennent réalité ! Que faire ? Saurons-nous redresser la barre avant qu’il ne soit trop tard ?


En 2007, un pic de disparition massif et sans précédent a été constaté. Une véritable catastrophe disent les spécialistes. La presse parla d’une extinction par dizaines de milliards. Cette année-là, les États-Unis auraient perdu plus de la moitié de leurs butineuses en l’espace de quelques mois. Ceci est d’autant plus inquiétant que le phénomène déjà observé par le passé a, en 2007, de nouvelles caractéristiques. Aucun cadavre n’est retrouvé dans la ruche ni aux alentours ; les abeilles disparaissent, comme volatilisées. Nous y reviendrons plus loin.
Une citation attribuée à Albert Einstein illustre particulièrement bien l’interdépendance des espèces. Celui-ci affirmait en 1923, que «si les abeilles venaient à disparaître, l’homme n’aurait plus que 4 années devant lui...sans abeilles, plus de pollinisation, plus de plantes, plus d’animaux, plus d’hommes.»... Or la mort des butineuses, incroyable épidémie d’une ampleur faramineuse, est en train de se propager de ruche en ruche.
 
L’AMPLEUR DU PHÉNOMÈNE
En 2007, les estimations chiffrent à 1,5 millions (sur 2,4 millions de ruches au total) le nombre de colonies volatilisées dans 27 états des États-Unis et ceci en quelques mois ; au Québec, 40% des ruches sont portées manquantes. Les colonies sont décimées en Allemagne où, selon l’association des apiculteurs, les pertes vont jusqu’à 80% dans certains élevages. Même scénario un peu partout en Europe... La catastrophe semble totale et planétaire. Scientifiques et biologistes auraient, depuis longtemps, tiré la sonnette d’alarme. Le journal «Les Échos», dans un article daté du 20 août 2007, n’hésite pas à écrire : «Les abeilles s’éteignent par milliards depuis quelques mois. Leur disparition pourrait bien sonner le glas de l’espèce humaine».

EN FRANCE
En France, depuis 1995, chaque année des pertes de 300 000 à 400 000 abeilles sont constatées. Ces observations coïncident avec l’emploi de l’insecticide Gaucho (Bayer) utilisé en enrobage des semences. Le ministre de l’agriculture, s’appuyant sur l’avis scientifique émis par la Commission des toxiques, prit le 15 janvier 1999 la décision d’interdire le Gaucho en traitement des semences de tournesol. C’était la première application du Principe de Précaution à la protection de l’environnement.
Mais l’épidémie a repris de plus belle. L’hiver 2005/2006 fut particulièrement dramatique, avec la disparition de 15 à 95% des colonies. Même si les chiffres varient selon les enquêtes : en France, le rapport Saddier, remis en automne 2008 au Ministère de l’agriculture, affirme que le «taux de mortalité» de 30% à 35% des abeilles n’est plus contestable.
Fait notable, depuis janvier 2008 le Ministère de l’agriculture a autorisé l’utilisation du Cruiser comme insecticide d’enrobage du maïs. Or, le Cruiser contient une substance active différente du Gaucho et du Régent appelée thiaméthoxam, mais signalée «dangereuse pour les abeilles» par le Ministère.

APIS MELLIFERA APPARUE DEPUIS 100 MILLIONS D'ANNÉES
Selon les entomologistes, Apis Mellifera, notre merveilleuse abeille à miel, serait apparue sur la planète bleue depuis au moins une centaine de millions d’années. On la qualifie de domestique. Mais, contrairement à son appellation, Apis Mellifera n’a rien de "domestiquée", en tout cas pas avant le début du XXe siècle, date du début de l’élevage des reines en apiculture.
Les traces les plus anciennes font état d’une abeille fossile du genre «Electrapis», de la tribu des Apini, découverte dans l’ambre (résine fossile sécrétée par des conifères) de l’éocène. Elle aurait vécu il y a 40 millions d’années. Mais, en 2006, une équipe de chercheurs de l’Université de l’Orégon annonça la découverte en Birmanie du plus vieux fossile d’abeille de l’espèce Melittosphex Burmensis, dans de l’ambre du crétacé.
L’abeille, magnifique symbole de feu, vibrante étincelle divine a été considérée comme un animal sacré dans la plupart des anciennes civilisations. Depuis l’Égypte Ancienne, elle représente la royauté : en héraldique, ce symbole revient comme un motif récurrent. Napoléon Bonaparte, lors de son sacre, ne portait-il pas un manteau brodé d’abeilles d’or ? Les Mayas la considéraient comme une émanation de la lumière solaire : «Ah Muzen Cab», divinité de l’abeille.
Que reste-t-il de cette vision de l’abeille dans le panorama moderne ? Rien. En tout cas, pas grand-chose. Alors l’esclave au service de l’agriculture militarisée se mutine. Elle déserte et disparaît sans retour. Elle meurt aussi, bien sûr. Les abeilles font la grève de la pollinisation. Instinct de conservation ? Vital et viscéral instinct de survie ?

SYNDROME D'EFFONDREMENT DE LA RUCHE
L’homme moderne est-il vraiment le principal responsable de ce massacre ? Examinons les caractéristiques de cet effondrement. Car il s’agit bien d’un effondrement : les scientifiques nomment cette maladie «syndrome d’effondrement» (en anglais C.C.D. pour «Colony Collapse Disorder»). Elle est aussi baptisée en Angleterre du joli nom de «phénomène Marie-Céleste» (en souvenir du navire dont l’équipage se volatilisa en 1872).

CARACTÉRISTIQUES DU SYNDROME D'EFFONDREMENT

«Les trois quarts des cultures qui nourrissent l’humanité dépendent des abeilles» rappelle Bernard Vaissière, spécialiste des pollinisateurs à l’Inra (Institut national de recherche agronomique). Les disparitions d’ouvrières ont, en 2007, de nouvelles caractéristiques. Selon le MAAREC (Mid-atlantic Apiculture Research and extension Consortium), les abeilles ne reviennent pas à la ruche ; ce qui est un comportement très nouveau et pour le moins surprenant chez ces insectes. Les pertes sont rapides : en une nuit, une colonie entière disparaît. Le nombre de ruches touchées est important ; de plus, très peu de cadavres restent à l’intérieur ou à proximité de la ruche. Les abeilles se cachent-elles pour mourir ?
Autre caractéristique de cet étrange phénomène de 2007 : les raisons exactes semblent inconnues ou difficiles à cerner. Si aucun agent pris individuellement ne peut être incriminé, il se pourrait bien que ce soit la combinaison de plusieurs facteurs et traitements qui explique cet effondrement. Cela ne fait aucun doute pour le professeur Joe Cummins de l’université d’Ontario. Il affirme : «Des champignons parasites utilisés pour la lutte biologique et certains pesticides du groupe des néonicotinoïdes interagissent entre eux et en synergie pour provoquer la destruction des abeilles... un effet de cascade jouerait également entre ces champignons parasites et les bio pesticides produits par les plantes génétiquement modifiées.»
L’agriculture moderne et sécuritaire puce électroniquement tous les animaux domestiques. Elle n’a cependant pas encore eu le temps de lancer un vaste programme de puçage électronique de l’apiculture. Des dizaines de milliards d’abeilles sont portées disparues !

CAUSES PRINCIPALES DU PHÉNOMÈNE "Marie Céleste", la grande abeille

La surmortalité des abeilles dans de nombreux pays serait due à une quarantaine de facteurs biologiques et chimiques. Mais avant d’aller plus loin, une remarque de Gunther Hauk, directeur de Centre Pfeiffer aux U.S.A., semble particulièrement pertinente : «En ce qui concerne cet étrange phénomène, dénommé syndrome d’effondrement des colonies, je souhaiterais suggérer la ligne de réflexion suivante : Lorsque le stress, les poisons, la nourriture frelatée et «des pratiques d’exploitation» dénotant un manque de respect et de considération atteignent un certain niveau, l’essence spirituelle, cette composante de l’être qui maintient l’intégrité de l’organisme, disparaît. Lorsque nous regardons un animal, nous percevons son corps physique. Les Amérindiens, encore clairvoyants, «percevaient» cette entité spirituelle qui préside aux instincts vitaux de l’animal en toute sagesse. Ils appelaient cette entité spirituelle le «Grand Ours» ou le «Grand Bison». Nous serions enclins à penser que lorsque la «Grande Abeille» subit toutes ces forces destructives, elle se détache de l’entité physique. Lorsque le centre spirituel de la ruche est ainsi affaibli, l’abeille individuelle s’envole et ne revient plus. La «Grande Abeille», que l’on pourrait appeler l’âme-groupe, ne peut pas maintenir l’intégrité de la colonie.»
• Pratiques d'élevage intensif
Les abeilles sont-elles stressées ? Il est certain que la grande mobilité qui leur est imposée par les apiculteurs les louant pour la pollinisation des cultures en est une des causes. L’apiculture industrielle n’est pas différente des autres types d’élevages intensifs : les ruches sont alignées en rangées serrées les unes contre les autres. Alors que dans la nature on trouve au maximum trois à quatre ruches par kilomètre carré. La perte de la biodiversité prive les abeilles de plantes à polliniser. La mauvaise nourriture des ruches est également à incriminer. Dans les ruches en cours d’effondrement, l’essaim refuse de consommer la nourriture-poison apportée : sirop de maïs, sucre blanc, farine de soja, huile de colza, le tout à la sauce O.G.M. D’autres causes plus difficiles à cerner sont également évoquées, comme par exemple une sexualité bridée par l’insémination artificielle des reines et la quête obsessionnelle de reines d’élite.
• Des Agents biologiques
Parasites, prédateurs, champignons, bactéries, virus,... dont le Varroa destructor, qui est un acarien parasite qualifié «d’ennemi n°1» dans le rapport du député de Haute-Savoie Martial Saddier (automne 2008). Mais il n’a envahi l’Europe qu’au début des années 60. Ce qui a changé, c’est la résistance des colonies d’abeilles à ce parasite.
• Des Agents chimiques

L’AFFSA (Agence Française de Sécurité Sanitaire des Aliments) rappelle que le catalogue des produits phytosanitaires dénombre aujourd’hui 5000 produits commerciaux dont l’utilisation est susceptible de causer des dommages irréversibles aux colonies d’abeilles. À partir de 1942, l’usage des insecticides organiques de synthèse se répand. Et, parmi les insecticides récents, on trouve l’imidaclopride ainsi que le fipronil.
L’imidaclopride est contenu dans le Gaucho (en enrobage ou pelliculage des semences de betterave, d’orge, de blé ; son autorisation est provisoirement suspendue sur le tournesol) et le Confidor.
Le fipronil se trouve dans le Régent TS (en enrobage des semences de riz, de maïs et de tournesol. -Métis, Texas, Jumper, Zoom, Schuss) et dans le Régent MG (en traitement des surfaces agricoles). La démonstration du lien entre l’impact de ces insecticides et les mortalités et désorientations de butineuses observées ces dernières années fait débat. C’est la bataille des arguments scientifiques.
En décembre 2003, le Professeur Jean-François Narbonne, toxicologue, remit les résultats de son étude de toxicologie du fipronil. Il jugeait cette substance neurotoxique, hépatotoxique et néphrotoxique.
Bayer, qui possédait encore le fipronil en 2003 (inventée par Rhône-Poulenc entre 1985 et 1987), a versé 45 millions de dollars de dommages et intérêts à 1600 plaignants de la Louisiane qui l’avaient attaqué au tribunal pour destruction de leur élevage d’écrevisses suite à l’usage, dans les plantations de riz, de l’icon (insecticide utilisé contre les charançons à base de fipronil).
Selon le Professeur Belhomme, professeur de cancérologie et fondateur de l’ARTAC : «C’est l’un des pesticides qui contaminent le plus l’eau, et sa molécule n’est pas sélective. Elle ne touche pas seulement les abeilles mais aussi les oiseaux, les poissons et les mammifères. La molécule est stockée dans les tissus graisseux. Mais ce qui est inadmissible, c’est la négligence du ministère de l’Agriculture et les mensonges des industriels concernés». La nature de la toxicité du fipronil est clairement démontrée aux USA. Mais cette substance ramène chaque année des centaines de millions de dollars.

L'ÉTRANGE POSITION DE L'EUROPE, le gaucho et le Régent "dédouanés"
Des experts européens «indépendants» ont dédouané le Gaucho et le Régent. En janvier 2006, l’Union nationale de l’apiculture française (Unaf, 48 % des ruches françaises) exprimait ses craintes de voir le Gaucho et le Régent TS de nouveau autorisés. La valse continue. Les firmes innocentent bien évidemment leurs produits. Nous naviguons en plein flou scientifique.
Question essentielle : comment les experts européens peuvent-ils maintenant dédouaner le Gaucho alors que l’imidaclopride, son principe actif, est actuellement considérablement incriminé outre-Atlantique ? Se peut-il que les experts apicoles des universités US soient trop nombreux pour être menacés par les multinationales de l’agro-chimie ? Comprenne qui pourra !
Menaces, corruptions et lobbying, tels sont les trois outils majeurs de persuasion auxquels ont eu recours les multinationales de l’agro-chimie, et ce depuis la dernière guerre mondiale. Le sujet est trop vaste pour être développé ici. Nous citerons l’ouvrage de Rachel Carson : «Le Printemps Silencieux», publié en 1962, qui fut pris comme référence par William O. Douglas qui siégea pendant 37 années en tant que juge à la Cour Suprême aux USA.. Celui-ci demanda la création de lois pour faire obstacle «à tous les empoisonneurs de la race humaine du XXe siècle» ! Cet ouvrage attira aussi fortement l’attention du Président Kennedy, qui ne vécut pas assez longtemps pour pouvoir prendre des mesures efficaces, mais qui eut cependant le temps de faire voter le Pesticide Act (note 1). Citons aussi l’ouvrage de Nicolino et Veillerette : «Pesticides. Révélations sur un scandale français». Simple remarque : La taxe d’homologation des produits phytosanitaires était, en 2001, de 3800 euros maximum pour les produits très toxiques, cancérigènes ou mutagènes : pas de quoi ruiner une multinationale !

L'ELECTROSMOG (note 2)
Là aussi le débat fait rage. D’après le journal «The Independent» du 7 septembre 2008, une nouvelle étude sur la téléphonie mobile, la wi-fi et les lignes électriques, corrobore l’effondrement des colonies d’abeilles. En France, en 2008, Philippe Weibel, un apiculteur des Pyrénées constate avec effroi : «Chaque printemps, une ruche sur trois est vide. Toutes les abeilles ont disparu sans laisser de traces». Mais les pesticides ne sont pas utilisés aux alentours de son village. Philippe Weibel est persuadé que ce problème est causé par les antennes relais. L’interview de Philippe Weibel, filmée en août 2008 par Annie Lobé, journaliste, donne une idée de l’ampleur de la dévastation planétaire engendrée par les ondes de la téléphonie mobile.
Les études de l’Université de Koblenz-Landau (rapportées dans «The Independent» en 2007) ont démontré que les abeilles ne peuvent plus revenir à leurs ruches si des téléphones mobiles numériques ont été placés entre celles-ci. Une enquête autrichienne a noté que les deux tiers des apiculteurs qui ont un site d’antennes-relais de téléphonie mobile à moins de 300 m ont subi un effondrement de colonies inexpliqué. Les enquêtes, les études et les constatations se sont multipliées.
L’orientation et le système de navigation des abeilles fascinent encore nombre de scientifiques. Le voile sur ce grand mystère se lève peu à peu. Karl von Frisch mit en évidence, en 1973, les bases des mécanismes de l’orientation des abeilles. Il obtint d’ailleurs un prix Nobel de physiologie et de médecine pour ses recherches sur ce qu’il appela alors la «danse» des abeilles... selon lui, ces mouvements rapides et répétitifs visaient à expliquer aux collègues butineuses à quelle distance et dans quelle direction se trouvaient les champs en fleurs.
Depuis le siècle dernier, on connaît fort bien l’extrême sensibilité des abeilles aux champs électromagnétiques et aux perturbations du champ magnétique terrestre. On trouve dans leur abdomen des nano-particules de magnétite. Selon les observations du professeur Ferdinand Ruzicka, les butineuses sont tellement affaiblies par la présence des antennes de téléphonie qu’elles deviennent moins résistantes aux maladies. Il considère également que 15 ans auparavant, elles étaient capables de résister à des infestations de varroa beaucoup plus importantes.

LETTRE À L'ÉLÉPHANT OU LETTRE A L'ABEILLE
Qu’il me soit permis de terminer cet exposé par une lettre de Romain Gary adressée à l’éléphant. Celle-ci pourrait s’adresser tout aussi bien à l’abeille.
«Il n’est pas douteux que votre disparition signifiera le commencement d’un monde entièrement fait pour l’homme. Mais laissez-moi vous dire ceci, mon vieil ami, dans un monde entièrement fait pour l’homme, il se pourrait bien qu’il n’y ait pas non plus place pour l’homme. C’est ainsi, monsieur et cher éléphant, que nous nous trouvons, vous et moi, sur le même bateau, poussé vers l’oubli par le même vent puissant du rationalisme absolu. Dans une société vraiment matérialiste et réaliste, poètes, écrivains, artistes, rêveurs, et éléphants ne sont plus que des gêneurs».
Anne Givaudan affirmait en 2004 : «Il y a des peuples d’animaux qui sont en relation directe avec les étoiles. Les abeilles, par exemple, sont des apports de Vénus». Où disparaissent-elles donc, nos messagères du cosmos ?
Pour terminer sur une note optimiste, il faut savoir que des apiculteurs cherchent et proposent aujourd’hui des «solutions». L’un d’eux a développé une forme d’apiculture qu’il appelle «solaire» pour laquelle il a créé des ruches en terre (note 3). Il est aussi l’inventeur d’une ruche extensible qui permet de mieux traiter la Varroase (note 4). La collaboration entre les abeilles et les hommes n’a pas dit son dernier mot... Mais la sonnette d’alarme est bel et bien tirée.

Par Serge Stanrod

Notes : 

1 - Codification administrative modifiant la loi sur les pesticides en vue d'interdire l'usage et la vente de pesticides pouvant être utilisés en agriculture destinée à des fins esthétiques.

2 - Electrosmog : terme employé pour désigner l’environnement créé par une multitude d’ondes artificielles électriques ou radioactives (lignes à haute tension, radars, téléphonie mobile...)
3 - Voir http://www.liberterre.fr/liberterres/apiculture02.htm (photo à gauche)
4 - Voir traitement naturel de la varroase sur www.liberterre.fr/liberterres/index.html

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